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mardi 18 août 2015

Cabaret

Lecture en cours : Crime et châtiment - Fiodor Dostoievski


Bière et clope, trônant fièrement sur mon nouveau meuble Ikéa. J'écris assez rarement à l'heure de l'apéro en fait... 

Pas grand chose à vous dire cela dit. Pour des raisons de heu... Pour aucune bonnes raisons, je revisionne encore et encore les mêmes séries. En l’occurrence, surtout Host Club :  J'ai découvert ça à 16 ans et ça me fait toujours autant marrer. Davantage le manga papier que l'animé d'ailleurs, mais c'est normal : il y a plus de détails. Et je m’évertue à TOUS les lires, jusqu’à me niquer les yeux sur les inscriptions microscopiques. C'est tellement génial que j'assume. Alors que bon. Mais bref. 

Oui donc. Pas de masse de news. En fait au niveau film, c'est un peu triste, mais le seul que j'ai vu récemment c'est Pixels (Chris Colombus). Bon, je savais en y allant que ça allait être mauvais, mais quand même... à ce point ... Je veux dire, le concept, l'idée, bah... c'était cool. Donc ouais, je m'attendais à ce que ça soit mal fait, mais avec une base comme ça, je me disais que je trouverai bien moyen de me marrer. Pourtant le film n'arrive même pas à ça. Je veux dire, il n'y a rien de drôle, rien d'original. Y'a ben une ou deux scènes que j'ai trouver kiffantes à regarder mais elles sont toutes pompées sur un court-métrage de Patrick Jean (Mais en moins bien. Un film de 2 heures réussit à faire moins complet qu'un court métrage de 2 minutes). Ce film est un crachas à la gueule des joueurs, tellement énorme, que même moi qui ne suis pas gameuse, j'ai été offensée. Je vous passe le récit des innombrables nullités (je voulais vous faire un résumé rigolo à l'origine mais en fait j'ai la flemme et ça me déprime plus qu'autre chose)  Bref. Regardez plutôt Host Club. Même ceux qui détestent les shojo, vous ne passerez pas un pire moment que devant Pixels.



Par contre j'ai eu une session boulimique de lecture. Malheureusement, ça s'est vite calmé (trois bouquins plus tard). Il faut dire que la qualité à baissé au fur et à mesure. 
J'ai commencé par Ubik de Philippe K. Dick en même temps. Pas facile de  passer après. C'est un TRES bon roman. Je ne vous apprend surement rien (K. Dick est un des rares auteur de SF à être classé en littérature générale), mais c'est vraiment excellent. tant au niveau de l'intrigue (un chef d’œuvre), que de la narration qui arrive a se faire discrète, et même assez subtile. L’atmosphère et l'univers imaginés sont eux aussi au top. Bon par contre je ne suis pas sure que ça puisse vous remonter beaucoup le moral en cas de coup durs. Personnellement, ça ne m'a pas tellement aider à être optimiste. Mais c'est très complet, très philosophique en fait et ça vaut vraiment vraiiiment le coup. 

J'ai également ENFIN lu La note sensible de Valentine Goby. C'est un des premiers livres que j'ai découvert grâce à Babelio et il est sur ma liste de lecture à peu près depuis mon inscription (donc cinq ans... arg). Bref, entre temps j'ai lu d'autres romans de cette auteure mais jamais celui là. C'était assez plaisant. Pas un coup de point, mais comme toujours la langue est très belle, très douce. Je pense qu'elle fait écho a certains mouvements intérieurs. Un livre qui ne dit pas. Il aurait sans doute plus d'impact si je l'avait lu plus jeune je pense. Mais j'ai bien aimé. 

