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dimanche 5 avril 2015

Moulin à vent

Lecture en cours : Les crépusculaires - Mathieu Gaborit

Confiture fraise-coquelicot et café au lait pour un réveil smooth.
Question moral j'y vois toujours à peu prés aussi bien qu'a travers une pelle, mais cette ignorance me maintient donc dans un entre-deux que je ne peux qualifier de complétement mauvais. D'autant que cela a tendance à entretenir "l'ambiance" nécessaire à ma nouvelle du moment, donc au fond...
Bref, je n'arrive vraiment pas à parler de moi, j'enchaine donc.

Littérature en premier lieu. 
Rien de très très... 
Bon. Dieu vous bénisse, Monsieur Rosewater de Kurt Vonnegut, malgré ce titre a rallonge, le roman est plutôt court. L'humour est assez cynique et le portrait d'une societé capitaliste est explicite et grinçant. Loin d'être un roman cocooning ou tout un chacun est beau brave et courageux, ici, tout le monde a son lot de défaut, d'obsession, de nécroses mentales. La narration est assez nonchalante ce qui donne un "ton" assez particulier. Quoi que cela m’ait tantôt interessée, tantôt fait sourire, je ne me suis pas effondré de ma chaise non plus. Le coté fable moderne est assez bien foutu pourtant mais... Je ne sais pas, ça ne m'a pas transcendé. Je ne suis sans doute pas encore tout a fait mûre pour les bouquins qui veulent m'apprendre des trucs ;)

J'avais acheté au salon du livre, un très beau bouquin (d'un point de vue éditorial j'entends) de Christian Estebe, avec également un titre à rallonge :
Toutes les barques s'appellent Emma.
J'ai trouvé ça très mauvais.  Ce roman m'a beaucoup agacé : il contient tout un tas de choses que je n'aime pas. A savoir : des personnages prétendument marginaux mais en réalité sans aucune cohérence qui ne provoque pas la moindre empathie (Stève est geignard et m'a fait hausser es sourcils tout du long, Emma est insupportable et j'ai eu envie de la claquer... Même le psy est ridicule, tellement cliché dans son genre). On voit les intentions de l'auteur mais justement : seulement ses intentions, car dans les faits rien ne fonctionne, on y croit pas. Certain sujet ne sont pas du tout maitrisé (je sais que les drogués purs peuvent avoir un côté complaisant mais là, c'est juste un pitoyable crachat sur leurs gueules) ou d'une redondance sans saveur (Stève couche avec tous les personnage féminin, comme on irait boire un verre ). Le livre se répète énormément, l'auteur insiste en permanence avec les même idées et les même phrases et cela donne un côté creux et faussement pathos a l'intrigue.
L'idée aurait pourtant pu donner quelque chose de beaucoup plus sensible et organique, mais l'écriture, elle-même est très aseptisé (la conjugaison des temps par exemple.. on ne sait jamais si l'effet est voulu ou si cette conjugaison anarchique est une négligence) et en fait une caricature vaine, convenue et d'une fadeur infinie. 

 Du coup, pour me remonter un peu le moral, j'ai décidé de me plonger dans une valeur sure, avec Florent Chavouet et sa bande-dessinée de voyage  Manabe Shima. C'était, comme prévu très très chouette. Sans parler des illustrations tout en douceur que j'adore ou de la composition (narration ondulante mais assez intuitive), les portraits de personnages, la découverte du lieu, l'humour un peu moqueur mais toujours très tendre. Ah oui, non, c'était vraiment cool et ça donne follement envie de partir en vacances. 
Il faut vraiment que je persévère avec cet auteur, ça vaut carrément le coup ! 



[ je fume une clope de transition mais comme vous ne pouvez pas le voir, 
je vous propose d'écouter ça en attendant ]


Cinéma. Rien de... ici non plus. 
J'ai regardé Dans l'ombre de Mary (John Lee Hancoke) que j'avais manqué au cinéma et dont l'argument principal était certainement Emma Thompson. Revenant sur la création du film d'animation de Disney, Mary Poppins et des rapports difficiles avec sa créatrice, hanté par son enfance. Le film est sympa, un chouillat plus dur que ce que j'avais imaginé mais finalement, pas tant. sans parler du fait que tout est dans la bande annonce (putain on pourrait en reparler de ça d'ailleurs : depuis quelques temps je passe mon temps a fermer les yeux et me boucher les oreilles pour ne pas me faire spoiler par les bandes-annonces quand je vais au ciné et ça commence à doucement me faire chier), l'ensemble du film n'est qu'une introduction et un épilogue pour UN SEUL passage. Tout le propos du film tient dans une scène. C'est un peu dommage, je trouve. Mais enfin bon, ça se laisse regarder et le jeu d'acteur est tout de même plutôt plaisant. 

Autre découverte, d'un film qui n'a eu aucune influence médiatique - je ne suis même pas sure qu'il soit sortit au cinéma- mais qui bizarrement est tout le temps emprunté à la bibliothèque : La troisième partie du monde (Eric Forestier). où "quand le cinéma français s'essaie au fantastique".  Je n'ai pas été entièrement convaincue. Ni par le jeu d'acteur, ni par l'histoire qui ne se veut pas trop explicite mais qui du coup semble rester en suspension la plupart du temps. l'idée était pourtant louable et assez sensible. C'est un joli essai, encore très imparfait mais avec quelques idées et des métaphores bien choisies, quoi que parfois entendues.


Pour finir, hier, engluée de fatigue pour cause de nuit furieusement blanche, j'ai trainer mes guenilles jusqu'au cinéma pour voir le nouveau Cendrillon de Disney. Et c'était minable. Procédé impardonnable de ré-adaptation qui n'est même pas une ré-écriture. 
Prenez Maléfique par exemple : La démarche était assez mercantile et le film n'était pas transcendant d'originalité mais au moins, ça avait le mérite de ré-inventer l'histoire en imaginant un autre point de vue.  Là, c'est un copier-collé du Disney d'origine, la seule différence étant le passage de l'animation au film. Il n'y avait strictement RIEN d'autre. Ce n'était même pas à chier comme Divergente qui avait au moins eu le mérite de me faire mourir de rire. Là il n'y a juste.. rien. Je me suis complétement ennuyée.
Bon je me doutais que ça ne casserai pas trois pattes a un canard mais quand même, MERDE !  A ce point là ! bref, vous pouvez vous en dispenser. Très largement.

Voila. Sur ce, je vais reprendre le cours de mon dimanche, essayer de mettre un point final au premier jet de ma nouvelle, et tenter de consommer des objet culturel un peu plus substantiels pour la prochaine fois. 

Bonne chasse à les oeufs de Paques. 

Bien à vous, Scrat

lundi 2 mars 2015

Cave

Lecture en cours : Ganesha - Xavier Mauméjean


Je ne sais pas trop comment je vais, ce qui est mon état le plus courant.
A part ça, rhume oblige je fume moins, mais encore, car c'est un de mes rare plaisirs du quotidien avec "regarder mon chat se battre avec sa queue". Cette ville aspire mon énergie vitale c'est complétement fou.


