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lundi 9 novembre 2015

Salle à manger

Lecture en cours : Le Paris des merveilles, Le royaume immobile - Pierre Pevel


Café au lait (dans ma super tasse à tête de sanglier offert par F.) et cigarettes. L'automne m'offre même gracieusement un rayon de soleil pour la motiv. 
En ce moment je glandouille tellement que  je serais bien incapable de répondre à la question " Quoi de neuf ? ". Mais en vrai ça. Ça continue à aller, ce qui est louche ^^.

Enfn bon... Quoi de neuf ? Essayons.  
Si en terme de film/série c'est l'absolu calme plat, j'ai quand même bouquiné un peu.  A commencé par Le Dieu dans l'ombre de Megan Lindholm. 
Il faut savoir, que je n'ai jamais lu de roman de Robin Hobb avant ça (Hhhhh!) mais qu'on m'en fait les louanges depuis un moment. J'y allais donc assez confiante. Et finalement je suis un peu mitigée. Le roman n'est pas mauvais, loin de là je pense : il y a une atmosphère, un jeu sympa dans la construction qui retient l’intérêt, de belles idées narratives. Mais je suis resté à la lisière du roman. C'est à dire... Les personnages ne m'ont jamais touché, je les observais sans prendre part à leur émotions et ... et bien ma foi ça manque tout de même. 
De plus, ayant lu juste avant L'épouse de bois, je n'ai pu m’empêcher de faire des analogies, le second ayant emprunté au premier (du moins il m'a semblé). Mais du coup, en terme d'ambiance et d'imaginaire, j'avais déjà lu quelque chose de proche et donc je n'ai pas trouvé l'ensemble follement original. Et puis je pense que je m'attendais a quelque chose de plus philosophique, psychologique et en fait l'histoire était bien moins métaphorique que je l'escomptais. Bref, c'était un livre sympa, mais qui m'a un peu échappé. 

Au boulot j'ai arpenté des sites divers, devant faire une bibliographie d'Album jeunesse sur l'égalité fille-garçon. J'ai été pas mal déprimé par certain commentaires trouvé e ligne, mais j'ai aussi découvert de belles choses et notamment L'histoire de Julie qui avait une ombre de garçon de Christian Bruel. Ça m'a beaucoup plu. Les illustrations sont efficace et l'histoire en elle-même pose le doigt sur la stigmatisation des genres, sans en faire trop. L'album réussit a transmettre exactement le bon message, sans faire dans le militantisme. 

  J'ai aussi lu les Contes à l'envers, espérant y trouvé des réécritures amusante, mais là, ça a été une catastrophe. J'ai été voir la date de publication, et je pardonne donc un peu a Boissard et Dumas, les auteurs, à cause de l'époque (1977). Mais à peine. En terme de sexisme c'est juste abominable. La première histoire revisite Blanche Neige et inverse les rôles hommes-femmes, juste pour donner le temps aux hommes de reprendre le pouvoir o.O (Yohann-from-outer-space résume ça très bien dans cette chronique). Et même sans parler de ça, j'ai trouvé l'ensemble assez idiot. Aucune valeur, aucun message de profondeur, bref, un pur jeu de détournement sans intention derrière. Ça pique pas mal. je suis assez surprise de voir que le livre continue a avoir assez de succès pour être régulièrement ré-édité. 

Pour rester sur la question du genre, mon amie F. m'a aussi fait lire une petite BD assez mignonne de Yatuu : Pas mon genre. Je n'ai pas grand chose a en dire, c'est un peu plaplat. ca se lit bien mais le message reste soft et ne remporte ni ma totale sympathie, ni mon antipathie. C'est soft, ça peut faire sourire et c'est un peu tout. 
 J'ai aussi été faire un tour, au festival Quai des Bulles, et donc la suite de cet article sera 100% BD ! 

J'avais déjà lu Azimut et Un océan d'amour de Lupano, et comme ça me plaisait bien, j'ai attaqué le premier tome de Les vieux fourneaux, qui à l'air de cartonné en librairie (je dis ça totalement au hasard, je n'ai pas été vérifier, c'est juste une impression). J'ai trouvé ça vraiment chouette. Drôle et sensible, c'est assez bien dosé. Ce tome 1 est une bonne introduction et j'ai assez hâte de voir la suite. 

J'ai également découvert un auteur-auto-edité, qui s'inspire pas mal des comics et qui joue de la ré-écriture et du mash-up d'univers, avec des illustrations tout en couleur, comme j'aime : Ludovic Sallé. J'ai donc lu en premier lieu son Journal d'une vilaine, qui propose une série de petit strips sur Poison-Ivy. Je suis super fan du style de dessin. Pour le contenu bon... Il y a des idées assez mignonnes mais l'humour ne fonctionne pas vraiment. Les chutes ont l'intonation de "attention c'est la chute" mais le contenu en lui même est rarement réellement drôle. Enfin je pense tout de même que c'est prometteur et que ça pourrait devenir très bon par la suite. 


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Interlude

(Toi aussi, écoute Manfield Tya en boucle, jusqu'à ce 
que ça change la configuration de ton cœur pour toujours) 
 

(C'est bon, c'est fait ?)

