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vendredi 31 juillet 2015

Couloir sous-terrain

Lecture en cours : Ubik - Philippe K. Dick


Café au soleil et clopes au lait sur balcon... Attendez... Heu... 

Le  mois de juillet, c'est finit, le temps passe vite maintenant que je suis vieille. Bon. Quoi de neuf ? Pas grand chose proportionnellement au temps libre qui m'est accordé. Mettons que c'est parce que c'est l'été et donc les vacances (le chômage c'est bien des genre de vacances hein ?) 

J'ai (enfin) pu lire la fin de cette merveilleuse saga qu'est City Hall, avec les tome 6 et 7. Je continue à trouver les scènes de baston assez confuses mais pour le reste... C'était formidable. J'ai lu ce manga au compte-goutte, au fur et à mesure des sorties et je pense me refaire l’intégrale d'une traite un de ces quatre pour le plaisir de la linéarité, mais de toute façon le manga, quoique complexe par moment, est assez bien foutu pour que même avec un an de pause entre deux tomes, on puisse aisément retrouvé le fil de l'histoire. Le potentiel sympathie des auteurs (que j'ai rencontrer à Geekopolis. Je vous ai dis que j'avais été a Geekopolis ? :p) ne gâche rien évidemment. Donc pour les amateurs de steampunk, d'action couplé à de l'intrigue et de réécritures en clin d'oeil, sautez sur l'occasion : la saga est terminée, profitez-en pour la lire, plus rien ne vous retiens. Enfin j'ai cru comprendre que des spin-off étaient en projet mas j'apprécie le fait que les auteurs ne tirent pas sur la corde. =) 
PS : en plus pour une fois le personnage d'Arthur Conan Doyle n'est pas affreusement relou. C'est une aubaine ! 


Autre série de bande-dessinée (découverte et suggérée par F.) : Fairy Quest de Jenkins et Ramos, classé dans le rayon jeunesse et qui nous propose une jolie alternative du monde des contes de fée, ici appelé "Bois-des-contes", ou les personnages, dirigés par la main de fer de Grimm doivent encore et toujours respecter le scénario de leurs contes. Mais à force de vivre toujours la même histoire, certain personnages aspirent a plus de liberté, comme la petite Chap', qui s'est lié d'amitié avec le grand méchant loup... Bien qu'assez simple, l'intrigue est rythmée, les illustrations sont classes et la ré-écriture est globalement très chouette. Bref je suis plutôt enthousiaste face à cette adaptation et j’attends impatiemment le tome 3. 


J'ai également lu un roman, qui m'a un peu fait sortir des sentiers de la fantasy/SF (ce qui n'es pas un mal). Quoique je ne sois pas fan de littérature policière/thriller, j'ai beaucoup aimé La fille du train de Paula Hawkins.  Je l'ai gobé en fait : en 24h c'était plié, ce qui est toujours bon signe. Le point de départ de l'intrigue est assez original et j'ai trouvé l'ensemble bien construit, avec ses chapitres et ses temporalités en alternances. Les personnages eux-même sont peu sympathiques, mais sans être caricaturaux. C'est à dire, ils sont ambivalents, ils ont plusieurs facettes, ils nous agacent mais sont crédibles et sonnent vrais. Les portraits étant subtiles et justes, cela a évidemment accroché mon intérêt. Les multiples points de vue brouillent quelques peu les pistes, mais surtout, il y a un très beau travail sur l'attente, le suspens et le morcellement de l'histoire. Très réussit à mon sens donc. Mais vu le buzz que fait ce bouquin, j'imagine que je ne suis pas la seule à avoir passé un bon moment. 

La vie n'est pas un paragraphe. La mort n'est pas une parenthèse.



 J'ai aussi maté quelques films, comme toujours, à commencer par Dallas Buyer Club (Jean-Marc Vallée), recommandé par L.  Le sujet n'est pas évident (le sida a une époque ou l'on pensait que ce mal était réservé aux homosexuels) mais est traité sans pathos grandiloquent, probablement grâce au personnage principal qui refuse d'arrêter de se battre, qui s'adapte, qui survit, qui se convainc qu'il suffit de le vouloir pour vivre. C'était une belle découverte, assez émouvante, avec un duo d'acteur parfaits (Matthew McConaughey en cow-boy incontrôlable et Jared Leto, absolument sublime en travesti libéré.) Le film est a la fois sensible et intéressant, abordant, l'air de rien, une foule de sujets, tout en gardant une légerté assez optimiste qui n'est jamais débile ou surfaite. Ça vaut le coup d’œil je pense. 



J'ai aussi été au cinéma à deux reprises. La première fois, c'était pour voir Je suis mort mais j'ai des amis (Guillaume Malandrin). C'est un film assez gentillet, qui ne casse pas trois pattes à un canard et qui nous présente une équipe bancale de punks un peu à côté de leur pompes. C'est un film un peu sur l'amitié, un peu sur le fait de devenir adulte, un peu sur le deuil, un peu sur la vie. C'est le problème je crois. L'histoire est toujours "un peu" et ça donne un gout fade a l'ensemble. Pas mauvais, mais juste un peu fade et assez attendu, malgré l'aspect délirant que va prendre le road-trip. J'ai beaucoup aimé le personnage de Wim cependant, et on passe un moment sympa. Cela dit je pense que le film reste trop "conventionnel" pour servir correctement son message. Il l'aurait fallut beaucoup plus wtf ou beaucoup plus dramatique pour qu'il ai réellement de l'impact. Rien de méchant mais je pense qu'il va rapidement atterrir dans un recoin sombre de ma mémoire a long terme et qu'il n'en sortira pas souvent. 


The last (but not the least comme qui dirait), à été Comme un avion (Bruno Podalydès), qui met un peu de douceur partout. Feel good movie sauce française, on se marre pas mal, tout en gardant une certaine tendresse pour les personnages, leur moments absurdes et cette petite touche de nawak poétique, qu'on apprécie qu'au cinéma (enfin en général). Je ne sais pas trop quoi en dire sans spoiler. Il faut dire qu'il ne se passe pas grand chose, mais c'est un "petit rien" très bien fait, qui évite plein de stéréotypse, qui joue avec lui même et qui nous invite a lâcher un peu prise. Ce n'est rien de révolutionnaire, attention, mais ça fait juste du bien, la lumière reste en tête. J'ai beaucoup beaucoup aimé et je vais m'empresser de le ranger dans ma vidéothéque "a regarder en cas de coup de blues". 



Je vais m'empresser de finir cet article car il commence à faire VRAIMENT  trop chaud sur ce balcon (et mon clavier me brule les doigts... oui.) 

Je me suis refait l'intégrale de Community afin de me lancer dans la saison 6, j'ai de nouveau chialer au cours des saison 3,4 et 5 et je me suis rappeler combien j'adorais cette histoire. On aurait pu s'attendre à un échec cruel pour la S06, la moitié du casting ayant quitté le show. Mais en fait l'histoire s'en sort étonnamment bien, jouant à fond la carte méta qui faisait déjà le sel de la série. Moins d'émotions que précédemment c'est vrai... mais je n'ai pas trouver cela moins drôle ni moins plaisant. A voir et à revoir et à faire découvrir. Les séries format 20minutes étant rarement aussi intelligentes et originales. 

#andamovie 

Je suis curieuse de la suite s'il y en a une et satisfaite de la conclusion s'il n'y en a pas =).


Sur ces bonne paroles (et ces dernières taffes de cigarettes), je vais aller me mettre à l'ombre de ma nouvelle tanière et je vous laisse sur un petit clip qui ne manque pas de charme (ni de technique...) . 