Dans tout ce vide intersidéral, je suis tout de même arrivée au bout de ma ré-écriture de Peau d'Âne et à peine ais-je eu le temps d'en être satisfaite, voila que j'attaque autre chose, autour du mythe de Peter Pan cette fois. La tâche est d'autant plus ardue que cette histoire me tient à cœur et que ça fait quelques années qu'elle me trotte dans la tête. Faut pas que je me foire sur ce coup là.
Bref je galère a pondre mes premières lignes, ce qui est rare : en générale c'est ce que je préfère. Je pourrais passer ma vie à n'écrire que des débuts (et à en vivre aussi, je suppose).

En parlant de début, l'année dernière j'étais ressortie du salon du livre avec beaucoup trop de bouquins, dont Moi, Lucifer de Glen Duncan, que j'avais abandonné au bout de la 30e page environ. Bien que cela ne m’ait pas du tout emballée, je me suis retrouvée il y a deux semaines sans plus rien à lire sous la main (enfin rien de nouveau qui me donne envie), alors afin de passer la soirée, j'ai repris ce roman en me disant qu'il serait toujours temps de l'abandonner le lendemain. Et bien finalement pas du tout. La dernière page tournée, je dois même admettre que le résultat était TRES chouette. Sur le fond en tout cas, et je pense que tout le probleme vient de là. La forme est un long monologue qui évolue de digressions en digressions et ça explique ces débuts difficiles. Je déteste quand ça digresse trop, ça m'agace. Dans la vie, je ne supporte pas que l'on commence trois phrases à suivre sans en finir aucune et c'est globalement l'impression que 'écriture donne ici. Ça plus l'adresse direct de Lucifer (le narrateur, comme le titre le laisse supposer) a l'humanité, ponctué de "mes petits chéris", ça m'avait carrément fait grincer des dents. Donc pour la forme il m'a fallut m'habituer. mais en dehors de ça. Le propos est vraiment vraiment intelligent et ça aborde/questionne plein de choses avec pas mal de finesse. Les notions de bien, de mal, de liberté, de croyance (Le passage de Ponce Pilate est juste énorme). Bref en définitive je suis très contente de cette découverte, de cette pensée, qui vaut vraiment le coup. Dommage pour l'emballage (Narration + Trame de fond) mais pour une fois cela ne suffit pas a ruiner le livre.

Dans la foulée, j'ai aussi lu Le CV de Dieu de Jean-Michel Fournier mais c'était très moyen. Quelque bonnes idées mais plutôt superficiel, cela a été mieux fait ailleurs (cf. La nostalgie de Dieu  de Marc Dubuisson ou DIEU en personne de Marc-Antoine Mathieu). Mais bon, c'était drôle de lire les deux à suivre.

Autre registre avec le prix Femina 2012 : Certaines n'avaient jamais vu la mer de Julie Otsuka. Moi qui ne suis pas adepte de l'écriture en liste (décidément c'est l'article de "l'exeption qui confirme la règle") j'ai beaucoup apprécié ce roman qui se lit en deux temps trois mouvements (ou deux jours dans mon cas). Alors ce n'est peut-ètre pas non plus la revelation du siècle mais ce choeur de japonaises émigrées a quelque chose de tout a fait hypnotisant. Se côtoient des occurrence tristes et tragiques avec des occurrences plus douces, des phrases qui sont autant de morceaux arrachés, de vies en vies. L'ensemble est mélancolique et lucide, avec une forme qui devient vite carrément poétique et ce "nous" narrateur nous englobe tout à fait. Néanmoins, la fin à  mon avis rompt totalement avec le reste et casse non seulement le rythme mais aussi la logique du roman. C'est très dommage car cette boucle jusqu'a la disparition était une bonne idée et aurait pu etre bouleversante. Mais le "nous" a été mal utilisé, juste pour la fin et c'est vraiment vraiment très embêtant; personnellement ça m'a laissé sur une impression de maladresse impossible à ignorer. 
  
Nul artiste ne sait tout mais chaque artiste en sait plus qu'il ne peut en dire.  L'art est donc forcément un mensonge par ommission. 


Le seul film vraiment "neuf" que j'ai vu était Vincent n'a pas d'écailles (Thomas Salvador) et même si ça promettait d'être hyper cool, finalement le résultat était entre deux eaux (oh le jeu de mot ! oh le jeu de mot !). Il y avait de très belles images, de bonnes idées un jeu intéressant sur le silence et l'ensemble était bien mis en scène et bien monté. MAIS. 
Bah le format ne semblait ne semblait pas correspondre. Ça aurait fait un (très) bon court-métrage mais en film d'un heure et demi ça se traine vachement et si la lenteur fait partie intégrante du film, les rallonges de certaines scènes affadissent le propos. Bref un film sympa mais vraiment sans plus, pas très vibrant. A tester mais peut-ètre pas en salle. 


Sinon je n'ai vu que des "vieux trucs", enfin je veux dire rien qui soient dans l'actualité cinématographique. 
Découverte d'un classique que l'on m'avait de nombreuse fois recommandé : Le festin de Babette (Gabriel Axel). Là encore la lenteur et la sobriété sont maitresse (non ce n'est pas un blockbuster de super-héros, désolé de vous décevoir ) et je n'ai au fond pas grand chose a y ajouter. L'ensemble est très sensible même si ça ne m'a pas bouleversée, on sent que les héros du film sont davantage les non-dits, les supposés, les esquissés. Mais c'est agréable (et ça donne un peu l'eau a la bouche quand même, le titre n'étant pas trop menteur). Pour ceux qui ne l'auraient pas vu, je vous conseille de ne pas lire de résumé au préalable car toute l'histoire y est contée. Ce n'est pas tragique mais tant qu'a faire je pense qu'il vaut mieux y aller complétement en aveugle.

Conseillé par ma petite A. j'ai regardé -en aveugle justement- Le ventre de Juliette (Martin Provost), sans avoir aucune idée de ce dont ça parlait. Une grossesse en l’occurrence et... je n'ai pas trop aimé. bon j'ai pas envie de cracher sur le film car c'est loin d'être un total échec, mais déjà, j trouve que le propos n'a pas très bien vieillit et a quelque chose de très niais (il y a aussi des idées sur la famille que je trouve un peu limite mais c'est difficile de condamner un film qui a dix ans là dessus). Et puis je ne me suis tellement pas attachée au personnage de Juliette que ça a rendu l'ensemble difficile a suivre. N'ayant aucune empathie pour le personnage principal, cela m'a beaucoup freiné dans mon appréciation de l'ensemble BIEN QUE on évite certains clichés et qu'on trouve quelques éléments de scénario bien ficelés et inattendus.