Interlude
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Pour conclure cet article, je vais vous parler du festival Les Utopiales, où j'ai été faire un tour la semaine dernière. Dans ce Salon international de Science-Fiction, j'ai pu assistr a des conférences, des expos. Salon du livre, salle de jeux, prix de cinéma... C'est assez complet et COOL. Plus sérieux et moins festif que Geekopolis (et moins cher aussi, faut admettre), j'ai passé un excellent week-end, intensif mais très instructif. J'ai eu moult dédicaces, et je continue a halluciné, tant la communauté SF est sympa, tant le public que les intervenants. Tout le monde est accessible, bienveillant. C'est vraiment un monde ou je me sens super bien. Bon... J'ai quand même faillit défaillir a un moment puisque... J'ai rencontré Alain Damasio. Ce mec est adorable. Non seulement c'est un génie mais en plus il est atrocement sympa. Et pour l'avoir vu en conférence, je vous assure que c'est un être humain extraordinaire (Qui a faillit me faire chouiné. Pendant une conférence. Non mais sérieux...). 
Je suis repartie avec mon exemplaire signé de La zone du dehors serré contre moi. 

" En SF on parle de plus en plus de transhumain, mais en vérité on s'en fout. 
Ce qui importe c'est d'être très humain "



Bien à vous, Scrat 

samedi 10 octobre 2015

Fumoir

Lecture en cours : Le Dieu dans l'ombre - Megan Lindholm



Mode total-vautrage sur le canapé. Je m’emmêle les pinceaux dans mes paquets de cigarettes.
Petit bilan culturel avant de.. heu... continuer à lire et à regarder des trucs (pour rien donc, j’essaie juste d’innover mes formules d'accroche). 

Il y a deux semaines, j'ai été voir le spectacle que j'attendais depuis.. janvier, je crois bien, soit l'EXOCONFERENCE de Alexandre Astier. Est-il vraiment utile de préciser que c'était mortel ? J'étais confortablement installée au 3e rang, bien placée pour ne rien rater des mimiques de notre génial conférencier.  Le DVD étant désormais dispo (oui je l'ai déjà acquis, oui..) je ne vais pas vous raconter le spectacle par le menu, mais comme toujours avec Astier, ce fut un savant mélange d'humour, d'intelligence et  parfois d'émotion un peu plus profondes qu'elles n'en ont l'air. 


Étant très en avance pour ce spectacle, j'ai pu bien progresser sur ma lecture en cours, qui était L'épouse de bois de Teri Windling. Je suis globalement mitigée. Dans l'ensemble, le roman m'a semblé plutôt bon, avec de belles ambiances. Je me suis même un peu laisser hypnotisée par le désert mystique dans lequel on se retrouve vite plongés.  Mais... Comment dire ça sans avoir l'air trop condescendante ? J'ai trouvé qu'il y avait des marques d'immaturité un peu trop visibles. C'est à dire, l'écriture n'est pas mal et ça reste discret, mais quand on dépouille l'histoire de ses atours, on voit de bien grosses ficelles, un peu niaises et c'est dommage (exemple : la description quasi systématique des tenues des personnages qui n'apporte vraiment rien et qui donne un petit coté fanfic...). De plus, les "révélations" sur l'univers n'en sont jamais, elles passent comme des infos random et ne sont jamais mises en valeurs. J'apprécie que l'auteur n'ai pas voulu faire un événement de chaque découverte (l'effet "suspens-sursaut" peut lasser), mais certains passages me laissent à croire que cet effet n'est pas voulu à 100% et cela confère une certaine maladresse à l'ensemble. Mais bon, je fais ma relou mais en fait j'ai pas passé un mauvais moment et le livre ne m'a ni agacée, ni ennuyée (ce qui est de plus en plus rare.. je deviens snob...) et c'était une lecture agréable. 

J. m'a prêté une bande dessinée trèèèèès jolie (la couverture semble une lettrine, une illustration ancienne, dont les couleurs auraient cedé au doré) : Bouffon de Zidrou et Francis Porcel. Ça commence très bien, avec une narration intra-diegetique, qui crée une atmosphère spéciale. C'est assez sombre, même dans l'humour, et le présupposé, quoique classique, fonctionne très bien. Mais je suis un peu restée sur ma fin. Je trouve le final trop léger. Un peu, non pas bâclé, mais élagué. Comme si les auteurs s'étaient rendu compte  qu'ils ne leur restaient plus assez de pages et qu'il fallait finir sans approfondir. C'est un peu dommage, j'aurais aimé que l'intensité se prolonge. Mais je pense que c'est aussi lié a l'évolution de l'histoire : le personnage sort du confinement, passe du huit-clos au voyage et s'éloignant du narrateur, l'histoire s'étiole. C'est donc peut-ètre tout à fait pensé pour, mais ça m'a un peu frustrée. 

J'avais trouvé chez un bouquiniste, il y a un moment, deux vieilles éditions de pièces de Edmond Rostand : Cyrano et L'aiglon. Je connaissais (et aimais) déjà Cyrano. L'aiglon était une découverte totale, se déroulant dans un contexte historique parfaitement inconnu de moi : le post-napoléon. Et j'ai beaucoup, beaucoup aimé. J'ai lu ça un après-midi, sur le balcon, d'une traite. La langue est folle d'émotion et cette histoire m'a beaucoup, beaucoup touchée. Toute la complexité des sentiments, des situations, sont traduites avec un luxe de subtilité très appréciable. On s'attache presque à tous les personnages, même les antagonistes, ce qui est quand même une performance. Ça vaut vraiment le coup. Je ne vous en dit pas plus : tenter votre chance. 