Toujours un peu parasitée par ma recherche sur les contes, j'ai acheté, un peu au hasard, le roman Belle de Robin McKinley. Je continue a espéré qu'un jour je trouverai une vraie putain de bonne ré-écriture. Mais ce roman n'est définitivement pas celui là. Pas qu'il soit prodigieusement mauvais hein... mais c'est fade quoi. Bon les descriptions sont pas mal, on sent que l'auteure a pris sont pied en décrivant le château de la Bête et il y a un effort de fait sur le rapprochement progressif entre les personnages (c'est niais, mais au moins c'est là...). pour le reste bah... Il n'y a aucune originalité, c'est exactement la même chose que le conte d'origine mais en rallongé. C'est le conte d'origine, avec les images que l'auteur s'est crée en l'entendant. C'est a peine une ré-écriture. Je ne peux pas dire que je suis deçue parce que je n'en attendais pas grand chose, mais merde... Faites un effort quoi. A posteriori d'ailleurs, ça me fait pensé que la série Cinder était finalement bien meilleure que ce que j'en disais au départ car au moins il y a un travail de fond et.. Je me rends compte que c'est assez rare quand les auteurs ne font pas de copier-coller du conte d'origine. 

Je me permet une petite session musicale, avec mon top 3 des chansons de l'été (ça fait longtemps que je ne vous ai pas poster d'article tord-cerveau qui fait saigner les oreilles). Et en plus cette fois tous les clips sont des perles !

1 - Petit Chat (Pour le style <3 )



2 - J'aime sentir ta bouche (Pour le petit rythme disco du refrain)



3 - Chanson populaire (Pour l 'histoire made-in-Japan)



Voila voila, c'est tout pour aujourd'hui : je vous avais prévenus, c'est assez mince. Du coup, je vous publie bientôt un nouveau test, histoire de dire que j'ai pas rien glandé ce mois-ci (RDV dans le prochain post). 

Bien à vous, Scrat


mercredi 18 juin 2014

Enclos

Lecture en cours : Les salauds gentilshommes, Des horizons rouges sang - Scott Lynch



Fin de café et glandouille dans mon château d'appoint (soit la maison parentale). J'ai même embarqué avec moi une mini bibliothèque de voyage. On se se refait pas. 

A part ça j'ai été légèrement indisposée ces derniers temps par une embêtante période de MEGA DEPRIME. Oui ça a un lien avec ma soutenance et non je ne vais pas en parler davantage. Sachez seulement que si mon projet de roman finit par voir le jour ça sera un putain de miracle. 

Bon alors le vif du sujet. Déja ce blog a desormais deux ans et pour fêter ça, j'ai décidé de mettre à jour ma liste de bouquins préférés. Et ça a été aussi galère que la dernière fois. Pas mal de modifications cela dit. Il y a des choses qui ne changent pas mais pas mal de livres ont quitté ma liste ou au contraire on fait des entrées fracassantes. Je vous laisse jeter un oeil par vous même. 



1- La guerre des rêves – Catherine Webb  
(ça, ça ne change pas et à la limite ça ne changera surement jamais)
2- Des fleurs pour Algernon – Daniel Keys  
(oui à peine lu, direct en seconde place. Sans hésitation en plus)
3 – La vie extraordinaire des gens ordinaires – Fabrice Colin
4 – Nightrunners – Lynn Flewelling
5 - King Kong Théorie – Virginie Despentes  
(plus une bible qu'un livre favori en fait..)

6 – Le quadrille des assassins – Hervé Jubert  
(celui là a quitté le top 5 mais ça me brise un peu le coeur)
7 – Hamlet – William Shakespeare
8 – D'amour et de sang – Marie-Aude Murail
9 – A vos souhaits – Fabrice Colin
10 - Rien ne nous survivra – Maïa Mazaurette  
(à voir s'il restera là, mas vu que je suis encore sous le choc j'ai du mal à ne pas le citer)
11 - Wicked – Grégory Maguire
12 – Nous sommes cruels – Camille de Perreti
15 – W ou le souvenir d'enfance – George Perec
13 – Dinky rouge sang – Marue-Aude Murail
14 – Hygiène de l'assassin – Amélie Nothomb
15 – La vie Blues – Han Nolan
16 – La grammaire est une chanson douce – Eric Orsenna
17 – L'étrange vie de Nobody Owens – Neil Gaiman
18 – Antigone - Jean Anouilh
19 – Le meilleur des mondes – Aldous Huxley
20 – La brigade Chimérique – Serge Lehman et Fabrice Colin 
(ouais, je sais, Colin est sur-représenté)