Bon je m'arrête là pour les films avec un prénom dans le titre et je passe a mon petit coup-de-coeur : This must be the place (Paolo Sorrentino). Sean Penn y est brillant, la BO est géniale, le portrait des persos est subtil et touchant, la mise en scène est nickelle, les images fort jolies, le ton est décalé. Bref il n'y a pas grand chose a en dire : c'est drôle et émouvant et prenant et ça aborde plein de chose sur l'identité, l’héritage, la vengeance, l'age adulte, le deuil... Raaah moult sujets ! C'est vraiment vraiment excellent. Alors je pense que le film à quelques longueurs et qu'il n'a pas du faire l’unanimité (on pourrait lui reprocher son coté toc) mais je ne sais pas... moi il m'a beaucoup plu et je pense que ça vaut vraiment le coup de se laisser porter.


You never took up smoking because you remained a child. 
Children are the only ones that never get the urge to smoke.

Bien à vous, Scrat

vendredi 19 décembre 2014

Dortoir

Lecture en cours : Les milles et une guerres de Billy Milligan - Daniel Keyes

Sur le départ. Avec une heure d'avance. Donc clope. 
Et un peu de CRS mélomane pour la forme. Parce que j'ai retrouvé la forme, oui. Médicalement je veux dire. D'un point de vu littéraire, l'ambiance est plutôt à la flemme. Il faut dire qu'écrire en vers c'est sympa mais seigneur, qu'est-ce que ça prend du temps.

J'ai donc lu des trucs plutôt heu... on va dire "facile d’accès" comme ça je ne vexerai personne.
Pour commencer un livre qui était en pense-bête sur ma liste de lecture depuis... peut-ètre deux ans. Amoureux de l'univers de Jane Austen, vous aurez peut-être remarqué le nombre hallucinant de fictions-dérivées de cet univers. Souvent ça scuinte la médiocrité, mais de temps en temps on découvre un concept qui a l'air sympa. C'est le cas de La mort s'invite a Pemberley de P.D. James qui a décidé d'utiliser le cadre d'Orgueil et préjugé pour écrire un roman policier. Comme je le disais, le concept est plutôt cool. Bon dans les faits j'ai été vachement déçue. Pourtant ça partait plutôt bien, pendant les première page je me suis dit "c'est sympa, ça se lit vite, on retrouve une petite touche d'ironie dans les portrait de perso assez fidèle à l'esprit du roman". Mais bon, rapidement c'est partit en couille. Enfin rien de tragique mais une intrigue assez palotte, et simple. malgré les détours fait pour nous plongé dans la psychologie des personnage, l'auteur n'arrive jamais a créer une ambiance et on a pas l'impression que le livre démarre. Le crime manque de saveur, l’enquête aussi (et la résolution se fait dans les dernier chapitres, a toute vitesse, sans subtlité). Les rares indices qui nous sont donné sont épais comme de la pâte a pancake, mais il y a aussi beaucoup de rétention d'information qui arrive a la fin sans avoir été introduit plus tôt et ça rend l'ensemble assez moisie. 
Le bouquin n'est pas complétement nul en fait mais l'aspect "roman policier" c'est un peu louper. Bon il faut dire que je ne suis pas une grosse fan du genre si on excepte les Agatha Christie (et éventuellement quelques Mary Higging Clarke), donc je suis peut être un juge un peu sévère. N'empêche que j'ai l'impression que le roman se lit sans laisser aucune trace.

Du coup j'ai relu Le crime de l'orient-express, et ben ce n'est pas la même tisane, même si je le connais par cœur et que donc je n'ai plus la moindre surprise. Ça reste infiniment mieux construit/dosé.

La dernière fois je vous avait parlé de la série des contes des royaumes de Sarah Pinborough, avec une ré-écriture de Cendrillon. Malgré tout le mal que j'en ai pensé, j'ai lu la suite, sobrement intitulé Beauté.
Et j'ai l'honneur de vous annoncer qu'il est carrément moins mauvais que son prédécesseur. Pas "bon", mais tellement moins pénible que ça m'a presque fait plaisir.  Bon evidemment, le niveau de niaiserie est écœurant, les ficelles sont énormes et je suis contente que ça n'ai pas duré trop longtemps. Mais quand même, il y a un effort. Un peu moins de scène de cul mal faites, un peu plus de sang (même si ça a un coté grand-gignolesque, au moins, l'auteur a ce coup ci vraiment essayé d’insérer un peu d'horreur, a défaut de suspens). Dans ce tome il y a beaucoup plus de mélange entre différents contes, ce qui a le mérite de rendre curieux, en dépit de l'aspect "fan-service".  Quelques bonne idée (pas originales mais raisonnablement bonnes). Bref. Je pense que ce tome de conclusion doit sauver la série. 
Enfin sauver... Comme une bouée vous sauve d'un naufrage en haute mer par -1°.

Voila, donc je me sus vite remise à Daniel Keyes et j'ai même acheté le nouveau Gaiman parce qu'il état temps que je relève le niveau de mes lectures.

Rayon ciné rien de très miraculeux. J'ai finalement regarder Virgin Suicid (Sofia Coppola), film culte que toute ma génération a vu depuis belle lurette. Le défaut étant bien sur que je connaissais l'histoire quasiment en détail ce qui amoindrit sans doute la force du propos. Néanmoins ça m'a plu. La mise en scène, les choix esthétique sont sans rien a redire, le message reste très net malgré ses contours flous et ses questions non-résolues. On s'attache assez vite aux personnages, mais on aimerait que ça dure un plu longtemps peut-ètre ? Les rencontrer davantage. C'est bien fait, car le spectateur se confond rapidement avec les quatre narrateurs. J'essaierai de lire le roman à l'occasion. 

On veut juste vivre. Si on nous laisse. 


Sur les conseils de F. j'ai découvert un autre film a la poésie SF : Upside Down (Juan Solanass) (j'adore le titre). C'est un film un peu frustrant parce qu'il y a vraiment de superbe idée et ça aurait pu être un carton. Mais force est de constater que ça manque un peu de muscle sur le squelette. Le scénario évite quelque écueil mais dans l'ensemble ça passe sans qu'on ne ressente jamais vraiment beaucoup de tension.
En fait c'est surtout l'univers qui est bien pensé (même si ça m'a un peu filé le tournis, mais il est possible que ça ne soit que partiellement la faute du film vu que j'étais encore complétement sonnée quand je l'ai regardé) et qu'on aurait aimé voir se développer. L'histoire d'amour est... très pâlichonne mais pas trop niaise, donc ça repose. C'est un joli film à voir mais pas quelque chose d’inoubliable je pense.