Sinon, j'ai poursuivis la lecture du Paris des merveilles de Pevel, avec L’élixir d'oubli. J'ai été un rien déçue, peut-ètre, par certaines... tentations (au niveau des personnages sur le retour) qui contredisent le contexte posé dans le tome 1. Mais bon, à part ça, j'ai trouvé ça franchement chouette. On retrouve l'univers avec grand plaisir, comme on va diner chez des amis. Les chapitres sont équilibrés et le rythme assez addictif. Nos héros sont plongés dans une nouvelle aventure, où tous les fils de l'intrigue finissent par prendre sens miraculeusement. J'adore ces effets, de même que les scènes en miroirs et la simplicité de certains échanges qui évitent les clichés (je continue a trouver ça formidable haha !). Il y en a pourtant qui subsistent mais ils sont tout à fait assumés et maitrisés. Le dernier tome de la saga est le prochain livre sur ma liste !  



[je me refais un café au lait pour la forme. je vous conseille d'en boire un aussi.]

Après deux ans de planifications infructueuses, j'ai enfin fais ma soirée film spécial Pirates avec mon pote J. 
C'était vachement sympa (comme d'hab) et j'ai découvert deux films sur quatre. 
Pour commencer, la base de la base, le film qui a fondé une bonne partie du genre tel qu'on le connait aujourd'hui et qui a définit pour longtemps l’esthétique du film-de-pirate : Pirates (Roman Polanski). C'est culte et je comprends pourquoi. En dépit de quelques longueurs et d'effets vieillissants, on est quand même sur du film assez intemporel : il y a de l'action, de l'humour, de la ruse, de la romance. Je m'attendais à un rythme nettement plus lent et en fait, non, pas plus que ça. On s'est beaucoup marré. C'était super cool. 


Et puis sinon, j'ai découvert le film One Piece - Strong World (Munehisa Sakai). J'ai trouvé ça assez cool (l'orgie de bestioles hybrides est démentiel), c'est cool, c'est délirant comme j'aime. Le principal problème vient, je pense, de moi, car je n'ai jamais lu les mangas ni vu l'animé. Et le film a du mal à fonctionner de manière totalement indépendante. Il me manquait beaucoup d'infos, même si j'ai pigé l'essentiel. J'ai donc eu du mal à m'investir avec les persos, ne connaissant pas leur background ni leur relations. Tout cela est suggéré mais pas intégré dans l'histoire (normal, je sais) mais du coup, je suis sans doute passé à côté d'un certain nombre de trucs. Cela m'a cependant bien donné envie de plonger dans l'univers de manière un peu plus poussé (mais ça m'afflige car putain.. que cette série est longue...). 


Hors de cette soirée film, j'ai regarder (en VF malheureusement...) le film Une nuit à New-York de Peter Sollett (encore une fois, les traducteurs on ruiné le titre orignal qui était nettement plus joli : Nick and Norah's Infinite Playlist). C'était... gentil. Pas franchement mauvais (j'imagine que ça serait bien mieux passé en VO), mais pas très palpitant non plus, je m'attendais à ce que ça soit quand même beaucoup moins convenu. C'est un p'tit film d'ado sympa, mais franchement sans plus. 

Look, other bands, they wat to make it about sex or pain, but you know, The Beatles, they had all figured out, ok ? "I want to hold your hand". The first single. It's effing brilliant, right ? That's what  everybody wants Nicky. They don't want a twenty-four hour hump sesh, they don't want to be married to you for a hundred years. They just want to hold your hand.


Et pour finir , hier soir, prise d'une pulsion que je ne m'explique pas, j'ai décidé de regarder Descendants (Kenny Ortega), un téléfilm Disneychannel (ce qui en dit assez long sur le résultat je crois). C'était convenablement mauvais. Ce film est sortit cette année et il est déjà complétement ringard. J'aimais bien le concept pourtant : les grands méchants de Disney ont eu des mômes et ceux-ci vont avoir la possibilité de sortir de l'île de l'oubli où ont été parqués les méchants  (trop guetto !) et d’intégrer une université dans le pays des gentils. Si ça avait été bien fait, on aurait pu avoir un petit film niaisou mais rigolo. mais évidemment, ça a été torché vite-fait et c'est déplorable. Non mais... Le monde a été rebaptisé "Les États-Unis d'Aradon". WTF ?  
C'est bancal et mal-foutu, l'intrigue est tellement consensuelle que c'est à pleurer. Il y a des chansons, comme dans tout Disney qui se respecte (mais bon, là, elles disent toutes grosso-modo la même chose donc ça perd encore plus en crédibilité). La morale (je suis sure que vous pouvez la deviner tous seuls) est complétement bâclée, en plus d'être un poncif  sucé et resucé par les studios. Les mecs en ont juste rien à battre.  Bref c'était naze au  point d'être gênant (je vous raconte pas les incohérences, ni la tronche des méchants.. ni la tronche des gentils... ni rien en fait... mais y'a matière croyez-moi) : C'est raciste, c'est sexiste, c'est idiot, c'est démago. Bref. C'est hyper nul.
 ... Mais comme  c'était exactement ce que je cherchais à regarder.. ben au final ça m'a fort bien convenu. Je ne le recommande à personne (j'insiste) et je me suis beaucoup amusée. Voila =D


Sur ces réjouissantes découvertes, sachez que je suis en pleine forme, qu'il y a du soleil et que j'ai des tonnes de rangement à faire dans mon donjon. 