Bien à vous, Scrat

dimanche 19 juillet 2015

Cabane troglodyte


Thé à la vanille et vue sur les arbres. 
J'ai un nouveau chez moi avec option balcon, baignoire, espace et accessoirement coupaings pas loin. 

Même si je n'ai pas pris le temps de faire un article depuis un moment j'ai quand même quelques nouveautés dans ma musette, malgré les aléas d'un déménagement, une soirée de fin d'année disons... instrutive, la recherche d'un boulot...etc etc...



Peu de lecture, j'ai eu la flemme je crois, au bout de dix lignes, je laissais tomber, il va falloir que je m'y remettre un peu mieux que ça, mais j'ai d'abord un mois de sommeil  rattraper. 

Bref. J'ai mollemnt lu le premier tome de la série Le sang des 7 rois de Regis Goddyn. Fantasy pure (je précise car j'ai été un poil plus SF ces derniers temps) avec des qualités : on sent un univers riche, pensé pour reveler progressivement l'action, ainsi que des personnages qui (dans l'ensemble) essaient de s'émanciper un peu des principes manichéens (en fait les "camps" qui s'affrontent sont très poreux, ce qui est a mon avis, assez lucide sur le fonctionnement d'une politique de ce type). Cependant... bon je ne juge pas le roman trop sévèrement parce que d'abord c'est un premier essai de la part de l'auteur et qu'ensuite, c'est pas évident de passer après Jaworsky (faut admettre...), cependant (disais-je) il y a aussi pas mal de maladresses. Notamment un foisonnement de lieux et de personnages que l'on a du mal a suivre. La multiplicité des points de vues permet de donner une vision plus large de l'univers, mais également trop dilué, ce qui fait qu'on doit souvent revenir un ou deux chapitres en arrière pour se remémorer qui est qui, fait quoi etc.. et l'ensemble perd en fluidité. On a également un personnage principal "typique-camera" auquel on ne s’attache pas, s'identifie pas. Le héro n'est pas trop cliché non plus, mais a un côté un peu coque vide, et certaines considération nous manque a son propos. Bref. La saga s'annonce bien, mais sans casser trois pattes à canard pour le moment. 

J'ai également persévérer dans ma fanitude de Freak's squeele, avec le nouveau spin-off de Florent Maudoux : Masiko. 
Et ça claque. Carrément. Tant d'un point de vue de l'intrigue (qui raccorde avec d'autres éléments de la série, mais sans en faire trop), du personnage en lui-même qui change vraiment malgré la casquette anti-héro qui pourrait semblé facile et qui est super bien traité ou juste visuellement (on retrouve le dessin de l'auteur mais toujours avec cette petite singularité qui différencie un spin-off d'un autre). Le dernier "chapitre" est particulièrement exceptionnel. Je n'en dis pas plus si ce n'est : Lisez cette foutue saga, de A à Z, vous y trouverez forcément votre compte à un moment donné ! 

(C'est l'été, je ré-écoute Goldman, La rue Ket et DSLZ comme à chaque fois que le soleil pointe durablement son nez)

Voila, à part ça, niveau actu, c'est surtout des films et on va essayer de faire ça dans l'ordre (chronologique j'entends). 

Motivé par L., je suis aller voir un film qui me faisait flipper d'avance et que je n'aurais sans doute pas eu le courage d'aller voir toute seule : Un français (Diastème). Et je ne regrette vraiment pas. Je craignais un voyeurisme de violence, mais en fait le film fait cogiter plus qu'il ne choque. La construction narrative m' beaucoup plus, tout en "goutte d'eau". C'est à dire, le film ne raconte pas vraiment une histoire. La caméra est toujours un poil à côté de l'action, ne nous montrant pas tant les changements que les gouttes d'eau qui font déborder les vase, celles qui mèneront au changement. Loin d'être démago, le film ne dénonce pas : il montre, et ce qu'il montre, si ça s'applique pour l’extrême droite, pourrait finalement tout a fait s'implanter dans un autre contexte. L'ensemble est vraiment subtil. Bon le film à surement encore des défauts, quelques scènes qui sonnent un peu toc, mais en fait c'est plutôt réussit à mon sens, car la caméra ne choisit jamais de donné tort ou raison a ceux qu'elle filme. La discussion après la séance à été aussi importante que la séance en elle même, le film se construisant aussi avec la réflexion qu'il ammene et qui peut varier d'une interprétation à l'autre. Quelques phrases chocs, quelque moments frisons, le réalisateur ne tire jamais sur la corde... Non vraiment, je suis heureuse de ne pas être passée à côté. 

T'es pas mort : T'as eu peur. 


 J'ai également regarder Le royaume des chats (Hiroyuki Morita), dans un registre plus smooth et une envie de retrouvé l'univers des studios Gibli. C'était sympathique. Pas complétement planant non plus (je ne me suis pas 100% investie dans l'univers, je crois que le film ne nous en laisse pas vraiment le temps : le rythme est un peu bâtard pour un dessin animé de ce genre) Mais dans l'ensemble, ça rejoint la ligue des dessins-animés a mater un soir d'hivers avec un chocolat-chaud-aux-chamallow, qui fait du bien par là où il passe et qui permet de se déconnecté pendant deux heures, d'un monde pas toujours très folichon. En gros. 

 Sinon... J'ai été au cinéma, parce que, cela ne vous a peut-ètre pas échappé, je m'interesse un peu à ce qui se fait autour du conte de fée d'un manière générale. Et cela ne vous a peut-ètre pas échappé non plus, je suis rarement convaincue par ce que je vois. Le film qui suit n'échappe pas à la règle, quoique pour des raisons assez différentes de d'habitude. En effet Tale of tales (Matteo Garrone) n'est pas un mauvais film a proprement parlé. Il ne sombre pas dans la niaiserie (et pour cause, le  matériaux d'origine n'est pas une production Disney mais du Pentamerone de Giambattista Basile.) On retrouve une esthétique frappante qui sied parfaitement à l'idée que je me fait du conte de fée : sublime et cauchemardesque, haute en couleur et en qualité, faisant flirter l’extrême beauté et l'horreur totale. Le histoire en elles-même sont aussi assez chouettes mais... Bien que les trois intrigues se mettent en place au sein de trois royaume voisins, a mon sens elles ne coexistent pas très bien. L'alternance des intrigues sert un certain suspens mais c'est tout. Non seulement les personnages ne se croisent que de manière très superficielle mais les messages sont aussi peu mis en relation, ce qui manque cruellement au film pour lui donner une unité. L'image prime largement sur le sens, et c'est un peu dommage car le flm avait du potentiel. Bref, ce n'est pas un coup de cœur, mais un espoir disons, pour ce qu'il est possible de faire autour du conte.

Et pour finir, j'ai été voir également le nouveau film de Michel Gondry : Microbe et Gasoil. On retrouve un peu moins l'aspect carton-pâte du réalisateur mais toujours cette petite touche décalée à la cool, où l'humour est toujours un peu plus profond qu'il n'en à l'air. Ce petit road-trip-cheap est une agréable découverte, avec deux héros assez convainquants (surtout Gasoil, qui m'a un peu fait penser à Lucien en version attachante, personnage très secondaire de Un éléphant ça trompe énormément). C'est chouette de voir qu'il est possible de parler d'adolescence sans se taper l'intégralité des clichés du genre et cette fantaisie un peu mélancolique me semble être un beau portrait. Encore un fois, ce n'est pas un film qui va changer ma vie, mais il m'a tout de même fait du bien sur le moment. 