Étonnement, le film que j'ai le plus kiffé ces derniers temps à été Bliss (Drew Barrymore). Pourtant dans le genre "shema de scenario vu et revu" ça se pose.
Mais je ne sais pas. Il y a une dynamique très très cool a maté dans ce film. On est vite prit par les compètes de roller-derby, on s'attache aussi a cette anti-héroïne (mais de toute façon, comment ne pas s'attacher à Ellen Page ?). J'ai trouvé les personnage très bien géré car même s'il son tous stéréotypé, ils sont incarné avec pas mal de subtilité et à une exception près (il fallait bien une antagoniste... je suppose), les persos deviennent assez réalistes et on nous épargne un certain nombre de situation absurdes. Ça donne l'impression que l'équipe s'est bien amusé à faire ce film.
Enfin ne me faite pas dire n'importe quoi non plus, c'est très loin d'être le film du siècle et je ne le recommanderai pas en masse, mais moi je me suis bien amusée en le regardant. Ah et la BO est très cool. Accessoirement.



Bon aller, je vais aller vérifier que je n'ai rien oublié d'essentiel et me fumer une ou deux dernière clope avant de mettre les voiles.

Bien à vous, Scrat


mercredi 14 mai 2014

Plage artificielle

Lecture en cours : Les salauds Gentilshommes, Les mensonges de Locke Lamora - Scott Lynch

Cigarette du matin et bananes plantin !
Nan je déconne. C'est juste un pretexte pour faire une transiton sur mes vacances sous les tropiques


Voila, alors maintenant que vous êtes jaloux, je peux commencer !

Qui dit voyage dit évidemment avion, et qui dit avion dit "films vu dans l'avion". Bon en l’occurrence il n'y  avait pas des masse de choix (et étrangement je ne me sentais pas de revoir Hunger Game), donc j'en ai profité pour tenter un p'tit film français : Les saveurs du palais (Christian Vincent).
C'est l'histoire de Hortense, cuisinière dans le Périgord, qui va être choisit pour s'occuper de la cuisine privé du président de la République, un monsieur vieillissant adepte de bonne bouffe du terroir. C'est assez palôt en fait comme film. Du début  la fin j'ai eu l'impression qu'il ne se passait rien, à part l'évidence implicite à ce genre de film : on va lui en faire baver par ce que les autres cuisinier sont pas sympas, qu'elle dépense trop, que sa cuisine n'est pas assez dietetique etc, etc. Bon, c'était très bien pour l'avion mais vraiment sans plus, je m'attendais a ce que ça soit plus drole que ça quand même.


Pour resté dans l'esprit "Catherine Frot", j'ai aussi regardé un film sortit il y a un moment : Imogene McCarthery (Alexandre Charlot et Franck Magnier), qui d'après l'affiche me laissait espérer l'une de ces petite comédie policière inspiré de romans anglo-saxons (dans la veine de Mon petit doigt m'a dit ou L'heure zéro). Alors pareil, c'est sympathique mais sans plus. Pas aussi chouette que les deux autres films sus-nommés en tout cas. Lambert Wilson est furieusement dénué de tout charisme et l'intrigue est un peu facile, avec des notes d'absurde qui passent plus ou moins bien. Ça se regarde, mais je pense que d'ici deux mois, j'aurais complétement oublié ce film.


Et puis hier soir, prise d'une envie de sortir après trois jours de boulot légèrement intensif, j'ai enfiler mes pieds, jusqu'alors inutiles, et j'ai marché jusqu'au cinéma le plus proche pour aller voir Libre et assoupi (Benjamin Guedj) , qui n'était pas DU TOUT sur ma liste de film à voir. Et c'était plutôt une bonne surprise. Ca n'a rien de révolutionnaire ou de particulièrement exceptionnel, mais le présupposé de base est un peu original et Baptiste Lecaplain porte très bien le rôle du gentil mec qui ne veut rien faire. Sans être transcendant, le film réussit tout de même a passer à côté d'un certain nombre de clichés et même si ce n'est pas très profond, ça sonne tout de même assez juste. La BO est assez chouette, on se laisse porter, on rigole. Je ne suis pas sur que le film restera dans les annales, mais on passe un bon moment.  Petite mention pour Denis Podalydes, plus vrai que nature en conseiller de la CAF conventionnel et adorable qui aime les gens et qui ne colle d'étiquette sur le front de personne.
J'ai aussi beaucoup aimé la scène de la danse , pas jubilatoire mais presque. Extrêmement rafraichissante en tout cas. =) 

C'est dommage que la réalité manque d'imagination

Voila pour la partie ciné. 
Au niveau bouquin, pas grand chose. Ma collection de Harlequin s'est agrandit avec mon anniversaire et ça fait très joli dans les toilettes. Je vous en raconterait un, un de ces quatre, si vous êtes sages.
J'ai un peu lu aussi, quand je prenais le soleil sur la plage (niark niark niark). 
Il y a eu L'amour, roman de Camille Laurens ( dont j'avais beaucoup aimé Ni toi ni toi moi).  La dame à l'art de faire de belles phrases et de proposer de jolies réflexions. On sent qu'elle a passé sa vie à essayer de démêler tous les fils de l'amour, de reflechir à ce sujet, de l'analyser en long en large et en travers, et de temps en temps, au détour d'une page on a l'impression d'effleurer la vérité. Mais.

Voila la nouvelle mode : la pensée amoureuse. C'est finis "Je t'aime", ça n'a plus court, bientôt c'est une phrase qui va disparaitre [...] Ce que j'ai pu détester ce verbe au début : penser, lâche substitut d'aimer, partout je n'entendais plus que lui. [...] Je pense à vous, j'ai pensé  vous, je penserai à vous - Il est vrai que c'est plus simple à conjuguer sans drame à tous les temps, tandis qu'aimer, a part le présent ... Au fil des mois j'ai accepté cette pensée, ce pansement qu'il mettait sur l'absence. [...] Après tout c'était peut-être ça l'amour : avoir toujours le soin de l'autre? C'était peut-être mieux, au fond, de penser au lieu d'aimer, plus juste : ne jamais employer de mots plus grands que les choses.

Mais j'en ressort quand même avec une impression mitigée. J'avais la sensation de lire un truc que j'avais déjà lu quarante fois. Il y a une espèce de convention dans les nouveaux-romans-un-peu-biographiques-des-auteures-françaises-contemporaines qui aplanit totalement le truc. Elles écrivent bien, elles parlent du corps et de l'amour, comme pour réintegrer des opinions de femmes dans la littérature, mais ces opinions sonnent toujours pareil. Camille Laurens, Valentine Goby, Brigitte Giraud.. C'est toujours un peu la même chose. Ce n'est pas grave, ce n'est pas un mal : toutes ces femmes parlent d'elle-même, c'est juste que "elle-même" ressemble de manière troublante à toutes les autres. Ça me fait chier. Un peu.
D'autant que cela devient impossible de trouver le moindre truc sérieux qui ne fait pas d’amalgame amour/sexe et que ça commence à me saouler profondément. D'ailleurs je remercie Maia Mazaurette pour son article sur l'asexualité. Ça change un peu. Cette femme a décidé de monter dans mon estime cette année on dirait !