__________________


Alors du coup, pour en revenir à mon petit coup de mou, je dois avouer que ça m'a un peu cassé la motivation pour tout. Du coup j'ai surtout consommé des trucs faciles à regarder (à  savoir des dessins animés déjà vus, l’intégrale du JDG ...etc)
Mais bon, j'ai finis par me plonger un peu plus sérieusement dans Les Salauds gentilshommes , roman de Scott Lynch qui date déjà de quelques années. Une fois que j'ai été dedans, l'affaire à été vite reglée et j'ai bouffé ça en 3 jours. C'était démentiel. Non mais vraiment, j'ai trouvé que tout était excellent. L'univers, les descriptions, l'action, le suspens, les persos, l'intrigue, les clichés brillament évités, les inventions de societé, les références. Franchement c'était trés trés bon. Je me suis attaquée direct au deuxième tome qui est assez bien lancé et où l'on retrouve les mêmes ingrédients délectables ainsi que la superbe plume de l'auteur. Je vous recommande cette duologie, si comme moi, vous avez huit ans de retard et que vous ne connaissez pas encore.  Le seul défaut notable ? Ben c'est un pavé. Donc pas évident de se décider à entrer dedans si vous êtes un peu frileux (ce qui a été mon cas cette année, il faut bien l'admettre)

Pour finir sur les bouquins (oui à part ce roman et quelques nouveaux Fables, je n'ai rien lu ce moi ci) j'ai été me ballader à étonnants voyageurs la semaine dernière et j'ai - entre autre- découvert le tome 3 des Extraordinaires et fantastiques enquêtes de Sylvo Sylvain.  Hallelujah ! Mes prières ont été entendues. Il me tarde d'attaquer la lecture.


Bon sinon j'ai enfin regardé la saison 4 de Games of Throne (je suis TROP fière de moi j'ai réussis à ne rien me faire spoiler du tout \o/). Bon dans l'ensemble j'ai un peu moins accroché à ce que je considère comme une saison de transition qui use un peu (trop) les ficelles de son scénario. Mais le final me donne très très envie de découvrir la suite. Vivement l'année prochaine ?

Autrement, comme vous l'avez peut-ètre remarqué, depuis quelques temps j'ai tendance à éviter les films tristes, violents ou d'une manière plus générale qui demandent un investissement emotionnel trop important. 
J'ai enfin dérogé à cette règle implicite qui m'a suivit toute l'année en allant voir le dernier Cronenberg hier soir au cinéma : Maps to the stars.
Bon j'avoue être sortie du ciné sans trop savoir ce que j'en avait pensé, ni même ce que j'avais compris. Aprés une discution avec M. et une nuit de recul, je crois qu'au fond j'ai bien aimé même si , pour citer M. "C'était vraiment trop trop bizarre".
Ne suis pas une grande specialiste de la mise en scène ou des techniques filmiques mais dans l'ensemble le film m'a parut super clean, avec des plans superbes, une belle gestions du temps, quelques séquences franchement déroutantes dans la mise en scène. Bref, pour ça rien à redire, c'était assez beau. Aprés l'histoire bon.. Elle se met en place doucement, sur fond de caricature Holywoodienne. On découvre très lentement les liens qui existent entre les gens, leurs histoires etc.  L'ensemble est bien mené. Je suis un peu plus sceptique sur les messages de fond (mais c'est par ce que je suis un peu débile et que j'ai surement raté pas mal de trucs). 
Ce qui me marque vachement (et ceci pourrait vous spoiler un peu le film donc n'hesitez pas a changer de paragraphe), c'est que le film est construit comme une Tragedie Grecque. On ne s'en aperçoit pas tout de suite par ce que les persos et l'histoire sont trop ancrés das le contemporain mais finalement, tous les éléments narratifs sont ceux du théâtre tragique, avec son immuabilité et surtout, surtout, sa monté croissante de la violence et de la folie. Cet aspect du film est vraiment excellent je trouve. Les personnages un peu barrés du début du film ont l'air carrément déments à la fin. Le film est complétement sous tension, on a très peu de moments où l'on souffle, où l'on se sent en sécurité. C'est oppressant et perturbant. Assez lucide au fond je suppose.
Ah et j'ai adoré les acteurs aussi. Julianne Moore a plutôt bien mérité son prix d’interprétation, John Cusak est plus vrai que nature  et Mia Wasikowska est plus ravissante que jamais, avec sa douceur tintée de folie gravé dans le sourire. 
Et le poème de Paul Eluard qui revient en refrain et que je ne peux m'empêcher de recopier ici par ce qu'il est parfaitement magnifique. 


Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J’écris ton nom

Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom

Sur chaque bouffée d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J’écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom

Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes maisons réunies
J’écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J’écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J’écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J’écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom

Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.


Mais trêve de poésie. C'est pas tout ça mais j'ai des clopes à fumer, des amis à voir, un livre à finir (!!) bref je file vers l'infini et l'au dela. 

Bien à vous, Scrat

mardi 17 juillet 2012

Jardin d'hiver

Lecture en cours : Winterheim - Fabrice Coline
                              Nyark Nyark ! - Arno Rudeboy


Tragiquement démuni face à mon absence totale de culture Punk, D. a généreusement proposé de faire mon éducation. 
Ce qui explique la lecture de Nyark Nyark ! Un livre, ma foi, super canon, dont le sous titre annonce subtilement "Fragments des scènes punk et rock alternatif en France 1976-1989."
En ai donc entamé la lecture hier soir, et je dois dire que je suis un peu perplexe. Même si j'adore le message de base, certaines formulations me mettent mal à l'aise, notamment vis à vis de la critique des autres styles  musicaux. J'ai beau savoir que cette révolte, cette absence de compromis fait partie du truc. Aah je ne sais pas... Il n'y a pas à dire les choses trop tranchées me gênent. 

Quand tu parles de radicalité, tu le fais toujours par rapport à une normalité. A l'époque le simple fait de faire du boucan rapide, c'était déjà être radical. Aujourd'hui c'est d'une banalité affligeante.  

Honnêtement, je me demande si ce n'est ps ça qui pose problème. Les idées punk ont été authentiques mais les "jeun's" les rabâchent tellement aujourd'hui sans en comprendre la moitié..  Ça m'a l'air de sonner faux.

Cela dit, ceci passé, on apprend des trucs vraiment intéressants et j'aime passer d'une interview à l'autre et constater les écarts d'opinion. Et je dois l'admettre aussi, les différences de niveau de langage. Je ne sais pas exactement en quoi ce genre d'info est pertinente, mais la manière dont les différents artistes s'expriment ... C'est juste savoureux.
Ça doit être mon coté linguiste refoulée (haem..)

Et juste par ce que, comme promis par D. et C. , la chorégraphie envoie du rêve : Nellie the Elephant by Toy Dolls

Mais en réalité le sujet du jour n'a rien à voir avec le punk. Il se situe plutôt dans la SF.
En réalité le sujet du jour est Des fleurs pour Algernon de Daniel Keyes.

