samedi 23 mars 2013

Clairière

Lecture en cours : Fables "La marche des soldats de bois" - Bill Willingham


Clope traditionnelle et un peu de Woodkid pour l'ambiance. 
Horoscope Scratien de la semaine :  
Votre vie sentimentale se colore 
de solitude et d'alcool. C'est joli.  

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Me suis remise à lire. Ça fait un bien fou.  
Du coup j'ai passé moins de temps au ciné que d'habitude. 
En fait la seule nouveauté c'est Hansel et Gretel : Witch Hunter (Tommy Wirkola). On va être concis : ce n'est pas un film à prendre au premier degré. Mais alors vraiment pas. C'est quasiment à classer dans les nanards en fait. Grosso modo voila le synopsis (vous allez en rester soufflés) :
Hansel et Gretel on été abandonnés par leur parents quand ils étaient gosses et ont atterrit chez une sorcière aussi laide que débile à qui ils ont fait la peau en la cramant. Jusque là, vous connaissez l'histoire. Les deux loulous commencent dès lors, à se spécialiser dans la chasse aux sorcières et commencent à jouir d'une certaine notoriété. Armés comme des gros barbares (d’où leur viennent leurs armes hyper-sophistiquées ? On en sait rien)  ils pinent de la sorcière matin, midi et soir. 
Les voila bientôt dans une bourgade ou on constate de sordides disparition d'enfants et où le shérif (qui a tellement la tête de l’emploi que les réalisateur auraient eu plus vite fait de lui écrire "Je suis bête et méchant" sur le front) accuse une magnifique rouquine d'être une sorcière responsable de ces drames. Heureusement Hansel et Gretel sont là pour voir au premier coup d’œil que la donzelle est saine (et bonne) et donc pas une vilaine sorcière. 
Bref après ce sauvetage qui se solde - Mais quelle surprise !- Par les yeux doux de la rousse victime à Hansel, nos deux frangin-frangine se mettent à enquêter. Mais pas bêtes, il ne vont pas dans la forêt des sorcières la nuit. Le shérif, corniaud et vaniteux comme c'est pas permis envoie donc des rabatteurs pour devancer nos chasseurs de prime. ERREUR. Les bougres se font butter dans une effusion de sang-sauce-tomate tout à fait réaliste. Pendant ce temps là, Hansel recroise la rouquine (appelons là Mina) qui le drague ouvertement, mais lui, un peu brute et benêt ne capte rien et ne flaire pas le moins du monde l'embuche quand elle lui demande "Ça ne vous est jamais arrivé de ne pas vouloir tuer une sorcière?" Hiiiinhiin ! Suspens ! 
Je vous passe des péripéties dont l'originalité n'a d'égal que la prouesse technique. V'la ti pas qu'on découvre qu'en fait la maman d'Hansel et Gretel était une sorcière, mais une gentille sorcière. Et qu'elle les a abandonné pour les sauver. Que c'est touchant. Mais du coup Gretel est une sorcière aussi. Dingue ça ! Je ne l'avais absolument pas vu venir. 
Bref la pauvre chérie se fait embarquer par un trio de sorcières mais grâce à des associations totalement improbables (Hansel et Mina, qui - incroyable- est une sorcière blanche elle aussi / Gretel et un troll qui sert les vilaine sorcières mais qui est gentil en vrai et qui porte le nom d'Edward) Ils finissent par faire échouer les plans de la communauté de bougresses et a les dézinguer à la sulfateuse (je vous promet!). 
Toutes les deux minutes il y a une effusion de sang gratos. Toutes les cinq minutes, une pseudo-punshline. Et un plan sur deux met en valeur les seins de Gretel. 
Bref c'est assez nul. J'ai passé un très bon moment. =D