Bon aller, je change de sujet. J'ai enfin lu le dernier tome de La trilogie de Bartimeus, signé par Jonathan Stroud. Je ne sais pas si vous vous souvenez mais le deuxième tome, m'avait un peu.. moins plu (on va dire). Et bien La porte de Ptolémé, qui boucle la saga, remonte en flèche. C'était GENIAL ! J'ai dévoré l'histoire. Non, mais sans blague c'est vraiment une excellente trilogie. Ca fait reflechir à des notions sur la politique, le pouvoir, les inégalités, sans jamais que ça devienne rasoir ou moralisateur, l'action reste au top jusqu'au bout, on est embarqué par les péripéties, le rythme est bon et les personnages ne sombrent jamais dans la facilité du bien ou du mal. Les liens d'amitié ne sont pas ridicules et excessifs, au contraire, tout est nuancé et en plus ça regorge de bonnes idées et d'inventions. Ça prend le contrepied de tout ce qui peut être reproché à la fantasy et j’adhère à fond ! La fin est abrupte, on n'arrive pas à croire, que merde, ça y'est, c'est terminé. Je peux difficilement en dire plus sans spoiler donc je m'arrête là, mais franchement, ça vaut le coup !

________________________

(petit coup de coeur pour la musique de la bande annonce de Grace de Monaco
Divineri, signé par Ludovico Einaudi)

A part ça, je rend mes 8 premiers chapitres pas plus tard que demain. Je commence  à avoir un peu le trac et à penser que j'ai vraiment écrit un truc minable. Et que ça va me couter super cher en impression aussi par ce qu’après avoir fait un peu de mise en page, j'en suis à 215 pages quand même (+ les annexes). Bon. croisez les doigts pour moi en tout cas.

Bien à vous, Scrat


PS : Et si vous voulez un conseil de bonnes vidéos à regarder sur internet, intéressez-vous à Crossed, la chronique films & jeux vidéo de Karim Debbache. C'est très drôle, très intelligent et j'adore.

vendredi 17 janvier 2014

Grenier



Monbaz et clope et bouillotte aux noyaux de cerises.

J'ai pleiiin de truc nouveaux dans ma besace (enfin "nouveaux".. pour moi quoi, comme d'habitude) 
Je vous balance du fond sonore au choix ( donc ici, là ou loin) et en avant. 

Bon déjà parlons Séries. Non-contente de devoir faire un mini-mémoire sur Docteur Who (oui. peut-importe ce que vous faites comme études, c'est imbattable), j'ai aussi pu voir des nouvelles saisons attendues depuis super longtemps. 
A commencer par la Saison Trois d'Herocorp. Fan depuis maintenant cinq ans, j'ai eu le plaisir d'apprendre en début d'année que CA Y'ETAIT ! Enfin ! La saison trois débarquait malgré son parcours ultra chaotique et sa pérennité incertaine. Donc évidemment, comme d'hab j'ai attendu que toute la saison soit sortie pour tout regarder d'un coup en mode grosse boulimique et ne pas souffrir de l'attente entre chaque épisodes. Ce qui est complétement con, puisque de toute façon, ça se termine sur un cliffanger magistral.  Enfin j’espère que c'en est un. Sinon je pense que j'étrangle Simon Astier et Alban Lenoir si je les croise. Bon indépendamment de ma frustration extrême j'ai beaucoup aimé ce nouveau volet d'aventures. La série gagne beaucoup avec le changement de format (7min au lieu de 20) et on retrouve le même humour qu’auparavant. le scénario s'oriente néanmoins vers des problématique plus grave et les personnages semblent devenir plus adultes. 


Sinon, évidemment, j'ai attaqué la saison 3 de Sherlock. Bon je n'ai pas encore vu le dernier épisode, que je me réserve justement pour ce soir mais pour l'instant ça envoie du steak. C'est Sherlock quoi...
J'apprécie beaucoup le jeu avec la diégèse et ce que l'on sait (ou plutôt que l'on ne sait pas) du canon. 
Fidèle a lui-même, notre personnage de détective sociopathe semble néanmoins s'ouvrir un peu aux autres et devenir un chouillat plus sensible. Ne montez pas au plafond, j'ai dis un chouillat.
N'ayant pas lu les livres depuis.. pfioou mille ans, je me laisse surprendre et j'adore.
Le personnage de Mary est aussi trés appréciable car au lieu de se vexée, elle accepte totalement le meilleur ami de Watson (je n'aime pas les portrait de copine casse-couille ultra fréquent dans ce genre de truc). Watson qui est toujours brillament interprété par Martin Freeman soit dit en passant.



J'ai réussis à bouquiner un peu (faut dire que je n'ai pas grand chose a foutre depuis que je suis rentrée chez moi ...)
En plus du Tome 20 de Pandora Hearts (je commence a décrocher) et du formidable nouvel opus de Blacksad (Amarillo) j'ai aussi dévoré (quasi littéralement) le premier tome de La Trilogie de Bartimeus, signé par Jonathan Stroud. Bon encore une fois je ne suis pas très en avance sur ce coup là, puisque ça date de 2003, mais enfin mieux vaut tard que jamais (que ferais-je sans formule toutes faite ?). Et en l’occurrence mieux vaut beaucoup n'être pas passé a coté par ce que c'est top. Le rythme est excellent, l'intrigue et les effets de suspens très bien dosé ce qui fait que c'est fort difficile de décrocher. Bref j’achète le tome 2 dès que possible. Je le conseil au gens qui cherche des univers et des histoires un peu "neuves" au niveau fantasy. Oui, même si vous n'êtes pas un public "jeunesse".

Sinon, j'ai (quelle surprise) été voir Yves Saint Laurent (Jalil Lespert) au ciné (comment ça j'ai été
influencée par le casting ? Mais non..). Et bien sur la performance des acteurs est juste hallucinante. Toutes critiques font les louanges du travail de Pierre Niney pour le personnage de Saint Laurent et franchement.. Je ne peut qu'approuver et en remettre une couche. Cependant le personnage reste difficilement attachant, un peu trop en marge. Qualités et défaut sont parfaitement traduits mais je ne me suis pas sentie investie émotionnellement auprès de ce personnage. En revanche celui-de Pierre Bergé, interprété par Guillaume Galienne m'a beaucoup émue. J'ai souvent eu des frisons. Il y a de la graine de grandiose dans ce film. C'est indeniable. Bref j'ai vraiment apprécié.

Sinon j'ai aussi eu la chance infernale de pouvoir me taper l’incruste pour le spectacle de danse Swan Lake de la très jeune et vraisemblablement très talentueuse Dada Masilo. Une demi-heure d'attente febrile pour récupérer une place mais ça valait le coup. Ce (trop) court spectacle d'une heure est un pur bijoux. Un mélange entre danse africaine et danse classique, sur cette musique si célébrissime qu'est celle du Lac des Cygnes, avec une histoire ré-écrite et un prince qui tombe amoureux d'un homme. D'un cygne noir. Ce qui est incroyable c'est que bientôt, ne reste sur scène que des corps dansant. On ne voit plus la couleur de la peau, on ne voit plus qui est homme et qui est femme. C'est sublime et bouleversant.