Et j'aime autant dire que ça va être difficile. Pas tant par ce que les mots me manquent mais par ce que je n'ai toujours pas réussis à identifier les émotions que m'a procuré cette lecture. 
Commençons donc par les informations factuelles. 
Des fleurs pour Algernon c'est un recueil de comptes-rendus tenus par Charly Gordon, adulte mentalement retardé, qui va accepter de servir de cobaye à deux scientifiques cherchant une méthode pour accroitre l'intelligence. Déjà concluante sur des souris de laboratoire (et plus spécifiquement sur la souris Algernon), cette expérience est testé sur l'être humain pour la première fois en la personne de Charly.
On va donc suivre tout au long du livre l'évolution spectaculaire de l'homme passant du retard mental au génie. Charly, bientôt, dépassera même ses "maîtres". Et une foule de questions se posent. 
Sur la tension entre l'intelligence et le bonheur. En devenant intelligent, Charly réalise que les gens qu'il considérait comme ses amis se moquaient de lui, il retrouve aussi la mémoire, les souvenirs douloureux liés à son enfance et à son ignorance. Et plus son intelligence croît, plus sa joie de vivre, sa confiance entre l'être humain vacillent. 
Mais un autre paradoxe intervient. Si son intelligence se développe, ses émotions, elles, peu stimulées durant ces années de béance intellectuelle, sont encore celles d'un jeune adolescent découvrant le désir, l'amour, la colère... 
Pour finir, l'un des thème récurrent est la question d'humanité. Le professeur Nemur, l'un des instigateurs de l’expérience semble considérer tout du long, être le "créateur" de Charly. Avant d'être intelligent, était il déjà quelqu'un ? Charly pense que oui et on a envie de le penser avec lui. Mais on s'interroge tout de même.
Si la plupart des personnages secondaires m'ont peu intéressée, j'ai en revanche ressentit une empathie immédiate pour Algernon, la souris à l'intelligence supérieure avec laquelle Charly se sent si lié.
Une empathie mêlé de terreur, car la quatrième de couverture ne laissait pas beaucoup d'espoir à Charly et à Algernon. Dès la première "rencontre" avec Algernon, j'ai sentit que ce livre me briserait le cœur avant la fin. 

Ca m'a pas vecsé pasque j'ai regardé Algernon et j'ai apri a allé jusqu'au bout du birinthe même si ca me prant lontan. Je savez pas que les souris été aussi un téligente. 

Bref, ça n'a pas loupé.
Qu'en dire ? J'ai été en larme durant environ les vingt dernières pages. Oui, littéralement, avec les spasmes nerveux et les maux de tête en fin de parcours. 
La dernière phrase à été un drame. J'ai vraiment cru que je ne pourrai plus jamais vivre après ça. Rien ne pouvait endiguer tout ça, j'allais mourir noyée dans mes larmes et c'est tout.
Je ne sais même pas pourquoi. J'en ai rapidement parlé avec G. qui m'a simplement dit que ça répondait à quelque chose de trop intime sur la liberté et le bonheur. 
Je me suis dit que finalement la naïveté était la chose la plus cruelle du monde.
J'ai eu envie de lire e livre à cause de son titre, que je continue a trouver étrangement magnifique. Je me rappelle avoir espéré que ça soit un roman sublime, juste pour pouvoir en dire du bien, par ce que ça m'aurait déplu d'avoir à critiquer un livre avec un titre aussi beau. Et bien je crois que tous mes espoirs ont été exaucés. Et même au delà, puisque Des fleurs pour Algernon s'est immédiatement hissé dans mon top 5, si  ce n'est carrément en deuxième place.
J'ai aimé l'idée, le style, le héros, les détails. Un seul regret peut-être : à l'apogée de son intelligence, j'aurais aimé un Charly plus technique, j'aurais aimé avoir vraiment l'impression que son intelligence avait dépassé la mienne, au point de ne plus rien comprendre. Stylistiquement ça aurait été plus pertinent. Mais pour un livre de 250 pages comportant un tel concentré de qualités, je pense que le reproche est carrément mineur.

En regardant Algernon se débattre cet après-midi, dans ses minuscules attaches, je les sentais autour de mes bras et de mes jambes, j'en étouffais et j'ai dû sortir du labo pour prendre l'air. 
Il faut que je cesse de m'identifier à elle.