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Mais bon, comme je le disais tout à l'heure, c'est plutôt les bouquins qui ont été à l'honneur ces derniers temps. 
Indépendamment du Tome 17 de Pandora Hearts (ça roxxe, ça roxxe et ça re-roxxe derrière) et de mon avancement progressif dans les épisode de Fables, j'ai lu deux trucs un peu plus conséquents, qui m'ont occupés plus d'une heure. 
Tout d'abord, le premier tome de la trilogie de la lune de Johan Heliot soit La lune seule le sait
Premier roman de Steampunk français paraitrait-il. Et très franchement ça déboite. Le nombre de perles au niveau des idées est impossible à compter. Le contexte est super bien amené, les personnages bien foutus et bien gerés, le suspens dosé comme il faut, les rebondissements, parfaitement parfaits. Et je ne parle même pas des Aliens qui sont, genre, les mieux pensés que j'ai jamais croisés. 
De la poésie, de l'action, de l'histoire, des voyages, de l'intrigue. Ah oui non, vraiment, c'est tout à fait bon. Et avec un style pas dégueulasse en plus. Vraiment sympa à lire. 

Mais revenons à nos lamas. Cet article risque de devenir long et chiant à partir de ce point par ce que j'ai aussi lu King Kong Théorie de Virgine Despentes. A vos risques et périls donc. 

King Kong Théorie... Je me suis lancé après avoir lu le billet sur le sujet posté par Arcadiane. 
Autant dire que ce n'était pas gagné-gagné. Il y a trois ans, j'ai lu  Boys,boys,boys de Joy Sorman et je crois que jamais un livre ne m'avait autant mise hors de moi. 
Pour une raison ou une autre, je voyais Virginie Despentes comme une copine de Joy Sorman et je n'avais pas du tout envie de relire un délire insupportable dans le style de Boys,boys boys

 J'écris de chez les moches, pour les moches, les vieilles, les camionneuses, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, les hystérique, les tarées, toutes les exclues du grand marché à la bonne meuf. [...] Je trouve ça formidable qu'il y ait des femmes qui aiment séduire, qui sachent séduire, d'autres se faire épouser, des qui sentent le sexe et d'autres le gâteau du goûter des enfants qui sortent de l'école. Formidable qu'il y en ait de très douces, d'autres épanouies dans leur féminité, qu'il y en ait de jeunes, très belles, d'autres coquettes et rayonnantes. Franchement, je suis bien contente pour toutes celles à qui les choses telles qu'elles sont conviennent. C'est dit sans la moindre ironie. Il se trouve simplement que je ne fais pas partie de celles-là. Bien sûr que je n'écrirais pas ce que j'écris si j'étais belle, belle à changer l'attitude de tous les hommes que je croise [...] Quand j'étais au RMI, je ne ressentais aucune honte d'être exclue, juste de la colère. c'est la même chose en tant que femme. Je ne ressens aucune honte de ne pas être une super bonne meuf. En revanche je suis verte de rage qu'en tant que fille qui intéresse peu les hommes, on cherche sans cesse à me faire savoir que je ne devrais même pas être là. [...] Les héroïnes contemporaines aiment les hommes, les rencontrent facilement, couchent avec eux en deux chapitres, elles jouissent en quatre lignes et elle aime toutes le sexe. La figure de looseuse de la féminité m'est plus que sympathique, elle m'est essentielle. [...] je préfère ceux qui n'y arrive pas pour la simple et bonne raison que je n'y arrive pas très bien moi-même.

Bon très honnêtement, ce livre est loin d'être parfait et je suis loin, très loin d'être d'accord avec tout. A commencé par cette habitude de parler de "les hommes" et de "les femmes" comme des groupes compacts soumis à des vérités générales. Ne serait-ce par par ce que ça n'aide pasàa effacer la frontière entre les sexes. Je suis aussi très très trèèèèèèèèèèèès retentissante face à une expression comme "La femme virile". 
Mais bon, en vérité il faut bien en passer par là pour pouvoir dire ce que l'on a a dire. L'auteur elle-même nuance rapidement ses propos grâce à l'intervention de certains passages. Et puis on sent qu'on est face a un être humain qui donne son opinion, de manière nette et tranchée mais qui n'essaie pas de l'appliquer systématiquement à n'importe qui, n'importe comment. Donc au final, malgré quelques moments de grimace, j'ai trouvé globalement le propos très intéressant.
 Le passage sur le viol est notamment vraiment passionnant. Le nombre de phrases qui m'ont fait des déclics est grand. 