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Sur ces bonne paroles, je vous laisse sur un extrait de projet sur lequel je bosse. Et accessoirement je retourne bosser dessus.

Bien à vous, Scrat
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Aumônières de sarabandes
farcies à la relation syntone

Ingrédients :

  • 8 feuilles de brick
  • 4 tiges de ciboulette
  • 1 sarabande
  • 1 de relation syntone
  • Une bouteille de longueur d'ondes
  • 4 cuillères de chagrin
  • 50g de beurre
Niveau : Facile
20 min

Remarque : La relation syntone prend beaucoup de temps à se préparer. Soyez sur que votre relation est parfaitement syntone avant de l'utiliser pour votre recette. Vous pouvez la stimulez avec quelques cuillères de longueur d'onde reparties dans le temps avec parcimonie.



Dans une casserole, faites fondre le beurre. Puis badigeonnez chaque feuilles de
brick de beurre chaud pour l'assouplir.

Pelez la relation, enlevez le cœur, brisez le et ramasser consciencieusement les
éclats.

Déposez au centre de chaque feuille de brick un morceau de sarabande
préalablement coupée en binaire, une cuillère de chagrin et une cuillère d'éclat de
relation.
(Conseil : Utilisez deux feuilles de brick pour rendre l’aumônière irrévocable)

Fermez l’aumônière en ramenant les bords vers le haut et en les attachant avec
une tige de ciboulette.

Déposer sur un terrain glissant et enfourner dans un four préchauffé à 250°C
pendant 3 à 4 minutes, le temps de les dorer légèrement.

Sortir du foyer et ne jamais revenir. 

vendredi 6 décembre 2013

Dirigeable

Lecture en cours : Avant le Déluge - Raphaël Albert


Bière-clope-chaton. Bonjour le combo du vendredi soir. ;)

Rien de folichon dans le donjon scratien ces derniers temps. Enfin, j'ai retrouvé la motiv pour mon projet de Master (mais par contre je sature grave d'écrire pour mes cours. Je commence à épuiser mes idées et à tourner en rond). Vivement les vacances. 

Avant toutes choses, je vais revenir sur l'épisode 50 ans de Doctor Who : The Day of the Doctor. Je le DOIS ! Rassurez-vous, je ne spoilerai rien, au cas ou vous ne l'auriez pas encore vu. Mais il est juste ENORMISSIME ! Voila. je l'attendais depuis longtemps et je ne suis pas du tout déçue. Bon, je ne vous cache pas qu'il y a des incohérences. C'était obligé je suppose. Mais enfin rien de grave déjà, et puis honnêtement.. 50 ans de voyage temporel.... Ça serait incroyable qu'il n'y en ai pas eu. En tout cas, ça déboite totalement. J'ai vraiment hâte de découvrir l'épisode de Noël (Guess what : Je sais comment occuper ma soirée du 25) et d'attaquer la saison huit avec ce nouveau Docteur (J'adorais Matt Smith mais je suis contente que ça change)
Enfin bref voila, je brule d'impatience, du coup j'ai récupérer les épisodes spéciaux que j'ai raté et je vais regarder ça ce week end (par ce que je ne suis vraiment pas consciencieuse.)



Mais comme il faut bien s’occuper en attendant, j'ai vu d'autre films (et oui..) 
D'abord, avec mes coupine es bibliothèque, on a été voir Quai D'Orsay (Bertrand Tavernier) et nous avons bien rit. Il faut dire que le chapitrage était fait avec les fragments Héraclite qui sont précisément au programme ce semestre-ci.  Je suis la millième à le dire, mas Thierry Lhermite est vraiment au top dans ce rôle qu'on croirait taillé sur mesure.  Bref c'est un film comique, dynamique très réussis. Il ne faut pas s'attendre à une intrigue linéaire, ce sont davantage une multitude de croquis sur la vie ministérielle. Et même si des caricatures sont faites, les personnages restent très humains, très réalistes ce qui est vraiment un plus pour moi. 

                                              Sortez-moi le président du canadien !

Et puis sinon, je sors tout juste du ciné, donc vous allez avoir droit à une critique à chaud du nouveau disney La reine des neiges (Chris Buck). Il y a des choses superbes, à commencer par le dessin. Personnellement j'adore ce nouveau style déjà présent dans Raiponce et Les cinq légendes. C'est je crois un bon dessin-animé avec des princesses comme j'aime. Bon malheureusement il y a aussi des défauts notables. Celui qu'il faut vraiment déplorer c'est ... La musique. Oh Gosh! Les chansons dans ce films sont nulles et trop présentes (je sais que c'est un Disney et donc que des fois les personnages se la jouent comédie musicale sans raison, mais là c'était vraiment pourri). Aprés bon, les autres reproches que je ferais sont plus des petites déceptions. Des choses que je trouvais bien et qui finalement ont été ruinées. Pour ne pas en dire trop je dirais que le prince Hans était un personnage qui donnait une dimension vraiment intéressante à l'histoire jusqu’à ce qu'on retombe sur un cliché. Et à part ça, la chanson des trolls état de trop. On savait bien que les choses allaient tourner dans cette direction  et avec cette chanson ça devient juste trop évident et gros pâté. (je sais pour ceux qui ne l'ont pas vu ça doit sembler obscur mais bon...). Bref, rien de bien grave, j'ai quand même passé un moment vraiment sympa et j'ai même eu le plaisir d'avoir quelques surprises.

Voila pour le ciné, ce sont les seules nouveautés. J'ai re-regarder le Seigneur des Anneaux aussi et j'ai pleurer comme une madeleine à la mort de Boromir (bon là je spoile mas qui l'ignore encore ?). Je me suis aperçue que c'est l'un des rares personnages crédible, dans toute son imperfection et son avidité et que... C'est ça, un perso réussit. Celui auquel on croit de A à Z, qui nous agace mais auquel on s'identifie (non par ce que Aragorn, c'est peut-ètre un héros rebelle et trop classe, mas pardon, on y croit pas)

(Petite transition musicale)

Ma pile de livres à lire s’agrandit au lieu de descendre. Pour ma défense, je dirais que j'ai eu pas mal de boulot et que j'ai notamment du lire L'introduction à la littérature fantastique de Todorov. Très intéressant d'ailleurs mais ça ne m'aide pas à avancer dans les lectures persos.

J’exagère à peine, en un mois, tout ce que j'ai pu lire c'est Confession d'un automate mangeur d'Opium de Fabrice Colin (Who else?) et Mathieu Gaborit. C'était sympa d'ailleurs. Les ambiance steampunk ça me botte et là on un principe d’enquête dans l’enquête qui est assez chouette. Bon ça manquait de quelques chose, et oui, ça va être mon reproche habituel... Mais bossez vos personnages les mecs ! Bon là, ils étaient réalistes, on ne peux pas leur enlever ça. Mais enfin pas attachants pour un sous. Ça affadit quand même gravement un roman lorsqu'on se fout de savoir si les perso vont finalement mourir, par ce qu'on ne les apprécie pas. Enfin ça reste un truc chouette à découvrir, et puis la nouvelle édition Bragelonne est trop canon (Une fois n'est pas coutume.. Pourquoi les couvertures de SF et Fantasy sont souvent aussi repoussantes ?)