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Pour quitter un peu le format "film", j'ai découvert ce mois-ci la série Gotham (Bruno Heller), recommandé par A. et qui propose une genèse de l'univers Batman. Connaissant très très TRES mal le canon et les comics, je découvre donc tout ça avec un oeil neuf et j'aime assez. Bon attention, la série est uen série policière tout ce qu'il y a de plus classique, et même assez planplan par moment, avec des perso sans grade profondeur. Je pense qu'il y a pas mal de fan-service un peu gratos aussi (personnellement ça ne m'a pas dérangé du tout, car je connais peu l'univers mais ça peu agacer les chevronnés). Les enquêtes en elles-mêmes ne sont pas très intenses, l’intérêt réside surtout dans les histoires de toile qui évolue au fil de la saison. je pense qu'il faut bien compter 4 ou 5 épisode avant de rentré dedans et d'apprécier un peu. Bref, mon avis est plutôt mitigé même si, j'ai bien accroché à la fin et je suis finalement assez impatiente de connaitre la suite. Mais bon, ça reste quand même ce genre de série ou j'ai envie de savoir ce qu'il va se passé, tout en ayant un peu la flemme de me taper les 40 minutes d'épisode pour le découvrir.  Il y a quelques réussites dans les personnages secondaires (j'ai un très gros faible pour Ed Nygma, même si ça manque encore un peu de subtilité). Je vous conseille d'y jeter un œil, ne serait-ce que pour le plaisir de voir comment l'univers à été ré-écrit et comment la série explique l’émergence de Batman (et autre super-vilain ou super-alliés affiliés).



Sur ces belles (?) paroles, je m'en vais me lover dans ce dimanche nuageux, me refaire du café, fumer quelque clopes, glander en pyjama sur la balcon entre le linge étendu et mon chaton qui perd ses poils par poignées.  Bonne vacances à ceux que cela concerne ;)

Bien à vous, Scrat 

mardi 26 mai 2015

Balancoire

Lecture en cours : Janua Vera - Jean-Philippe Jaworski


Café au lait et volute de fumée pour dissiper les nuages du retour "dans-le-vrai-monde-réel-de-la-realité-véritable".  Il faut dire que ce n'est pas évident d'accepter le monde après GEEKOPOLIS. 

Je bavais déjà sur ce festival, tel l'escargot en rut, l'an passé mais pour de sombres histoires de "rendu universitaire" (pff), j'avais été obligée de passer à côté. Cette année, toujours les même conflits de timming, mais j'avais prévu le coup et j'ai pu filer à Paris, fièrement armée du pass 2 jours pour cette édition sur les génies du mal. 
Pour les gens qui débarqueraient vraiment : Geekopolis est un festival tout jeune (troisième édition cette année) sur les cultures de l'imaginaire. Le salon est divisé en cinq "quartiers" : Teklab, où règne les technologies (robotique ultra représenté), Little Tokyo, qui regroupe plutôt la culture jap, Avalon, lieu de la fantasy médievale avec sa taverne et sa scène de tournoi, Metropolis, où l'on est plongé dans ces univers de SF space-opera et enfin Nautilus, royaume du steampunk. 

Nautilus

Avalon

Au dela de ces petites cités qui regorgent de stands, le festival propose des conférences, des concerts et spectacles, des ateliers, du sport (quidditch, danse, troll ball), des jeux, des expos, des concours (cosplay, ecriture, suedage...) et c'est juste dément. L'ambiance est incroyable, tout le monde est bienveillant, accueillant. C'est comme entrer dans une ville où tu es chez-toi d'office, tu peux être ce que tu veux, personne ne s'en inquiète, tu es le bienvenu quoiqu'il arrive.
J'ai eu l'occasion de rencontrer quelques acteurs de la série HeroCorp (et Duco m'a demandé quel était mon super-pouvoir), les merveilleux auteurs de City Hall et deux de mes youtubeurs préférés (Fred Molas du JDG et LinkstheSun) tous les deux extremement droles et sympas, comme on pouvait s'y attendre, quoique complétement débordés (comme on pouvait s'y attendre aussi).

Table Ronde sur l'envers du décors de Youtube

 
J'ai passé un superbe week-end et j'aurais vraiment aimé que ça dure plus longtemps (Je veux dire... Même la bouffe fait rêver !) 
J'ai déjà hâte d’être l'année prochaine. J'essaierai de m'inscrire à plus d'ateliers ce coup-ci. 

 




* * *


J'ai profité de mon trajet pour bouquiner un peu. Rien de spéctaculaire (mais bon, 4h, allez-retour quoi).

J'ai donc finis de lire la pièce de James Barrie, Mary-Rose. Il me semble que c'était la première traduction en français de cette œuvre. Très belle pièce, mystérieuse et mélancolique, avec des thématiques récurrentes chez l'auteur (je suis loin d'être une pro, mais je me suis un peu renseignée sur lui quand j'ai du écrire sur Peter Pan). C'est une œuvre de l'émotion, où ce qui est dit l'est toujours à travers le prisme d'une atmosphère, où le message existe en creux dans les non-dits, dans le non-explicite. C'était une belle lecture, mais j'ai été très saoulée par les notes de bas de page qui analysent la pièce au fur et à mesure. C'était assez chiant et injustifié puisqu'il y avait déjà un dossier sur l’œuvre à la fin du bouquin. Ça m'a un peu coupé dans ma lecture. C'est toujours embarrassant quand le traducteur prend trop de place.

Au retour, j'ai lu un roman offert par un collègue de boulot : Le navire des glace de Michael Moorcock. c'est une intrigue sympa, dans un univers post-apocayptique où le monde s'est couvert d'une pellicule de glace après un hivers nucléaire et où l'Homme s'est adapté et à créer une nouvelle societé. Cette traversé d'un monde nouveau et pourtant déjà à l'agonie était très bien faite, on part réellement dans un monde glacé et j'ai beaucoup aimé cet aspect du livre. Le bémol... Ce sont les personnages. La plupart sont assez stéréotypés et -ce qui est plus ennuyeux-, peu attachants.

Niveau film rien de transcendant (même si mon pote L. m'a refilé un million de truc à voir). J'ai découvert, un peu au pif, la comédie romantique What if (Michael Dowse). Très franchement je m'attendais à quelque chose d'assez nul et plat.  Bon ça reste un peu niais sur les bords, mais en vrai c'est un assez bon film pour le genre. Les personnages sont agréables et même si les ficelles sont grosses, c'est bien foutu. Au fond ça nous parle presque plus d'amitié que d'amour, et ça propose une idée qui me plait assez (même si on retombe sur des trucs très classiques). Si on pousse un peu la réflexion, le film essaie même d'être complet et réaliste. Les choses sont à la fois simples et compliquées. L'ensemble est assez nuancé finalement, jouant même parfois avec ses propres clichés. J'ai trouvé ça très chouette en définitive.

J'ai également maté les dessin-animé Noctura ou la nuit magique (Victor Moldonado), qui est un joli film d'animation sortant un peu des sentiers battus. Il y a de très belles idées d'intrigues que je ne vous dévoilerait évidemment pas, car c'est ce qui en fait l'originalité. L’esthétique du film est aussi très belle, avec ses ciels d'encre dilués, ses lumières et la douceur de son dessin. Le partit pris de la Nuit comme lieu d'activité où rien n'arrive au hasard, et qui donne des explications à ce qui nécessite pas forcément  est assez poétique en définitive. Bon ce n'est pas non plus un coup de cœur absolu, mais c'est un joli conte bien mené. Je pense quand même que ça vaut le coup.


Voila pour les news. Sur ce je vais retourner à ma petite vie sans folie, sans histoire, sans steampunk ='(.
Vivement qu'on puisse voyager dans l'imagination. 