Bien à vous, 
Scrat 

lundi 21 septembre 2015

Café-théatre

Lecture en cours : L'épouse de bois - Terri Windling

Canapé et nachos (bon en fait je les ai déjà terminé, ça serait un coup à mettre du guacamole partout sur mon clavier ! ). A la lumière de ma nouvelle lampe dénichée à la braderie, je me lance dans cet article. Après un bon mois de latence, je sais... Mais revisionnage, relecture tout ça... 

Enfin j'ai finis par m'y remettre un peu. Voyons ce que ça donne.

J'ai découvert la série Le Paris des Merveilles de Pierre Pevel, avec son premier tome : Les enchantements d'Ambremer. J'avais craqué d'une part sur la couverture (preuve que Bragelonne est capable de faire des joli trucs.. ça serait bien qu'ils systématisent le processus) et d'autre part sur les première lignes du quatrième de couverture (de plus en plus souvent je survole les résumés qui en dévoilent souvent beaucoup trop). Ce roman pourrait être classé dans cette catégorie néologique de mon invention : la fantasypunk, uchronie ou les légende et les mondes du "petit peuple" (fée, elfes...etc) ont rencontré notre propre monde. Bon vous l'aurez compris, j'adore ce genre d'univers. ça doit être follement kiffant à écrire et c'est souvent plein de très belles idées et de très belles images.  Pour ce qui est de l'histoire en elle même j'ai trouvé ça raisonnablement bien dosé quoi que pas très haletant. Ça se lit d'une traite, sans que l'on s’ennuie mais ça ne nous fait pas chavirer non plus. Néanmoins, j'ai déjà mis la main sur le tome 2 et ne devrais pas trop tarder à le lire. 

Travailler en BU (ah oui, j'ai un travail btw) m'a -contre toutes attentes- donné accès à un fond jeunesse. J'ai donc découvert deux ouvrages récemment. 
Le premier est une réécriture du Petit Chaperon Rouge par Joël Pommerat (ouvrage dont m'avais parlé F. il y a presque 2 ans). Pretexte a jouer avec une langue très répétitive, assez hypnotisante, j'ai trouvé que c'était une belle ré-écriture. Très moderne. Assez triste en fait. Les contes sont souvent un leu de catharsis, avec des arcs très marqués, des méchants très méchants et des gentils très gentils. Sans bouleversé les rôle, ici, l'écriture apporte une certaine neutralité réaliste qui rend l'ensemble un peu doux-amer. 
Le second était Medhi met du rouge à lèvres de David Dumortier, des pages qui frôle toujours la poésie.  Le propos interroge le genre, l'identité, sans violence. C'est très beau, il n'y a pas grand chose à en dire. Je pense que c'est a découvrir. 

En plus, il a des manières de fille. Elles sortent toutes seules. Elles lui échappent des mains. Il est trop tard quand il essaie de les rattraper. Mehdi ne peut pas refaire une même manière à l'envers et la remettre dans sa cage.

De temps en temps j'essaie de ne pas céder à la tentation des littératures de l’imaginaire. C'est pourquoi je me suis lancer dans Pietra Viva de Leonor de Recondo. J'avais entendu pas mal de louange sur cette auteure là ou je bossais avant, je me suis dit "Aller.".
J'ai lu ce roman en deux temps trois mouvement sans jamais avoir l'impression qu'il commence. Rarement un roman m'a semblé aussi court. Je n'ai pas du tout accroché. J'ai trouvé ça faussement poétique, un poil complaisant Pas vraiment mauvais mais très fade. Ironique pour un livre qui veut parler de passions. Bref. Texte largement oubliable à mon sens. 

J'ai enchainé avec un roman complétement hybride-bizarre-conceptuel, qui était sur ma liste de lecture depuis un bon bout de temps : R.A.S Infirmière Chef de BS Johnson. C'est très difficile de critiquer ce livre sans le spoiler. Il m'a surprise en tout cas. L'atmosphère est un peu malsaine... on croit vraiment sentir ce mélange de renfermé et d'urine qui flotte dans les maisons de retraite, même les clean.  Je ne sus pas sure que cela m’ait plu mais je dois reconnaitre que d'un point de vu de la construction c'est juste brillant. Exceptionnel même. La même soirée nous est raconté de chapitre en chapitre par des personnage différents, avec leurs mémoires sélectives (parfois très sélective), leurs défaillances, et leurs digressions. 21 pages pour chacun et le déroulement des événements est identique à la ligne près ! C'est bluffant. 

Pour finir avec les bouquins de ce mois-ci, j'ai acheté la BD coup de cœur de la librairie C. : Le grand méchant renard, signé par Benjamin Renner. Et bien ce fut un coup de cœur pour moi aussi. Le dessin est très agréable et le récit vraiment chouette. L'ensemble est doux et drôle, sans prise de tête et pourtant on s’intéresse vraiment aux aventures de ce pauvre renard. J'ai trouvé ça très très bon. A lire sans hésiter. 