A jamais, c'est très long

Bien à vous, Scrat

PS : J'ai aussi revu Stardust et je dois résister à l'envie de le regarder tous les jours. En ce moment j'ai l'impression qu'il n'y a que ce film qui puisse me faire du bien. J'ai envie d'être capable d'inventer des choses comme ça.
PPS : J'ai fait le test "Quel perso de The Hobbit êtes vous" et je suis tombée sur Radagast le Brun. Aucun point commun avec moi mais je suis trop fière. \o/
PPPS :

lundi 24 juin 2013

Salle d'entrainement

Lecture en cours : Comment parler des livres qu'on n'a pas lu ? - Pierre Bayard


Clope pour dissiper le gout des baisers sur ma langue.C'est fou à quel point être heureux rend fragile.

Je vois tes veines, chérie. 

L'autre jour j'ai vu D. qui porte la triple casquette de frère, de père et de pote. On a discuté de manière désordonnée de sujets divers et variés. J'en ai retiré plein de choses mais la plus importante est celle-ci : Il ne faut pas écrire pour le plus grand nombre. A force de vouloir écrire quelque chose qui passera à tout prix le seuil éditorial et qui plaira au maximum de gens possible, on finit par écrire des choses qui ne nous plaisent plus. Il faut donc écrire pour soi. Mais pas seulement. Écrire pour son tiroir c'est comme ne rien écrire. Il faut donc écrire pour soi et quelques personnes. Un cercle choisit de gens qui comptent. L'écriture la plus sincère est celle de l'équilibre. Celle qui doit passer l'épreuve de la lecture des gens pour qui ont a envie d'écrire.
Ça me donne un nouveau point de vu sur ce que je fais. Le style est maladroit, loin d'être vraiment bon, mais ce n'est pas grave. J’espère que ça me servira si je suis prise pour mon Master de Création Littéraire. 
Croisez les doigts pour moi les enfants !

Sinon je lis. 

J'avais oublié comme ça fait du bien. Comme c'est addictif. Les romans qui m'ont remis dedans sont les suivants.
Tout d'abord Le plus petit baiser jamais recensé de Mathias Malzieu. Concentré de poésie pure, ce mini-roman, lu en deux heures fait plutôt du bien. La langue est vraiment superbe. Les inventions fantastiques sont proches du conte et sont semées dans ce livre. Les images farfelues nous emportent. J'aime bien les romances mais je perd de plus en plus foi en elles. Ce genre d'histoire fait du bien par ce qu'elle sort un peu des sentiers battus. Un peu. 
Dans un genre carrément opposé, j'ai aussi dévoré American Gods de Neil Gaiman.
Pas de surprise dans le sens ou... Bon il fait partie de ces auteurs qu'il n'est pas difficile d'aimer. Malgré la taille du roman, ça se lit vite et on ne dénote d'aucune lourdeur ennuyeuse.
L'univers est parfait. Les idées vraiment bonnes, les retournements de situation bien mis en place.
Rapidement, cela nous parle de Dieux. De ces Dieux des hommes qui existent par ce qu'on croit en eux. Toute les croyances sont réelles et chaque croyant ayant immigré en Amérique a rapporté avec lui ses Dieux. Mais au XXIe siècle, la plupart d'entre eux ont sombré dans l'oubli et se retrouvent expatriés sur une terre qui vénère de plus en plus de nouveaux Dieux : Les médias, L'internet, La drogue et La junkfood... ça vaut vraiment le coup. Lisez du Gaiman ! Les chances d'être déçu sont minimes.

Enfin, j'ai finis par céder à mes pulsions inavouables et par emprunter le dernier tome de Quatre filles et un jean à la bibliothèque.
Plus jeune j'étais fan des aventures de Carmen, Lena, Bridget et Tibby. Elles ont grandit en même temps que moi et ces livres étaient forts d'un point de vu identificatoire. J'étais curieuse de les retrouver, quinze ans après leur adolescence et de voir ce qu'elles étaient devenues. Évidemment ma familiarité avec ces romans ôte une grande part de surprise. J'ai deviné la plupart des événements, des réactions des filles sans grande difficulté. Le style et les rebondissements m'étaient proches. Certaines déceptions, certaines douleurs. Mais le livre fonctionne malgré tout, par ce qu'il parle à une partie de moi qui n'a pas voulu (pu?) grandir.
Comme autrefois, je me suis vite désintéresser des récits de Carmen (trop chiante) et de Léna (trop geignarde) pour me passionné pour la vie de Bee et Tibby et de leur lien a  toute les deux, qui m'a toujours semblé plus improbable et plus fort que les autres. Bref. je suis contente de l'avoir lu en définitive et ça me donne un peu envie de relire les quatre premiers tomes.

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Un peu moins de ciné du coup. La glandouille me prenant un certain temps (et préférant revoir les mêmes épisode de Docteur House en dessinant), je n'ai que deux nouveautés à mon actif. 
Deux DVD piqués a la biblio des C.L sur un coup de tête. 
Le premier était assez.. sans intérêt. My week with Marilyn (Simon Curtis) est un genre de biopic sur Marilyn Monroe, ou plus exactement sur l'un de ses tournages. C'est assez fadou. Les personnages ne cassent vraiment pas trois pattes à un canard et comme je le déplore souvent, je ne me suis attachée a aucun d'entre eux. Bon ça se regarde mais vraiment sans plus.
En revanche j'ai été très agréablement surprise par I'm a cyborg (but that's ok) (Chan-wook Park). La première partie du film m'a presque déplu tellement c'était barré.  Je ne pourrais pas trop dire a quel moment ça a basculé, a quel moment je suis tombée dedans. Peut-être au moment de "l'opération" ? Peut-être avant ? En tout cas j'ai finis le film en étant très contente de ma découverte. C'était totalement cool en définitive. C'est juste un peu galère de convertir son cerveau pour devenir réceptif, mais une fois que c'est le cas.. Ça claque assez. 
La folie nous contamine doucement jusqu’à devenir normalité. Les gens cinglés vivent dans le Fantastique. Ça les rend nettement plus abordables, en un sens. C'est presque reposant.

Bien à vous, Scrat

PS : Ce post-scriptum ne contient pas de lien caché

jeudi 18 avril 2013

Verger

Lecture en cours : Le journal de Mr Darcy - Amanda Grange

Bon alors bon.
Je ne suis pas régulière hein ? =)

Mais qu'importe, il y a des vrais morceaux de soleil dans le yaourt du ciel. C'est plutôt cool. ca donne envie d'écouter des trucs un peu joyeux. Donc je vous propose ça (Paf ! Comme ça !)