Bien à vous, Scrat


 

lundi 18 mai 2015

Champs de blés

Lecture en cours : Mary-Rose - James M. Barrie


Café au lait tiède et clopes (tièdes aussi). Mes ongles sont d'un violet pas très joli et ... j'ai fini mon projet de l'année. Quatre nouvelles, quatre illustrations, quelques plaies dans la tête et l’inquiétude de m'être foiré, d'avoir sombré dans le banal et l'attendu. Pas de doute, je suis au bout de l'histoire. Faites péter le champomy.

En quête du bien-être qui aurait du venir après cette fracassante victoire (hem...), mais qui devait avoir mieux à faire, je me suis accorder des temps de "filmitude", en espérant tomber sur l'une de ces petites perles qui vous saute au cœur pour le réparer. 

Ce qui s'en est le plus rapproché a été le DVD de courts-métrages présenté par Arte, et qui comportait The fantastic flying book of Moriss Lessmore, probablement mon court métrage préféré de toute ma vie. Les quatre autres étaient d'ailleurs très chouettes aussi. Je peux difficilement en parler sans faire le tour du contenu, donc je vous encourage simplement à y jeter un œil (surtout à Monsieur Hublot et Dripped). Ce sont des petites capsules de poésie qui se savourent sans modération.



J'ai aussi été au cinéma pour voir Les jardins du Roi (Alan Rickman). Soyons honnête, je n'ai pas passer un mauvais moment, je me suis un peu laisser bercé par le truc et c'était sympa. mais bon objectivement, en vrai, une fois qu'on y jette un regard avec deux ou trois neurones actifs, on se rend bien compte que c'est pas terrible.  Tout est très prévisible : l'histoire et ses dénouements, le montage, le découpage, la plupart des plans sont les mêmes que partout, la plupart des nœuds de l'histoire sont les mêmes que partout. Ça ne serait pas très grave, si par exemple le film créait une réelle atmosphère. On aurait pu imaginé que le scénario était un prétexte pour parler des jardins justement (c'était un peu ce que j’espérais), mais finalement c'est l'inverse et vu que le scénario n'a rien de très passionnant... Bref, un peu déçue a posteriori. Mais bon, ça va, c'est pas une purge complète non plus. Vous risquez juste un peu de vous ennuyer quoi...




Intriguée par immense succès d'un DVD à la biblio, ce genre de film dont personne n'a entendu parler mais qui est toujours emprunté avant d'avoir eu le temps de retourner en rayon (comme ça arrive parfois), j'ai décidé de jeter un œil à Orlando (Sally Potter), motivée par la présence de Tilda Swinton dans le rôle principal (chacun ses faiblesses). C'était aussi étrange qu'on pouvait s'y attendre et plutôt bien fait. Encore une fois c'est le genre de film qu'il est difficile de raconter ou même de critiquer sans en dire trop. Le résumé sur la jaquette spoile d'ailleurs toute l'histoire mas l'histoire étant pure allégorie, finalement ce n'est pas si important. J'ai bien aimé, mais c'est très "froid", on ne se sent jamais complémentent concerné malgré le quatrième mur qui est de temps en temps traversé (et ce qui se justifie étonnement bien dans le cas présent d'ailleurs). 




Pour finir sur une touche ... heu... Enfin disons une touche qui me pousse depuis quelque jours à ne regarder que des anciens épisodes de TBBT en boucle, j'ai finalement osé regarder Mommy (Xavier Dolan). Et oui ça demande un certain courage parce que le film fait salement mal. C'est un film "à personnages", qui se base presque exclusivement sur l’intériorité des gens plutôt que sur l'action en elle-même. C'est très beau, je suppose, mais c'est surtout très dur. Pour le coup, difficile de ne pas s'investir. Beaucoup de chose sont suggerée, montrées mais pas pas explicitées. C'est une très bonne chose je trouve, une vraie réussite, car le spectateur n'est pas orienté dans son jugement et c'est la sensibilité et l’expérience de chacun qui va finalement faire le film. Bref c'est très fort mais il vaut mieux ne pas trop être en quête de réconfort (haha, jeu de mot jeux de mot... je suis déchainée). 



Brefons. Ces nouveautés ont pas mal occupés ma semaine, si bien que pour la lecture, les créneaux ont surtout été ceux du taff.

Pour les plus attentifs, vous avez peut-être noté que je suis très très fan de Freaks' squeele signé par Florent Maudoux. A Noël, j'avais découvert l'un des spin off et ce mois-ci, j'ai (enfin) lu le second : Freaks' squeele Rouge, qui revient sur le passé de l'une des trois protagoniste de la saga régulière. J'ai retrouvé l'univers avec un immense plaisir. Le dessin change légèrement, créant encore une ambiance différente, plus douce, comme pour ne pas nous laisser oublier qu'on est dans un souvenir (contrairement à Funérailles, qui nous plongeait dans une action que l'on eu dit complétement contemporaine). J'ai peut-ètre un tout petit peu moins aimé Rouge, même si je suis très contente d'y avoir recueillit toutes ces informations et que l'auteur reste subtil et sait prendre son temps avec l'intrigue (qui est toujours aussi riche, même si on retrouve des motif qui reviennent, genre les "gangs scolaires" et les rivalités qui vont avec).

En pleine période de "rendus" et de réflexions profondes sur l'avenir genre "OMFG, qu'est-ce ce que je vais foutre de ma vie ?", quelle est la lecture la moins pertinente du monde à votre idée ? Bingo ! Les carnets de thèse de Tiphaine Rivière. Bande dessiné qui porte un regard parfois tendre, parfois cynique sur le monde du doctorat (celui en littérature surtout, unanimement perçu comme complémentent inutile). Très réaliste finalement. A ma petite échelle (Master) j'ai même reconnu quelques situations, familières pour quiconque s’essaie aux études supérieures et se heurte violemment au fonctionnement de l'université.  C'était un peu drôle, un peu triste, dans l'ensemble très bien vu. J'ai beaucoup aimé que le choix de la thèse soit le procès de Kafka et la manière dont ce sujet est finalement utilisé en sous-texte. Une belle lecture (mais qui me conforte dans ma décision d'interrompre mes études à temps, soit dans un mois... \o/).

Un peu plus substantiel (non mais je ne dénigre pas la BD en vrai, c'est juste que ça se lit TROP vite), j'ai été pioché dans ma liste de lecture, et tant qu'a faire dans les romans qui y sont quasiment depuis ses débuts, et j'ai lu Le cœur cousu de Carole Martinez. Gros succès de librairie il me semble. On ne peut difficilement dire que cette lecture m’aie transcendé. La langue est assez joliment manié, quoiqu'on se fatigue un peu a force des figures de style qui se multiplient (mais je devrais la fermer parce que je fais carrément la même chose). Le style est doc très riche, mais en fait ça s’essouffle au bout d'un moment (400 pages de métaphores  quoi...). De même pour l'histoire : l'idée m'a intéressée mai aurait sans doute pu gagner en concision et en efficacité. De plus, je n'ai pas vraiment adhéré au propos en lui-même.  Pas que je sois furieusement en désaccord, mais je ne suis pas vraiment d'accord non plus. Rien de méchant, mais ça n'aide pas a apprécié l'ensemble. Le rythme ma aussi semblé très déséquilibré. Une première partie très longue, très lente, qui tout à coup s'accélèrent, multiplie les ellipse etc... Pour un roman de transmission, d'héritage d'une génération à l'autre, j'ai trouvé cela un peu... bah déséquilibré, je retombe sur ce mot là...  Ça reste néanmoins un beau livre, avec de belles idées et un certain réalisme dans la création des personnages. Pas impérissable pour autant.  Je me demande ce qu'il me faut...

Je conclus cet article avec le fond sonore que j'use ces temps-ci pour marcher dans la rue.
Mais je suis sur que vous pouvez trouver plus jouasse. Cela dit, ça s'accorde bien avec le vent. 