Jusque récemment resté tabou et impensable, l'orgasme féminin fait son apparition dans le langage courant à partir des années 70. Rapidement, il est deux fois retourné contre les femmes. Premièrement, en nous faisant comprendre que nous sommes dans l’échec si ne ne jouissons pas [...]. Une seconde fois, par ce que les hommes se sont aussitôt emparé de cet orgasme féminin : ils sont ceux par qui la femme doit jouir. 

Maïa Mazaurette et Virginie Despentes sont deux faces d'une même pièce. Rien ne semble pouvoir les rassembler, et elles envisagent leur rapport aux hommes de manière radicalement différente. Je ne pense pas que ces deux femmes puissent s'entendre vraiment (je n'en sais rien, notez bien.. j'imagine) Et pourtant, les points communs sont nombreux. dans le discours de fond, on retrouve les même choses. Pas les mêmes réponse mais les même questions, toujours. 
Plus je lis sur le féminisme et plus il me parle. Le problème c'est que pour autant, je n'ai jamais lu un livre qui parle de moi. Je repêche des morceaux de miroir à droite et à gauche mais j'ai l'impression d'être souvent face à des stéréotypes ou du moins des genre dans lequels je n'entre jamais parfaitement. Ce n'est pas évident, de ne pas pouvoir adhérer à quelque chose en bloc. 
Par exemple, Virginie Despentes associe très clairement la féminité à la douceur. 
Je suis quelqu'un de doux. 
Pas toujours. Je peux me montrer bruyante, vulgaire, agressive. Mais fondamentalement, je suis douce. Vraiment. Et je ne me suis jamais sentie féminine pour autant. Pour moi ma douceur n'a rien de féminin, elle est juste douce. 
C'est cela qui me pose problème dans le féminisme tel qu'on en parle aujourd'hui. Par ce que je trouve ça anti-feministe d'accorder des attributs particuliers a la féminité.  Quels qu'ils soit. 
J'ai aussi beaucoup de mal avec la diabolisation des mecs. Je trouve que bien souvent on ne tient pas compte de l'être humain derrière le genre. Et ça me dérange vraiment. 
Cependant une chose est sure. J'ai des amis mecs, des un peu machos, des qui ont le syndrome du chevalier-servant, des qui respectent les femmes, même certains qui se proclament féministes. Je les adore. Mais je n'ai trouvé en aucun d'eux un véritable sentiment d'égalité totale. Tous m'ont au moins dit une fois "Vous les filles..."
Très souvent quand j'organise des "soirée meuf", mes amies sont arrivées penaudes par ce que le boyfriend ne kiffaient pas le concept. Par ce qu'ils râlaient d'être exclu ou laisser tout seul. Je ne sais pas quoi en penser, mais clairement, j'ai l'impression que c'est par ce que sont des "soirée entre filles". Comme si on allait comploter je ne sais quoi. Se monter la tête contre eux. 
Ça arrive, c'est vrai; ça n'a rien de specifiquement féminin, c'est juste un effet de groupe. 
Qu'on se le dise une bonne fois pour toute, on appelle ces soirées là comme ça par ce que, de fait, on se retrouve entre nanas. Mais je ne pense pas que ça soit vraiment lié à des attributs féminins quelconque. 