Pause musique pour laisser mes doigts reprendre leur souffle. 



A part ça, j'ai finis par regarder la dernier saison de Games of Throne. Pour être honnête, je n'en attendais vraiment rien, ce qui explique pourquoi j'ai repoussé si longtemps le moment de regarder. En fait avec le recul, la saison 4 m'avait vraiment déçue et j'avais carrément lâché au niveau intérêt. Du coup j'y allais tellement à reculons, que finalement j'ai été agréablement surprise. Bon ça reste pas la grosse teuf non plus. Mais bon,  malgré les quelques trucs qui m'ont fait levé les yeux au ciel, j'ai regagner un peu de motivation pour cette série. Pour en avoir discuter longuement avec L., je me rends compte que ce genre d'histoire multi-intrigues finalement, c'est surtout bien pour en parler avec les gens. chacun y va de sa théorie, elles se recoupent... Bref. A suivre. Je suppose. 

 
Au rayon film, j'étais curieuse de voir En équilibre (Denis Dercourt), parce que...une romance avec Dupontel ? Je veux voir ça ! J'ai trouvé le film très correct en définitive. Il nous épargne un sentimentalisme capillotracté, et évite brillamment le voyeurisme. Un ptit film sympa sur l'espoir, sans grande leçon de morale. C'est assez rafraichissant (Même si le petit détail sur les bibliothécaires m'a passablement énervée..)


 
Et pour conclure... Ce soir j'ai été au cinéma pour voir Agents très spéciaux : code U.N.C.L.E. Et c'est officiel : les films de Guy Richie sont des shots de pur kiff. 
C'est loin d'être parfait, le scénario est parfois assez attendu mais c'était franchement cool à mater. La réalisation est une réussite, très originale dans la narration et parfois dans le rythme. On reste à fond du début à la fin, on se marre bien. Ça fait un bien fou. Bref, malgré l'affiche qui ne paie pas de mine et l'horrible titre VF... C'est a voir et a revoir (c'est un peu dans la veine de Kingsman, en fait..) et ça fera toujours du bien. 




Bien à vous, Scrat

mardi 18 août 2015

Cabaret

Lecture en cours : Crime et châtiment - Fiodor Dostoievski


Bière et clope, trônant fièrement sur mon nouveau meuble Ikéa. J'écris assez rarement à l'heure de l'apéro en fait... 

Pas grand chose à vous dire cela dit. Pour des raisons de heu... Pour aucune bonnes raisons, je revisionne encore et encore les mêmes séries. En l’occurrence, surtout Host Club :  J'ai découvert ça à 16 ans et ça me fait toujours autant marrer. Davantage le manga papier que l'animé d'ailleurs, mais c'est normal : il y a plus de détails. Et je m’évertue à TOUS les lires, jusqu’à me niquer les yeux sur les inscriptions microscopiques. C'est tellement génial que j'assume. Alors que bon. Mais bref. 

Oui donc. Pas de masse de news. En fait au niveau film, c'est un peu triste, mais le seul que j'ai vu récemment c'est Pixels (Chris Colombus). Bon, je savais en y allant que ça allait être mauvais, mais quand même... à ce point ... Je veux dire, le concept, l'idée, bah... c'était cool. Donc ouais, je m'attendais à ce que ça soit mal fait, mais avec une base comme ça, je me disais que je trouverai bien moyen de me marrer. Pourtant le film n'arrive même pas à ça. Je veux dire, il n'y a rien de drôle, rien d'original. Y'a ben une ou deux scènes que j'ai trouver kiffantes à regarder mais elles sont toutes pompées sur un court-métrage de Patrick Jean (Mais en moins bien. Un film de 2 heures réussit à faire moins complet qu'un court métrage de 2 minutes). Ce film est un crachas à la gueule des joueurs, tellement énorme, que même moi qui ne suis pas gameuse, j'ai été offensée. Je vous passe le récit des innombrables nullités (je voulais vous faire un résumé rigolo à l'origine mais en fait j'ai la flemme et ça me déprime plus qu'autre chose)  Bref. Regardez plutôt Host Club. Même ceux qui détestent les shojo, vous ne passerez pas un pire moment que devant Pixels.



Par contre j'ai eu une session boulimique de lecture. Malheureusement, ça s'est vite calmé (trois bouquins plus tard). Il faut dire que la qualité à baissé au fur et à mesure. 
J'ai commencé par Ubik de Philippe K. Dick en même temps. Pas facile de  passer après. C'est un TRES bon roman. Je ne vous apprend surement rien (K. Dick est un des rares auteur de SF à être classé en littérature générale), mais c'est vraiment excellent. tant au niveau de l'intrigue (un chef d’œuvre), que de la narration qui arrive a se faire discrète, et même assez subtile. L’atmosphère et l'univers imaginés sont eux aussi au top. Bon par contre je ne suis pas sure que ça puisse vous remonter beaucoup le moral en cas de coup durs. Personnellement, ça ne m'a pas tellement aider à être optimiste. Mais c'est très complet, très philosophique en fait et ça vaut vraiment vraiiiment le coup. 