Bien à vous, Scrat

mardi 24 mars 2015

Pavillon de chasse

Lecture en cours : Dieu vous bénisse, Monsieur Rosewater - Kurt Vonnegut

Clope, café au lait et déni de brouillard. Humeur étrange. Depuis deux jours, les mots se défilent et je ne trouve pas à définir mon état ce qui est proprement terrifiant (ce n'est pas le bon mot). Même la musique n'a aucune raisonnance, je reboucle. Je suis peu être en train de m'effacer ?


J'ai emprunté la semaine dernière l’intégrale de la bande dessinée La légende du Changeling de Dubois et Fourquemin. Multiplication de références plaisante, intrigue fantasy assez noire mais jolie. je n'ai pas été complétement transcendée. Ça m'arrive assez souvent dans la BD en fait, même si je n'en parle pas trop, mais ça me laisse une impression un peu frustrante d'il-en-aurait-fallu-un-peu-plus. 



Enfin pas systématiquement. Mon détour au salon du livre m'a quand même permit de repartir avec Un océan d'amour de Lupano et malgré l'absence totale de texte (au point que les écrits intra-diegetiques eux-même détonnent un peu), j'ai vraiment adoré. le dessin, l'intrigue, le délire, la douceur. C'est d'une douceur délicate, légèrement vieillie, sur fond de Bretagne (qui me manque, arg). Bref une petite perle a déguster en boucle. Peut-être que je me reconnais dans cette histoire absente de lettres ? En tout cas c'est une belle trouvaille. 



Mais j'ai aussi lu des histoires sans images ces derniers temps (oui, bon..) D'abord j'ai poursuivis mon exploration des romans de Xavier Mauméjean avec Ganesha. Avis un peu mitigé. Enfin je n'ai aucune envie d'en dire du mal, car c'était plein d'excellentes choses mais... Je trouve que l'ensemble inégal. La complexité de certaines scène, avec une narration très fouillée, donne un peu une impression de cache-misère. Bon je m'explique, ce roman es découpé en quatre "enquêtes" menées par Merick, le fameux Elephant-Man. Toute la psychologie du personnage et la ré-écriture du fait historique était très bien, mais les enquêtes en elles-même étaient amené de manière un peu maladroite, sans réelle progression. Insaisissable pendant un certain temps, puis devenant tout a fait évidente, avant la conclusion. La gestion de la gradation de l’enquête m'a donc semblé trop maladroite pour fonctionner vraiment. Mais le roman reste sympa et la présence de mythes et de contes est intelligemment dosée. 

Et j'ai aussi lu un livre qui commence a dater un peu et qui est sur ma liste de lecture depuis peut-être 5 ou 6 ans : La physique des catastrophes de Marisha Pessl. Avis plutôt positif en définitive, même si au cours de la lecture, c'était plutôt tiède : le livre ne nous résiste pas trop, on a envie de connaitre la suite mais les digressions incitent a survolé certains passage. l'ambiance a déjà été sentie ailleurs, bref on s’intéresse sans palpiter vraiment. Là où c'est bien fait c'est que finalement, le roman bifurque a un moment (t presque tout ce qui a été dit au préalable s'avère utile, ce qui m'a bien plus parce que les digressions purement là pour le style, ça a tendance a me saouler). On se s'attache pas follement à l'héroïne mais elle ne nous semble pas agaçante non plus, c'est donc plutôt subtile et ça passe. Ça se lit très bien donc, malgré quelques bégaiements et points-intrigue flous. 

Bon en tout cas, le salon du livre (Paris) de ce week-end m'a permit de faire le plein de bouquins à lire, à priori j'ai de quoi finir l'année assez confortablement.

Un point film ? Aller ! Un point film !

De manière un peu hasardeuse, j'ai regarder A Dangerous Methode de Cronemberg après avoir reparlé de Carl Jung avec ... je ne sais plus qui. Au début du film j'ai cru un moment que ça allait être vraiment dur et puis finalement j'ai trouvé le film assez gentillet. Pas mauvais mais plutôt en survol. J'aurais vraiment aimé que ça creuse un peu plus le coté théorie psychanalytique ou portrait d'époque. J'ai l'impression que le film essaie de dire trop de choses et que du coup, il n'approfondit jamais rien. Bref, je crains qu'il ne sot bien vite oublié. 


Puis passage au cinéma, un lundi sans soleil ou nous avons avorté une sortie à la mer. Le résultat fut Kingsman: services secrets.(Matthew Vaughn) Gros potentiel nanar à première vue. je n'étais pas 100% confiante et pourtant. J'ai carrément adoré. Un film d'espionnage qui utilise des clichés de film de super-héro, ça fonctionne très bien, car dans l'ensemble, cela contrarie pas mal de scène convenue. C'est très drôle et malgré quelque ficelle un peu grosse il y a très peu de moment caricaturaux. l'ensemble est assez jouissif (la BO aidant) et j'ai passé un super moment. C'est plus intelligent que ça en a l'air (réutilisant par exemple assez brillamment la légende arthurienne), les acteurs sont bon (j'ai beaucoup aimé Mark Strong en geek-british), le rythme soutenu. C'est un film d'action avec ce petit plus qui fait plaisir, car ça ne se prend jamais trop au sérieux. N'hesitez pas a aller le voir, c'est vraiment super chouette. J'ai passé un excellent moment.

Autre petit coup de cœur (recommandé par F. <3) : Le chant de la mer. Tomm Moore nous avait déjà offert le trés beau Brendan et le secret de Kells et on retrouve ici des graphiques sublimes et une histoire pour enfant intelligente qui joue avec le monde du petit peuple en opposition avec le monde réel. Ce film d'animation poétique est un vrai bonheur, image, musique, personnage en nuance, intrigue simple mais efficace... Non, vraiment, c'est extrêmement plaisant, je pense que je vais désormais guetter ce réal avec attention.
Je ne vous en dit pas plus, ça se goute avec les yeux !




Enfin, je me suis accordé ma pièce de théâtre du semestre ce week-end et ce n'était rien moins que Le songe d'une nuit d'été, comédie shakespearienne que j'avais aimé lire mais qui est incomparable une fois sur les planches. J'ai ris quasiment tout du long. La mise en scène de Muriel Mayette-Holtz était assez minimaliste mais très compétente. Les acteurs étaient formidables, mettant vraiment en valeur leurs rôle : Louis Arene en Puck maladroit et grinçant, Jeremy Lopez en Bottom, avec des intonations à la Verinius, Adeline d'Hermy en adorable Helena... Et ais-je besoin de faire les louanges de Christian Hecq en Oberon ?
Grivois, excessif, délirant... Les adjectifs ne manquent pas. C'était énorme ! (entre tous j'ai finalement choisis celui là, oui, c'est un peu triste)


Sur ces belles découvertes (pour une fois qu'il y a une majorité de perles) je m'en vais à mes obligations du jour, peu réjouissantes mais qui m'occuperont assez l'esprit pour chasser les brumes indistinctes de mon humeur. Peut-être.

Joyeux printemps à tous.

Bien à vous, Scrat

mercredi 18 février 2015

Porte dérobée

Lecture en cours : Moi, Lucifer - Glenn Duncan


Classique café-au-lait-clope avec l'option rayon de soleil. Ce qui fait, certes, des reflets sur l'écran, mais bon quand même dans l'ensemble ça fait du bien. 

- L'hivers me rend folle.
- Ce n'est pas l'hivers. C'est le vent, Betty.

Bon, bref, ma vie se résume tristement à : avancer sur mon projet de ré-écriture, avancer un peu dans les autres cours, préparer des cours pour les ateliers d'écriture, lire, regarder des films et des séries. Et on repart à zero.
Bon j'ai quand même passé le week end de St Valentin le plus FAT du monde, entre deux journées repetitives =D.