Il n'y a pas pire que d'être une femme jugée par des mecs. Tous les coups sont permis, à commencer par les plus crades. On est même pas des étrangères : on est sous-titrées, tout le temps, par ce qu'on ne sait pas ce qu'on a dire. On ne le sait pas aussi bien que les mâles dominants, qui sont habitués depuis des siècles à écrire des livres sur la question de notre féminité et de ce qu'elle implique.

En fait, le problème du féminisme c'est qu'on en parle pas. Je connais plein de gens comme ça, des mecs surtout (c'est juste un constat) qui font des blagues sur le sujet. Franchement, l'humour misogyne ne me dérange pas, ça m'amuse autant de l'humour raciste. C'est de l'humour quoi.  Non ce qui m'emmerde c'est que ça ferme la porte à toute conversation. Ce qui m'emmerde c’est les gens qui déconnent en disant " Ah les féministes, quelle bande de reloues" mais qui "n'en pensent pas un mot". Par ce que ça ferme le débat, ça fait qu'on humilie ta prise de position et que c’est impossible, je dis bien impossible d'aborder le sujet pour de vrai. On va forcement tourner ton truc en dérision et si tu t’énerve le sujet deviendra "mais enfin tu sais bien que je ne le pense pas" au lieu d'être ce que l'on pense vraiment. 
Je suis tellement habituée que je rigole, j'en rajoute ou je ferme ma gueule. Il semblerait que bien malgré moi, la societé m'est faite femme et donc qu'il faille que je m'excuse de penser que ce que je suis ne suffit pas. "Excusez-moi de vous demandez pardon mais vous offensez mon vagin avec vos conneries. "
Je suis la première à grimacer devant la radicalité de certaines féministes. Mais en même temps, quand je me retrouve face à un mec qui me dit "Ouais y'a aucune nuance, les féministe rejettent tout en bloc, nous mettent tous dans le même panier de connards, c'est trop radical, c'est pas si simple". J'ai quand même envie de rigoler. C'est chiant les généralités, les étiquettes hein ? C'est ça que tu ne supporte pas ? C'est exactement contre ça qu'on gueule ! 
Alors oui, je suis d'accord, c'est pas si simple. Et certains des trucs soulignés par Virginie Despentes (que la femme fantasmée de l'homme est un mec, que les mec préféreront toujours être aimé des mecs) feront hérissé les poils de la plupart des gens que je connais. Mais ça mérite d'être dit, pas par ce que c’est vrai mais par ce que les réactions illustrent très bien le problème. 
 Les amis dont je parle pensent, en toute bonne foi, ne pas être concerné par le machisme. Ils n'ont pas à en parler puisque les reproches fait à la catégorie des "mecs" ne s'appliquent pas a eux.  
C'est faux. Les trois quart du temps, ils s'appliquent même à moi.

Il ne s'agit pas d'opposer les petits avantages des femmes aux petits acquis des hommes, mais bien de tout foutre en l'air. 

Ces livres là, n'ont pas raison sur toute la ligne mais ils me poussent à dire que je suis féministe. A ma manière. Peut-être pas assez pour que quoi que ça soit change. Peut-être mal, peut-être pas de manière logique ou construite.
Mais putain oui, je suis féministe. Par ce que je n'ai pas le choix

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Bon sur ce... J'ai bien conscience de m'être un peu emballée. Alors histoire d'adoucir, je vous propose d'écouter un groupe que j'ai découvert à la bibliothèque des CL et qui fait un peu de bien quand même. Fragment. 

Bien a vous, Scrat

mardi 12 mars 2013

Orée de la Forêt

Lecture en cours : La trilogie de la lune " La lune seule le sait" - Johan Heliot

(et d'ailleurs ça promet d'être très chouette. Je vous en reparle bientôt)

Youkadi, youkada. Devinez ce que je fais ? Oui je fume ! Exactement.
Bon mais pas que, cela dit.
J'écoute aussi Nick Cave en boucle depuis une semaine.