J'ai également ENFIN lu La note sensible de Valentine Goby. C'est un des premiers livres que j'ai découvert grâce à Babelio et il est sur ma liste de lecture à peu près depuis mon inscription (donc cinq ans... arg). Bref, entre temps j'ai lu d'autres romans de cette auteure mais jamais celui là. C'était assez plaisant. Pas un coup de point, mais comme toujours la langue est très belle, très douce. Je pense qu'elle fait écho a certains mouvements intérieurs. Un livre qui ne dit pas. Il aurait sans doute plus d'impact si je l'avait lu plus jeune je pense. Mais j'ai bien aimé. 

Toujours un peu parasitée par ma recherche sur les contes, j'ai acheté, un peu au hasard, le roman Belle de Robin McKinley. Je continue a espéré qu'un jour je trouverai une vraie putain de bonne ré-écriture. Mais ce roman n'est définitivement pas celui là. Pas qu'il soit prodigieusement mauvais hein... mais c'est fade quoi. Bon les descriptions sont pas mal, on sent que l'auteure a pris sont pied en décrivant le château de la Bête et il y a un effort de fait sur le rapprochement progressif entre les personnages (c'est niais, mais au moins c'est là...). pour le reste bah... Il n'y a aucune originalité, c'est exactement la même chose que le conte d'origine mais en rallongé. C'est le conte d'origine, avec les images que l'auteur s'est crée en l'entendant. C'est a peine une ré-écriture. Je ne peux pas dire que je suis deçue parce que je n'en attendais pas grand chose, mais merde... Faites un effort quoi. A posteriori d'ailleurs, ça me fait pensé que la série Cinder était finalement bien meilleure que ce que j'en disais au départ car au moins il y a un travail de fond et.. Je me rends compte que c'est assez rare quand les auteurs ne font pas de copier-coller du conte d'origine. 

Je me permet une petite session musicale, avec mon top 3 des chansons de l'été (ça fait longtemps que je ne vous ai pas poster d'article tord-cerveau qui fait saigner les oreilles). Et en plus cette fois tous les clips sont des perles !

1 - Petit Chat (Pour le style <3 )



2 - J'aime sentir ta bouche (Pour le petit rythme disco du refrain)



3 - Chanson populaire (Pour l 'histoire made-in-Japan)



Voila voila, c'est tout pour aujourd'hui : je vous avais prévenus, c'est assez mince. Du coup, je vous publie bientôt un nouveau test, histoire de dire que j'ai pas rien glandé ce mois-ci (RDV dans le prochain post). 

Bien à vous, Scrat


vendredi 31 juillet 2015

Couloir sous-terrain

Lecture en cours : Ubik - Philippe K. Dick


Café au soleil et clopes au lait sur balcon... Attendez... Heu... 

Le  mois de juillet, c'est finit, le temps passe vite maintenant que je suis vieille. Bon. Quoi de neuf ? Pas grand chose proportionnellement au temps libre qui m'est accordé. Mettons que c'est parce que c'est l'été et donc les vacances (le chômage c'est bien des genre de vacances hein ?) 

J'ai (enfin) pu lire la fin de cette merveilleuse saga qu'est City Hall, avec les tome 6 et 7. Je continue à trouver les scènes de baston assez confuses mais pour le reste... C'était formidable. J'ai lu ce manga au compte-goutte, au fur et à mesure des sorties et je pense me refaire l’intégrale d'une traite un de ces quatre pour le plaisir de la linéarité, mais de toute façon le manga, quoique complexe par moment, est assez bien foutu pour que même avec un an de pause entre deux tomes, on puisse aisément retrouvé le fil de l'histoire. Le potentiel sympathie des auteurs (que j'ai rencontrer à Geekopolis. Je vous ai dis que j'avais été a Geekopolis ? :p) ne gâche rien évidemment. Donc pour les amateurs de steampunk, d'action couplé à de l'intrigue et de réécritures en clin d'oeil, sautez sur l'occasion : la saga est terminée, profitez-en pour la lire, plus rien ne vous retiens. Enfin j'ai cru comprendre que des spin-off étaient en projet mas j'apprécie le fait que les auteurs ne tirent pas sur la corde. =) 
PS : en plus pour une fois le personnage d'Arthur Conan Doyle n'est pas affreusement relou. C'est une aubaine ! 


Autre série de bande-dessinée (découverte et suggérée par F.) : Fairy Quest de Jenkins et Ramos, classé dans le rayon jeunesse et qui nous propose une jolie alternative du monde des contes de fée, ici appelé "Bois-des-contes", ou les personnages, dirigés par la main de fer de Grimm doivent encore et toujours respecter le scénario de leurs contes. Mais à force de vivre toujours la même histoire, certain personnages aspirent a plus de liberté, comme la petite Chap', qui s'est lié d'amitié avec le grand méchant loup... Bien qu'assez simple, l'intrigue est rythmée, les illustrations sont classes et la ré-écriture est globalement très chouette. Bref je suis plutôt enthousiaste face à cette adaptation et j’attends impatiemment le tome 3. 