La filmitude par chez moi ça ne vole pas haut ( même si par ailleurs je viens de claqué un mois de Loyer en DVD / Livres mais passons ...). Du coup j'ai juste rattrapé un peu mon retard au niveau "classiques". 

J'ai ENFIN vu Intouchables (Eric Toledano). Pas trop tôt me direz-vous ? Oui bon.. En même temps.. Bon c'est super sympa, j'ai rigolé, j'ai été émue, j'ai passé un bon moment. mais sérieusement c'est loin d'être le film du siècle. Le côté "This is a true story" m'a un peu saoulé. Sinon rien à redire, c'est léger mais sans sombrer dans la caricature, les personnages sont attachants. C'est vrai que ça fait réfléchir sur l’intolérance qui passe souvent par la condescendance. A part ça, RAS.

J'ai aussi vu Shrek : Il était une fin (Mike Mitchell). Moi qui aime le principe du voyage dans le temps et les questions "et si tel machin n'était pas arrivé", j'y ai plutôt trouvé mon compte. Y'a bien quelques incohérences, par ce que bon.. Va ré-écrire une histoire qui dure depuis 3 films... et une petite dose de "on devine bien qu'est-ce qui va se passer", mais pas d'une manière gênante en fait. Le troisième opus ne m'avats pas vraiment plu (je ne me rappelle de rien) mais là je trouve que ça boucle bien, on retrouve l'esprit de la saga même si le Shrek qui "fait
son Greu" est en effet assez loin...

Ah si quand même j'ai foutu les pieds dans une salle de cinéma pour voir Le monde fantastique d'Oz (Sam Raimi). C'est un film complétement hybride ! D'un coté l'histoire et les personnages sont hyper-simplifiés (sans être mauvais, mais bon, clairement ça s'adresse à des enfants) et en même temps.. C'est d'une longueuuur. Oh didiou ! Et puis il y a deux trois trucs qui m'ont semblés un peu trop tendus pour des gamins (ça date un peu du coup je n'ai plus les exemples en tête), mais le soucis c'est que ce n'est pas le genre de film avec une double lecture "Adulte/Enfant". Juste un mix entre les deux. 
Visuellement c'est agréable. Mais les personnages sont quand même pas très formidables, ni originaux ni.. Rien de ce qui fait de "bons personnages" en fait.
Bon après... Après j'ai lu (et adoré) Wicked , le livre de Gregory Maguire et du coup j'ai un mal fou à ne pas avoir envie d'être du côté de la méchante sorcière de l'Ouest. L'idée était assez fameuse d'ailleurs, je ne l'ai pas vue venir. Pour autant, je pense que j'aurais toujours l'image d'Elphaba en tête et que même si je relisais Le magicien d'Oz , ça me ferait tiquer.

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Sinon rien de fou. J'ai pas mal de livres sur le feu mais je pense m'en réserver un certain nombre pour mon séjour a Montréal (J-7 !!). En tête de liste on trouve :

- Jade et les sacrés secrets de la vie
- Cent ans de solitude
- Anno Dracula
- Le jeu verbal

Je vous tiens au courant. Par contre je ne pense pas pouvoir attendre pour le Tome trois de City Hall que j'ai acquis aujourd'hui même (oui, oui \o/) -en même temps que la bande dessinée Coeur de Pierre. Mais celle là, y'a rien eu a faire je l'ai déjà engloutit. On y retrouve le style de Severine Gauthier avec sa poésie tant dans la forme que dans le fond. Une idée magnifique, de trés beaux mots, de très belles images. 
Je ne vais même pas vous en parler tiens. Lisez là simplement, c'est un bijoux doux-amer dont on ne peux apprécier la valeur qu'a la lecture.


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A force de lire du féminisme on finit fatalement par en écrire.
Ok c'est pas vraiment au programme, c'est pas censé être mon projet du moment, mais j'écris les jeunes. Et pire que ça : J'écris en rime. Priez pour nous...

Rendez vous galant


L'horloge dit qu'il a vingt deux minutes de retard.
Tu en avais onze d'avance et désormais
Tu sais que tu n'as jamais autant attendu
Même pour un homme qui le mériterait.

Tu attends, comptant les bulles de ta bière moussue
Comme des milliers de femmes autrefois, avant toi
Tu attends dans ce bar, en silence, la justice,
Sous les yeux goguenards du patron, malgré toi.

Il en a vu bien d'autres, des comptables, des actrices
pianotant leur colère et leur impatience
de relever la tête sur des siècles d'histoire
mais tu n'as rendez-vous qu'avec une grande absence.

Pourtant rien n'te fera décoller du comptoir
En venant jusqu'ici tu t'es faite abordée
par des mecs : des gentils, des vulgaires, des relous
avec pour seul prétexte ta féminité

C'est vieux comme le monde, la femme est sous verrous
Il faudrait que tu sois un peu pute et soumise.
Un poivrot te rejoins sur l't'abouret voisin,
te dis qu' « Il viendra pas », qu' « Attendre est une bêtise. « 

Il pu la vérité et puis le mauvais vin.
Il te dit que jamais un homme ne comprendra
La révolte qui s'agite dans ton anatomie
qu'aucun d'eux ne viendra dehors lever le bras.

C'est pas des mauvais bougres, mais même les plus gentils
trouvent que tes demandes sont du pinaillage
et qu'personne se battra pour obtenir des droits
qu'ils ont deja acquis, peu importe ton verbiage.

Déjà tu n'y crois plus. Tu noies ton désarroi
Tu guettes la porte : il a une heure de retard
L'ivrogne a l'air de croire qu'il sait plus sur les tiennes
qu'elles soient en bikini ou portent le foulard.

Dans la vodka s'effacent tes instances stoïciennes
Tu comprends ces conasses de féministes
Celles qui gueulent, celles qui ont oublié le dialogue
Les murs en face de toi te changent en extrémiste.

La rage te tort l'esprit, t'inonde comme une drogue
Déjà tu n'as même plus l'envie d'argumenter
Tu veux juste les faire chier, les traiter de connards,
Même plus pour te battre mais juste pour te venger

Tu es ivre et il a trois heures de retard
Tu titube toute seule dans ta révolution
l'Histoire te mutile de désespérance :
inégalité de salaire ou excision.

Tu devrais t'en aller, te donner une chance.
Le pochard gueule que toutes les femmes sont des salopes
Tu reprends une grande gorgée et tu songes
que parfois certains hommes sont aussi des salopes

Tu aim'rais bien hurler, ton attente se prolonge.
Tous les hommes s'en foutent et tu peux bien bruler
des soutifs, être douce, faire preuve de cynisme,
Visiblement personne n'est là pour t'écouter

Dans les brumes d'alcool tu espères le Féminisme
attendant pour toujours qu'il entre dans le bar,
avec l'indignation comme on porte des haillons
L'horloge dit qu'il a cinquante siècles de retard.


Bien à vous, Scrat