Bon on cause, on cause, mais on ne cause pas encore de ciné, ce qui est pourtant le vif du sujet (kind of ..)

Donc, guettant impatiemment le 6 mars pour ses sorties de films, j'ai eu le loisir d'aller deux fois au cinéma cette semaine.
La première c'était pour aller voir Vingt ans d’écart (David Moreau) ce qui m'a permit de découvrir à mes dépends que, contre toute attente, Pierre Niney ne fait pas un film. 
Qui l’eut cru n'est-ce pas ? Je m'attendais bien à une comedie romantique sympathique sans prétention mais sans doute pas à quelque chose cousu d'un fil aussi blanc. 
Pas une once de surprise. Regardez plutôt la bande annonce vous gagnerez du temps. Pire que ça, j'ai dénombré deux scènes présentes dans la bande annonce et pas dans le film. Très grosse déception. Même le personnage de Balthazar n'est pas aussi délicieusement décalé que je l'aurai cru. Cette romance on y croit pas, ce qui es un peu emmerdant puisqu'il n'y a rien d'autre dans le scénario. 
La seule scène que j'ai vraiment kiffé c'est quand Alice (Virginie Effira) écoute France Gall et que sa voisine gueule pour qu'elle baisse le son, et qu'a la place, elle pousse le volume à fond sur le refrain : RESISTE, PROUVE QUE TU EXISTES ! 
Bref c'est un peu mince.
C'est éreintant de vous avoir rencontré.


Deuxième film attendu fiévreusement : Jusqu'au bout du conte (Agnes Jaoui & Jean-Pierre Bacri). Mieux déjà; mais toujours un peu décevant par rapport a ce que j’espérais. 
Bon rien de grave en fait, le film est franchement sympa, plutôt drôle et les "clichés du contes" distillés de telle sorte que la forme est très rafraichissante. Bacri et Jaoui sont parfaits chacun dans leur rôle, mais je n'avais pas de grande inquiétude à ce niveau là de toute façon.
Non, ce qui m'embête un peu c'est les "jeunes". Les deux protagonistes, respectivement dans le rôle du prince et de la princesse. Ils ne sont pas attachants... Mais pas attachants. Ni l'un ni l'autre hein ! T'as vraiment pas envie de les voir finir heureux pour toujours. Elle est chiante et sa douceur maladive donne envie de la secouer. Il tourne en boucle sur sa petite personne et manque singulièrement de personnalité. 
Mais bon, ça reste quand même vachement sympa. Un chouillat long peut-être ? Rien de bien méchant.

Pour conclure dans la veine du conte j'ai aussi regarder Isabelle au bois dormant , un court-métrage à l'encre de chine signé Claude Cloutier. C'était extra. =) 

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Sinon à la Bibliothèque rien de très neuf (et pourtant c'est pas faute d'y avoir passé un temps fou)
Juste une anectode en passant.
Figurez vous un  samedi après-midi, plein à craqué. Le pôle jeunesse en mode Bagdad. Et là, parmi sles cris divers et variés, deux petites voix qui surplombent toute l'assistance (et croyez moi, il fallait en vouloir)
- DES LIVRES ! DES LIVRES ! DES LIVRES!
Deux gamins de 6-7 ans en mode trop trop jouasses qui se précipitent vers les bacs d'Albums, bousculant tout le monde tel(s) Moïse(s) fendant les eaux. 
- OUAIIS ! OUAAAAIIIIS ! DES LIVRES ! 
Bon un peu en mode Captain Obvious quand même (Je veux dire on est un médiathèque quoi.. on prête pas des sushis) mais ils avaient l'air tellement heureux que ça faisait plutôt plaisir. 

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Pour conclure je dirais que je bave à mort sur les tatouages de Belly Button  et que je suis à peu près sure d’atterrir chez eux avant la fin de l'année. Je croise les doigts pour devenir miraculeusement riche. 

Faites vos Dons.

Bien à vous, Scrat