R e q u i e m   p o u r   u n e   s o u r i s


Sur cette pseudo-critique engloutie par la subjectivité, je vous laisse. Après une matinée de manutention, mon corps réclame nourriture. Quel impertinent quand même ! (non vous ne rêvez pas je parle de mon corps à la troisième personne). 

Bien à vous, Scrat

lundi 18 juin 2012

Couloir du premier étage

 (Re)Lecture en cours : W ou le souvenir d'enfance - Georges Perec




Journée révisions avec G. et avant toute chose, je pense qu'il est important de vous communiquer la photo du jour :





Une fois n'est pas coutume je troc le thé pour la tisane (audacieux... je sais.) et je m'installe devant mon écran pour trois raisons. 
Petit 1) Quoique je n'ai rien à faire dessus en général, je suis toujours plus ou moins devant mon écran.
Petit 2) Ma mère m'a offert des roses du jardin. Roses que j'ai posées sur la table. Table devant laquelle je suis assise. Pouvant ainsi profiter du parfum des roses sus-nommées.
Petit 3) C'est bien beau de faire une liste de ses bouquins préférés, encore faut-il pouvoir en parler un peu.

Je me lance donc dans l'un des exercices les plus délectables (et difficile):
La critique d'un livre aimé.
Aujourd'hui ça sera donc Histoires Célèbres et Inconnues. 

Rien que la couverture fait rêver. Il faut dire que je suis parfaitement fan des illustrations de  Louis Arène qui est (semble t-il) un petit génie qui cumule les statuts de comédien, peintre et illustrateur. Les dessins sont, pour en revenir au propos, d'une poésie sans précédent. Bon je suis assez peu qualifiée pour parler technique artistique. Disons simplement que dans le contexte on est propulsé dans un univers à la fois doux et drôle qui s'accorde assez bien avec le texte. 
Histoires célèbres et inconnues est donc un livre qui réuni trois histoires, publié chez Gallimard jeunesse. Ce qui fait qu'un livre est classé en rayon jeunesse continue à m'échapper. Dans le cas présent j'imagine simplement que c'est par ce qu'il s'agit d'histoires courtes et illustrées reprenants des grandes figures littéraires. Mais très honnêtement, les contes de Fabrice Melquiot, s'ils sont accessibles pour les plus jeunes, offrent également une double lecture pour les adultes (plus que ça même).
Les trois contes nous racontent tour à tour Gulliver, Cendrillon et Casanova, dans des histoires totalement inédites et décalées. 
Évidemment ça pullule d'anachronismes et j'adore ( Gulliver est pote avec le géant vert, le prince charmant arrive dans sa Bentley et la cuisinière de Casanova est fan de Mick Jagger). Et puis surtout le style.. Le style est juste incroyable. On passe de l'absurde à la poésie. On pleure de rire et puis on pleure tout court. Pour vous donner un ordre d'idée (et vous spoiler éhontément la fin de Cendrillon):

En tout cas ils eurent beaucoup d'enfants, dont un particulièrement pénible qu'ils décidèrent de faire adopter. 
Et la vie passa sans qu'on sache très bien qui l'on était au fond, même si chacun faisait son possible pour trouver sa place et garder le cap, malgré les doutes. On était heureux. Heureux de vivre les questions en attendant les réponses.

Bref, j'étais tombée la dessus totalement par hasard dans une librairie à D. et je suis tombée sous le charme. Et puis restée sous le charme, ça va de soit. (2 chutes plus tard, ça s'entend..)
Les défauts de ce livre? 
"La vague" Suzy Lee - Kaléidoscope 2009
Honnêtement aucun. J'imagine que s'il est si bas dans ma liste (enfin tout est relatif) c'est simplement par ce qu'il est plus court, moins haletant que les autres. Il prend un peu moins aux tripes, mais ça fait rêver. Un peu comme l'album "La vague" de Suzy Lee. 