Travaillant à la bibliothèque, j'ai accès a deux trois trucs rigolos genre le-moteur-de-recherche (ouuh c'est la teuf) et j'ai découvert qu'il existait une préquelle à la Trilogie Bartimeus. Ça s'appelle L'anneau de Salomon et c'était plutôt chouette. Loin derrière la série d'origine, mais quand même, j'ai beaucoup aimé retrouvé ce djinn insolent et ses emmer.. heu.. ses aventures. Le personnage humain qui l'accompagne est cette fois une nenette, encore plus tête-à-claque que Nathaniel, mais bon, on est du point de vue de Bartimeus donc c'est assez logique finalement, et l'ensemble est assez bien ficelé, quoique nettement plus "classique" dans sa résolution. 

J'ai aussi lu le -très court- Cytomegalovirus, le journal d'hospitalisation de Hervé Guibert. Sans contexte évidemment, le texte n'est pas très exaltant (en dehors de cette écriture crue qui vaut de toute façon le détour) mais avec les infos sur l'intertextualité des œuvres de Guibert, ça devient vite très émouvant. Ce dernier texte annonce vraiment les événements qu suivront dans la vie de l'auteur, soit sa tentative de suicide et sa mort, environ deux mois après. Ce journal c'est celui d'un homme qui abandonne doucement, qui cède la place à la maladie.

Moins tragique (mais le registre n'a rien à voir, il faut l'admettre) avec la bande dessinée Adios Muchachos de Daniel Chavarria. L'histoire est plutôt cool avec un bon rythme et un ton très nonchalant, quelques rebondissements inattendus. Je n'y ai pas trouvé une grande profondeur au niveau de l'intrigue et des personnages mais bon, j'ai lu ça au taff aussi, donc ça m'a peut-ètre échappé. En tout cas, la BD est bonne.

Et enfin, après avoir rencontré Xavier Mauméjean dans le cadre de mes cours (conférence géniale, trop courte à mon gout) j'ai eu envie de lire un peu ses roman. Le seul disponible était L'ami de toujours, un roman ado. Il y avait vraiment de très bonne idées et le dénouement, bien que je l'ai sentit venir assez vite, est fort bon. Un bémol néanmoins (même si cela finit par se justifier, du moins en partie) : On suit un jeune homme, petit génie geek qui écrit dans son journal. Dans les faits aucun problème. dans la forme... Et bien cette adresse directe a un journal intime "Cher journal, tu sais..." casse complétement le rythme et le personnage. J'ai bugé dessus a chaque fois. Impossible de m'y habitué. Ça ne sonne pas du tout réel : le protagoniste est trop âgé pour rédiger réellement ainsi. La multiplication de référence pop-culture semble aussi relativement forcé. Bon après comme je l'ai dit, on peut finir par y trouvé une explication, quoi qu'elle ne soit pas explicite, mais vu qu'il faut attendre le dénouement, ça parasite tout de même la lecture pendant un certain temps. Bref, je tenterai un autre roman de cet auteur néanmoins car les sujets qu'il aborde me plaise et que l'écriture réussit à créer une vraie ambiance.


Sur les conseils de F., après un débat enflammé sur Ryan Gosling (non je déconne), j'ai regarder le film canadien : Une fiancée pas comme les autres (Craig Gillepsie). C'était absolument brillant. Très bizarre de prime abord, mais finalement pas tant que ça, j'ai trouvé le film extrêmement cohérent et sensible, avec un jeu d'acteur au poil et un propos jamais trop explicite ni trop incompréhensible. Tout en subtilité, ce film aborde des sujets grave sans jamais être trop grave lui-même. Le spectateur n'est pas opressé et pourtant, impossible de resté de marbre. C'est très bien fait, sans que la narration ne semble jamais forcée. Vraiment, ce petit bijoux est trop méconnu.


J'ai aussi fait un tour du côté des documentaires (c'est assez rare pour être remarqué) avec Les rêves dansants, qui retrace l'aventure proposé à de jeunes ados inexpérimentés de mettre en scène le spectacle Kontakthof de Pina Bauch. L'experience est interessante et nous monte à la fois le milieu très dur de la danse (bien que le documentaire s'évertue a donner une impression globale de camaraderie, on devine cette dureté en filigrane) et une expérience humaine assez touchante. Les protagonistes deviennent des personnages de fiction mis en scène par la caméra et il ne manque pas grand chose pour que le documentaire soit un vrai film de fiction. ca m'a beaucoup plus même si on assiste pas au tout début des repetitions ce qui m'aurait interessé, car l’évolution des ados est déjà bien entamé au début de l"histoire. 


J'ai finalement été au cinéma pour voir le nouveau Disney-Pixar, aka Les nouveaux Heros (Don Hall) et c'était carrément cool. Le film fonctionne tant pour les enfants que pour les adultes et j'ai trouvé que c'était assez dans la ligné de Les mondes de Ralph, avec des héros attachants mais ayant aussi leur faiblesse, des moments d'humour, de smoment d'action, des moment d'émotion, brf un ensemble plutôt bien dosé et beaucoup moins edulcoré que je ne le craignais. Sans compter bien sur le personnage de Baymax qui apporte une vraie fraicheur au film. 

Cette armure contrarie mon image réconfortante


Vivant dans la crainte du spoil depuis un petit moment, je me suis enfin décidé a bidgewatcher (ouuuh la francisation qui fait mal) la saison 4 de Hero Corp. Les retours que j'en avais eu étaient plutôt négatifs et pourtant... bah j'ai beaucoup aimé. J'ai même trouvé qu'a bien des égards, le resultat était meilleur que pour la saison 3. Bon il y a bien quelques moment de WTF mais dans l'ensemble j'ai trouvé l'évolution des personnages assez logique (genre Doug, ou Mique), une intrigue qui se tient et l'humour était au rendez-vous. J'ai trouvé que ça passait nickel et qu'il y avait même deux ou trois moment assez badass. Bon ok, le nouveau generique est a chier mais a part ça...  Maintenant que je l'ai vu, la question que je me pose est donc : As-je envie de savoir pourquoi mes amis n'ont pas du tout aimé cette saison ? Je me tate encore...


Quoi qu'il en soit le test sur les perso d'HC est en cours de création (oui, bon, je sais, mes tests... voila) et je vous le posterai un de ces quatre (disons, quand j'aurai finis de rediger ma seconde nouvelle.)

Bien à vous, Scrat

jeudi 15 janvier 2015

Atelier de peinture


Retour à un semblant de réalité après une semaine plus que désastreuse.
Je reprends pied mais mon esprit réclame du réconfort. J'ai envie d'acheter des livres, du thé et du parfum. 

Je fume des cigarette brune sans filtre au papier sucré, que A. m'a rapporté de Colombie. 

Mois de Janvier un peu mou au niveau découvertes mais pas complétement vide non plus.
Déjà, grâce a ma chère C. j'ai découvert une bande dessinée géniale, à la narration déjantée : Petites coupures a Shioguni de Florent Chavouet. C'est impossible a raconter sans spoiler mais ça se présente sous la forme d'un journal de bord d'un commissaire qui retrace une nuit de boulot et ses événements étranges. Le dessin est très chouette, très coloré, très vivant, et sans jamais se montrer trop explicite la BD nous fait comprendre peu a peu les noeuds de l'histoire. C'est super cool. 