J'ai également lu un roman, qui m'a un peu fait sortir des sentiers de la fantasy/SF (ce qui n'es pas un mal). Quoique je ne sois pas fan de littérature policière/thriller, j'ai beaucoup aimé La fille du train de Paula Hawkins.  Je l'ai gobé en fait : en 24h c'était plié, ce qui est toujours bon signe. Le point de départ de l'intrigue est assez original et j'ai trouvé l'ensemble bien construit, avec ses chapitres et ses temporalités en alternances. Les personnages eux-même sont peu sympathiques, mais sans être caricaturaux. C'est à dire, ils sont ambivalents, ils ont plusieurs facettes, ils nous agacent mais sont crédibles et sonnent vrais. Les portraits étant subtiles et justes, cela a évidemment accroché mon intérêt. Les multiples points de vue brouillent quelques peu les pistes, mais surtout, il y a un très beau travail sur l'attente, le suspens et le morcellement de l'histoire. Très réussit à mon sens donc. Mais vu le buzz que fait ce bouquin, j'imagine que je ne suis pas la seule à avoir passé un bon moment. 

La vie n'est pas un paragraphe. La mort n'est pas une parenthèse.



 J'ai aussi maté quelques films, comme toujours, à commencer par Dallas Buyer Club (Jean-Marc Vallée), recommandé par L.  Le sujet n'est pas évident (le sida a une époque ou l'on pensait que ce mal était réservé aux homosexuels) mais est traité sans pathos grandiloquent, probablement grâce au personnage principal qui refuse d'arrêter de se battre, qui s'adapte, qui survit, qui se convainc qu'il suffit de le vouloir pour vivre. C'était une belle découverte, assez émouvante, avec un duo d'acteur parfaits (Matthew McConaughey en cow-boy incontrôlable et Jared Leto, absolument sublime en travesti libéré.) Le film est a la fois sensible et intéressant, abordant, l'air de rien, une foule de sujets, tout en gardant une légerté assez optimiste qui n'est jamais débile ou surfaite. Ça vaut le coup d’œil je pense. 



J'ai aussi été au cinéma à deux reprises. La première fois, c'était pour voir Je suis mort mais j'ai des amis (Guillaume Malandrin). C'est un film assez gentillet, qui ne casse pas trois pattes à un canard et qui nous présente une équipe bancale de punks un peu à côté de leur pompes. C'est un film un peu sur l'amitié, un peu sur le fait de devenir adulte, un peu sur le deuil, un peu sur la vie. C'est le problème je crois. L'histoire est toujours "un peu" et ça donne un gout fade a l'ensemble. Pas mauvais, mais juste un peu fade et assez attendu, malgré l'aspect délirant que va prendre le road-trip. J'ai beaucoup aimé le personnage de Wim cependant, et on passe un moment sympa. Cela dit je pense que le film reste trop "conventionnel" pour servir correctement son message. Il l'aurait fallut beaucoup plus wtf ou beaucoup plus dramatique pour qu'il ai réellement de l'impact. Rien de méchant mais je pense qu'il va rapidement atterrir dans un recoin sombre de ma mémoire a long terme et qu'il n'en sortira pas souvent. 


The last (but not the least comme qui dirait), à été Comme un avion (Bruno Podalydès), qui met un peu de douceur partout. Feel good movie sauce française, on se marre pas mal, tout en gardant une certaine tendresse pour les personnages, leur moments absurdes et cette petite touche de nawak poétique, qu'on apprécie qu'au cinéma (enfin en général). Je ne sais pas trop quoi en dire sans spoiler. Il faut dire qu'il ne se passe pas grand chose, mais c'est un "petit rien" très bien fait, qui évite plein de stéréotypse, qui joue avec lui même et qui nous invite a lâcher un peu prise. Ce n'est rien de révolutionnaire, attention, mais ça fait juste du bien, la lumière reste en tête. J'ai beaucoup beaucoup aimé et je vais m'empresser de le ranger dans ma vidéothéque "a regarder en cas de coup de blues". 



Je vais m'empresser de finir cet article car il commence à faire VRAIMENT  trop chaud sur ce balcon (et mon clavier me brule les doigts... oui.) 

Je me suis refait l'intégrale de Community afin de me lancer dans la saison 6, j'ai de nouveau chialer au cours des saison 3,4 et 5 et je me suis rappeler combien j'adorais cette histoire. On aurait pu s'attendre à un échec cruel pour la S06, la moitié du casting ayant quitté le show. Mais en fait l'histoire s'en sort étonnamment bien, jouant à fond la carte méta qui faisait déjà le sel de la série. Moins d'émotions que précédemment c'est vrai... mais je n'ai pas trouver cela moins drôle ni moins plaisant. A voir et à revoir et à faire découvrir. Les séries format 20minutes étant rarement aussi intelligentes et originales. 

#andamovie 

Je suis curieuse de la suite s'il y en a une et satisfaite de la conclusion s'il n'y en a pas =).


Sur ces bonne paroles (et ces dernières taffes de cigarettes), je vais aller me mettre à l'ombre de ma nouvelle tanière et je vous laisse sur un petit clip qui ne manque pas de charme (ni de technique...) . 



Bien à vous, Scrat

dimanche 19 juillet 2015

Cabane troglodyte


Thé à la vanille et vue sur les arbres. 
J'ai un nouveau chez moi avec option balcon, baignoire, espace et accessoirement coupaings pas loin. 