A part ça j'ai été au ciné dimanche soir pour voir 80 jours (Jon Garano)  et j'avoue avoir été un peu déçue. Ça promettait pourtant : Une histoire d'amour entre deux femmes de 70 ans, je m'étais dis "Waaa ça va être génial". Et puis enfait non. L'héroïne m'a un peu agacé et l'histoire en elle-même .. Et bien je ne l'ai pas vu commencer. Bref, je n'y ai pas cru (paradoxal de la part de quelqu'un qui a adoré Avengers... je sais.)

Sur cette critique absolument anti-constructive, je vais écouter Yesterday was hard on all of us. Essentiellement par ce que cette chanson donne l'impression d'être à la fin d'une histoire ou il n'y aurait plus qu'à être heureux.


" Ni Dieux , Ni Maîtres, Ni Parapluies"

Bien à vous, Scrat

vendredi 8 juin 2012

Seconde pierre

Lecture en cours : Des choses fragiles - Neil Gaiman

Thé au lait bien mérité après une journée de bachotage avec G. Je rame tellement en linguistique que je pourrais déjà avoir fait trois fois le tour du monde en barque.

Angoissée chronique, je réalise que les choses vont miraculeusement beaucoup mieux après avoir acheté des bouquins.
Les pillules du jour sont donc Des Fleurs pour Algernon de Daniel Keys (livre dont je guette le retour en bibliothèque depuis environ 2 mois. N'y tenant plus je l'ai acheté.), ainsi que Marie Stuart de Jean Deboeuf. Aucune opinion sur le potentiel littéraire de la chose, mais le personnage m’intéresse (ayant une culture historique malheureusement assez proche de zéro, je me dis que c'est un point de départ comme un autre).

Pour le programme de la soirée j'hésite. M'immerger dans "Des choses fragiles" ou regarder pour la quinzième fois "L'envolée sauvage" ? Bref, mes dilemmes ont quelque chose de tout à fait fascinants dans leur futilité.


"J'ai peur de ce qui m'appartient. 
Quel pacte est-ce que je brise lorsque je pense "Je", quand je suis toute seule ?" 
 Valentine Goby - Qui touche a mon corps je le tue

Willy Ronis Les Amoureaux de la Colonne Bastille, 1957

A part ça, je me suis livrée à un exercice des plus compliqués l'autre jour en essayant d'établir un Top 20 de mes livres préférés. Deux conclusions s'imposent :  Sélectionner les livres n'est pas très difficile, mais établir un ordre de préférence c'est plus tendu + La litté jeunesse est assez bien placée. Je ne suis surement pas encore vraiment entré dans la phase "adulte" de ma lecture. 

1 - La guerre des rêves - Catherine Webb
2 - Le quadrille des Assassins - Hervé Jubert
3 - La vie extraordinaire des gens ordinaires - Fabrice Colin
4 - Antigone - Jean Anhouil / Wicked - Gregory Maguire
5 - Dinky Rouge sans - Marie-Aude Murail 

6 - L'élégance du hérisson - Muriel Barbery
7 - A vos souhaits - Fabrice Colin 
8 - Nightrunner - Lynn Flewelling 
9 - Hamlet - Shakespeare
10 - Another Note - Nisioisin  
11- D'amour et de sang - Marie-Aude Murail 
12 - Maurice - Edward Morgan Forster 
13 - Hygiène de l'assassin - Amelie Nothomb 
14 - La vie blues - Han Nolan 
15 - Le bleu est une couleur chaude - Julie Maroh
16 - Nous sommes cruels - Camille de Peretti 
17 - Au secours, Pardon - Frederic Beigbeder
18 - Les dix petits negres - Agatha Christie
19 - Qui touche à mon corps je le tue - Valentine Goby
20 - Le meilleur des monde - Aldous Huxley

Bonus 21e place : - L'étrange vie de Nobody Owen - Neil Gaiman
                              - Les fleurs du mal - Baudelaire
                              - Histoires celèbres et inconnues - Fabrice Melquiot

Bien à vous, Scrat