Après au niveau roman, j'ai fais un petit détour "Scrat rattrape son retard sur les classiques" avec J'irais cracher sur vos tombes de Boris Vian.  Vian est un parolier que j'apprécie grandement mais que je n'avais jamais lu en tant qu'auteur. J'avais bien essayer L'écume des jours mais je n'étais pas du tout rentré dedans et j'avais abandonné au bout d'une petite cinquantaine de page.
Ayant récupéré le bouquin a la braderie organisée par la biblio, je me suis dit qu'il était temps que je ré-essaie. Le découpage et le rythme du roman fait que ça a été très facile a lire. Le fait que ça soit s'y mystérieux, quasi fantastique même m'a bien accroché, mais en fait je ne savais pas du tout ce que j'allais lire (je savais que ça avait fait scandale mais je ne savais pas pourquoi). Le fait que ce bouquin soit aussi célèbre a peut-ètre influé sur mon jugement, je ne sais pas trop. dans l'ensemble j'ai trouvé qu'il y avait de très bonne choses mais aussi quelques actes manqués, et évidemment j'ai trouvé ça pas mal racoleur, même si le sujet traité n'avait pas du tout les même enjeux au moment de sa sortie donc c'est difficile de juger J'ai du mal à me montrer complétement enthousiaste ou complètement sceptique. Je pense que c'est difficile de sortir ce roman du contexte de son époque en fait.

Je viens également d'achever le premier tome de la saga Le Demi-Monde de Rod Rees. J'avoue sans grande fierté que j'ai lu ce livre en me basant exclusivement sur sa couverture. Je n'avais pas la moindre idée du sujet (j'ai lu la 4e de couv' à peu près à la moitié du roman). On se retrouve confronté à un jeu vidéo hyper-réaliste, créer pour entrainer les soldats a des environnements de guerre asymétrique. le jeu a donc été codé afin de reproduire les conditions de vie les plus violente possible ( haute densité démographique, forte différence religieuse... etc) avec a la tête des différents secteur de la map, des persos reproduire a partir des plus grand psychopathe de l'histoire.
L'univers est donc assez chouette, même si dans les faits, j'aurais sans doute apprécié quelque chose de plus fantaisiste (très souvent, on pourrait avoir l'impression de se trouver dans la societé nazie du XXe siècle, au niveau de l'ambiance en tout cas)
La multitude de perso que l'on suit est interessante. C'est a dire... Je n'ai rien a reprocher à l'auteur de ce point de vue là. Il a rendu ses personnages cohérents avec des qualités et des faiblesses crédibles, et je suis très fan de la démarche, qui fonctionne super bien (on est jamais 100% pour machin ou contre bidule) et dans l'armée de personnages, il es difficile de choisir tout a fait un camp. Dans la théorie du coup, c'est parfait, mais dans la pratique...on manque un peu d'empathie. On croit aux personnages mais comme on ne les apprécie pas plus que ça, ben on a  plus de mal a s'investir dans l'histoire. Enfin bon, il y a quand même plus de bonnes choses que de mauvaises et je vais très vite lire la suite.


En ce qui concerne le ciné, pas de coup de cœur, mais pas de gros ratage non plus.

J'ai regardé Tristesse Club (Vincent Mariette) qui m'a parut un peu light mais sympathique. Un p'tit film un peu hybride qui joue à la fois sur l'absurde, l’enquête, la romance. Après c'était assez peu révolutionnaire et il y aurait probablement eu moyen d'en faire un truc un peu plus accrocheur. Mais y'a pas mal de clichés typique du cinéma français, alors même si c'est amené avec une certaine autodérision et sans trop grossir le trait, ca m'a semblé très entendu. Bref dans l'ensemble j'ai quand même trouvé que ça manquait un peu de saveur, même si c'est loin d'être un echec complet.
Par contre j'ai bien aimé l’esthétique du film, avec  sa lumière et ses couleur. C'était assez joliment "composé".

Sinon, pour continuer ma lancé des "films de 2014" j'ai aussi emprunter a la biblio Only lovers left alive (Jim Jarmusch). C'est un film très bizarre. Le rythme est lent, la mise en scène très élégante et ça contamine un peu. L'heure quia  suivit le visionnage j'étais toujours prisonnière de cette autre réalité émancipée du temps. 
Si le film s'amuse avec des thèmes "à la mode", il les détourne aussi suffisamment pour être vraiment intéressant et détourner des fantasmes qui n'avait pas bougé depuis fort longtemps. Le dépoussiérage est réussit et le film est plus un je narratif qu'une véritable histoire. Assez moderne et bien vu a plein d'égard, j'ai été assez sensible a l'ensemble, surtout au personnage d'Eve (interpreté par la merveilleuse Tilda Swinton), celui d'Adam m'a semblé trop calqué sur d'autres. Bref c'est un beau film, mais suffisemment etrange pour que je ne puisse pas le reommander a tout le monde. 
Petit bemol : la toute dernière image, que je n'ai pas aimé car je l'ai trouvé caricatural. Ça se joue vraiment a une demi-seconde mais c'est dommage. 

Pour finir j'ai aussi été au cinéma pour voir Le Domaine des Dieux (Louis Clichy)  parce que quand même : Asterix avec Astier au scénario, ça promettait. J'ai d'ailleurs passé un très bon moment mais je vois bien aussi que le film est plein de défaut. Il y a pas mal d'auto-référence et on sent bien l'inspiration de Kaamelott (jusqu’à un petit "c'est pas faux" calé en scred à la fin). Mais un Kaamelott édulcoré. J'imagine donc que ça peu déplaire a pas mal de gens. Plus globalement, la ré-écriture de la BD en fait un dessin-animé qui m'a semblé nettement moins enfantin (le générique de début m'aurait probablement terrifié si je l'avais vu petite). Bref j'ai personnellement bien aimé, mais sans aller jusqu'a faire une liste je sais aussi qu'il y a aussi pas mal de défauts et donc que ça ne tabasse pas autant que ça aurait pu. 

Bon. Je suis censée aller bosser alors je vais partir là dessus, sans faire de détour par Charlie Hebdo, ou par plus d'introspection personelle. C'est la période pourtant. Drôle de début d'année. 
J’espère au moins réussir a écrire avec un peu plus d’assiduité que ce dernier mois. 

Tu sera solitaire parce que la culture est aussi une prison

Bien à vous, Scrat

lundi 29 décembre 2014

Atelier de couture

Lecture en cours : J'irais cracher sur vos tombes - Boris Vian

Retour à la baraque familiale avec ses grande vitres qui font entrer la chaleur, ses murs blanc et gris, le bocal de bonbon remplit juste pour moi, posé sur la table de nuit, la boule de bain de chez Lush qui parfume la chambre et que je réserve pour le 1er janvier, les plantes en pot, les guirlande qui clignote et mon chat qui reconnait un peu la maison et qui dort contre mes jambes. 

Pas de clope à l’intérieur, a la place je mange les truffes au chocolat maison que M. m'a offert ce week end. Je vais bien. Ces temps-ci, il y a pas mal de ces moments de réconfort qui me font salement du bien. Je me sens fatiguée, mais une fatigue saine, reposante.

J'ai passé un chouette week end à Paris ou j'ai fais les magasins avec F. été bruncher à la REcyclerie avec A. (je vous recommande l'adresse) et évidemment été me lovée dans les fauteuils de velours carmins de la CF. 



Je suis donc allé voir Le Misanthrope de Molière et j'ai trouvé ça assez chouette. J'ai eu un doute au début. Je trouvais que le personnage d'Alceste manquait de charisme, avalant les mots et caricaturant la gestuelle. Mais bon, c'était l'une des premières représentations il me semble alors mettons que je pardonne. D'autant que les acteurs prennent en assurance par la suite et ces défaut s'estompent. Dans l'ensemble j'ai trouvé le casting super. Arsinoë et Célimène surtout.
Célimene est même carrément adorable sous les traits de Georgia Scalliet. La mise en scène choisit d'en faire un personnage vraiment sympathique malgré sa "mauvaise langue". Le final confirme la tendresse que le metteur en scène avait pour ce perso d'ailleurs. 
Bref j'ai passé un bon moment, j'ai parfois rit, mais pas tant que ça. Molière sous ses airs de comédie, cache beaucoup de sérieux. je le savais déjà, mais c'est particulièrement évident sur scène


Après le théâtre, le cinéma. J'avance dans la série Merlin malgré son immense médiocrité, et je regarde quelques films. 
Par exemple Le prénom (Mathieu Delaporte) , qui fait une excellente transition puisqu'il s'agit à l'origine d'une pièce de théâtre. bon on m'avait un peu raconté toute l'histoire donc l'effet de surprise et d'humour n'a qu'a moitié marché. J'ai trouvé ça divertissant, avec quelque réflexions interessante mais sans plus. certaine remarques m'ont fait grincé les dents, peut-ètre parce que certain personnages me sont bizarrement familiers et que cela m'a rendu un pu triste.  Et ne vous laissez par impressionner par Patrick Bruel, il se débrouille bien, n'ayez pas peur. En résumé c'est un film raisonnablement bon mais pas plus.

Autre style. Carrément autre style même avec Innocence ( Lucile Hadzihalilovic) un film complémentent étrange. Pas barré mais surprenant. Ce qui compte ici ce n'est pas l'histoire, pas même les personnage mais vraiment l'ambiance. Je pense que beaucoup de spectateurs ne s'y retrouveraient pas, moi-même, un autre jour, j'aurais pu m'ennuyer terriblement, mais je me suis laisser prendre par l'ambiance, par ces mystères, ce calme flippant, cette violence qu'on attend, que l'on est pas certain d'entrevoir. l'ensembe est très dérangeant sans qu'on sache jamais pourquoi. Cette espèce de pureté semble un motif d'horreur et on s'imagine sans cesse le pire. Tout semble malsain, mais je ne pense pas que ça soit tant la mise en scène ou le sujet que nos esprit a nous, corrompu par des attente de voyeur. Ah c'est vraiment spécial. la métaphore globale n'est rien de plus que celle des années "close" de l'enfance, jardins merveilleux, terrain d'apprentissage, mais ou plane toujours des doutes et des question (les adultes l'oublient et finissent par fantasmé cette période mais pourtant, en effet elle est souvent pleine d’inquiétude et d'incompréhension). Bref cela m'a plu, sans me remuer, cela m'a simplement enveloppée, comme une couverture, le temps que dure le film. 


Et pour finir, le soir de Noël, alors que je dinais en solitaire, j'ai décidé de m'injecter un peu de joie de vivre et j'ai regardé We want sex equality (Nigel Cole), qui se présente comme un petit feelgoodmovie, nous racontant l'histoire d'une gréve de femme face à l’inégalité des salaires qui a presque immobilisé l'économie en GB. Partant d'une histoire réelle mais follement romancée (ça se sent dans la narration et dans certain décalage de propos) c'est effectivement très agréable a mater, ça donne le sourire. Ca ne me marquera pas au fer rouge cependant, malgré le sujet. Mais c'était parfait pour un 24 décembre si on est pas d'humeur à être tatillon sur le réalisme et qu'on a envie de s'endormir avec un petit gout d'espoir idéaliste sur la langue.




Théâtre et cinéma : check ! Passons aux livres. 
Malgré ma résolution d'avancer dans mes lectures en attente, je n'ai pas pu résister a me lancer dans Les mille et une guerres de Billy Milligan, suite des mille et une vies bien entendu. 
Ca a été très différent. Enfin... l'écriture de Keyes est la même et est toujours aussi parfaite mais ce second tome s'éloigne des "habitants" qu'on voient beaucoup moins (Allen et le professeur sont les principaux protagonistes de l'histoire). Je m'en suis réjoui pour Billy, mais pas seulement, le manque que lui même ressent, on ne peux que le comprendre. Et puis, même si le premier opus était déjà bien gratiné, le second est bien pire, puisqu'on suit de beaucoup lus près la vie carcérale de Billy. L'ensemble est donc plus dur et étant d'humeur sensible, j'ai souvent du refermé le livre pour que les émotions s'estompent un peu. On a beaucoup de tendresse pour le personnage en fait et tout le livre tourne autour de ça. C'est difficile de rester indifférent. L'apport des points de vu extérieur sont aussi troublant (j'ai retrouvé des formule qui m'ont bcp rappelé le taff que je fais l'été, auprès de personne handicapées mentales...). 

Je ne tiens plus qu'à un fil. Le plus fragile. 
J'ai adoré, vraiment, ces deux livres sur Billy. Et qu'importe ou et comment sa vie se soit déroulé par la suite, j'espère qu'elle a été heureuse. 

Encore toute bouleversé par ma lecture, je me suis empressée d'enchainer le nouveau roman de Neil Gaiman qui promettait plus de merveilleux que de fantaisy, ce qui me faisait fort envie, avec sa jolie couverture et son poème-titre : L'océan au bout du chemin. 
On retrouve des thèmes chers à Gaiman et l'ambiance un peu particulière qui était déjà présente dans Nobody Owen et Coraline. Un roman sur l'enfance en général et ses cauchemars, ses plaisir, son immortalité. Et puis sur une enfance en particulier avec ses aventures, sa magie, son suspens. Les personnages sont en nuance, parfois simplement défiguré par des miroirs déformant mais jamais classé chez les gentils ou chez les monstres, et ou les end ne sont ni vraiment sad ni vraiment happy . C'est poétique, une poétique du mauvais rêve. Vraiment je raffole de cet univers. 

Les adultes suivent les chemins. Les enfants les explorent. 


Et pour  conclure cet article, deux Bande Dessinée. 

La première était Ernest & Rebecca de Bianco et Dalena. ne vous fiez pas oux couvertures trop flashy. Le dessin est plutôt doux et l'intrigue de départ plutôt originale (une petite fille de 6 ans au caractère bien affirmé mais aux défense immunitaires faiblounettes va sympathiser avec un petit microbe dynamique nommer Ernest...). Tantôt drôle, tantôt sensible, c'est ne très chouette BD jeunesse que j'ai dévoré en un après-midi au boulot (... bah oui la semaine de Noël, ça se désemplit) qui, malgré certain thèmes assez attendu, se sort quand même des niaiseries fadasses qu'on peu trouver dans le rayon en général. Bref c'est cool. je vais guetter la suite maintenant ;). 


Et la seconde était mon CADEAAAAAU DE NOWEEEEL : La deux premier tome de Funérailles le spin-off de Freaks squeeles. 
J'ai tout lu cet aprés-midi et je suis déjà en manque et je veux trop lire la suite. Ca défonce. Plus sombre, plus fantastique que la série "régulière", Funéraille est vraiment prometteuse. L'intrigue, les perso, l'univers, les illustrations : tout me parait excellent. C'est vraiment extrêmement cool d'en apprendre davantage sur le personnage de Funérailles, mais pas que. Très vite on se plonge dans l'intrigue entièrement et c'est bourré d'idées passionnantes ! Je ne sais pas si on aura le "point de jonction" entre les deux séries un jour mais ça me plairait vraiment. 
Je vous recommande vraiment trés trés tréééés chaleureusement toute la saga. 


Et bien, j'ai massacrée les truffes, il n'en reste plus rien et j'ai besoin de me nicotiner un peu le museau avant que la nuit ne vienne geler la terrasse.

Très bonne Saint Sylvestre et Joyeuse année 2015. Peut-être.


Bien à vous, Scrat