Même si je n'ai pas pris le temps de faire un article depuis un moment j'ai quand même quelques nouveautés dans ma musette, malgré les aléas d'un déménagement, une soirée de fin d'année disons... instrutive, la recherche d'un boulot...etc etc...



Peu de lecture, j'ai eu la flemme je crois, au bout de dix lignes, je laissais tomber, il va falloir que je m'y remettre un peu mieux que ça, mais j'ai d'abord un mois de sommeil  rattraper. 

Bref. J'ai mollemnt lu le premier tome de la série Le sang des 7 rois de Regis Goddyn. Fantasy pure (je précise car j'ai été un poil plus SF ces derniers temps) avec des qualités : on sent un univers riche, pensé pour reveler progressivement l'action, ainsi que des personnages qui (dans l'ensemble) essaient de s'émanciper un peu des principes manichéens (en fait les "camps" qui s'affrontent sont très poreux, ce qui est a mon avis, assez lucide sur le fonctionnement d'une politique de ce type). Cependant... bon je ne juge pas le roman trop sévèrement parce que d'abord c'est un premier essai de la part de l'auteur et qu'ensuite, c'est pas évident de passer après Jaworsky (faut admettre...), cependant (disais-je) il y a aussi pas mal de maladresses. Notamment un foisonnement de lieux et de personnages que l'on a du mal a suivre. La multiplicité des points de vues permet de donner une vision plus large de l'univers, mais également trop dilué, ce qui fait qu'on doit souvent revenir un ou deux chapitres en arrière pour se remémorer qui est qui, fait quoi etc.. et l'ensemble perd en fluidité. On a également un personnage principal "typique-camera" auquel on ne s’attache pas, s'identifie pas. Le héro n'est pas trop cliché non plus, mais a un côté un peu coque vide, et certaines considération nous manque a son propos. Bref. La saga s'annonce bien, mais sans casser trois pattes à canard pour le moment. 

J'ai également persévérer dans ma fanitude de Freak's squeele, avec le nouveau spin-off de Florent Maudoux : Masiko. 
Et ça claque. Carrément. Tant d'un point de vue de l'intrigue (qui raccorde avec d'autres éléments de la série, mais sans en faire trop), du personnage en lui-même qui change vraiment malgré la casquette anti-héro qui pourrait semblé facile et qui est super bien traité ou juste visuellement (on retrouve le dessin de l'auteur mais toujours avec cette petite singularité qui différencie un spin-off d'un autre). Le dernier "chapitre" est particulièrement exceptionnel. Je n'en dis pas plus si ce n'est : Lisez cette foutue saga, de A à Z, vous y trouverez forcément votre compte à un moment donné ! 

(C'est l'été, je ré-écoute Goldman, La rue Ket et DSLZ comme à chaque fois que le soleil pointe durablement son nez)

Voila, à part ça, niveau actu, c'est surtout des films et on va essayer de faire ça dans l'ordre (chronologique j'entends). 

Motivé par L., je suis aller voir un film qui me faisait flipper d'avance et que je n'aurais sans doute pas eu le courage d'aller voir toute seule : Un français (Diastème). Et je ne regrette vraiment pas. Je craignais un voyeurisme de violence, mais en fait le film fait cogiter plus qu'il ne choque. La construction narrative m' beaucoup plus, tout en "goutte d'eau". C'est à dire, le film ne raconte pas vraiment une histoire. La caméra est toujours un poil à côté de l'action, ne nous montrant pas tant les changements que les gouttes d'eau qui font déborder les vase, celles qui mèneront au changement. Loin d'être démago, le film ne dénonce pas : il montre, et ce qu'il montre, si ça s'applique pour l’extrême droite, pourrait finalement tout a fait s'implanter dans un autre contexte. L'ensemble est vraiment subtil. Bon le film à surement encore des défauts, quelques scènes qui sonnent un peu toc, mais en fait c'est plutôt réussit à mon sens, car la caméra ne choisit jamais de donné tort ou raison a ceux qu'elle filme. La discussion après la séance à été aussi importante que la séance en elle même, le film se construisant aussi avec la réflexion qu'il ammene et qui peut varier d'une interprétation à l'autre. Quelques phrases chocs, quelque moments frisons, le réalisateur ne tire jamais sur la corde... Non vraiment, je suis heureuse de ne pas être passée à côté. 

T'es pas mort : T'as eu peur. 


 J'ai également regarder Le royaume des chats (Hiroyuki Morita), dans un registre plus smooth et une envie de retrouvé l'univers des studios Gibli. C'était sympathique. Pas complétement planant non plus (je ne me suis pas 100% investie dans l'univers, je crois que le film ne nous en laisse pas vraiment le temps : le rythme est un peu bâtard pour un dessin animé de ce genre) Mais dans l'ensemble, ça rejoint la ligue des dessins-animés a mater un soir d'hivers avec un chocolat-chaud-aux-chamallow, qui fait du bien par là où il passe et qui permet de se déconnecté pendant deux heures, d'un monde pas toujours très folichon. En gros. 

 Sinon... J'ai été au cinéma, parce que, cela ne vous a peut-ètre pas échappé, je m'interesse un peu à ce qui se fait autour du conte de fée d'un manière générale. Et cela ne vous a peut-ètre pas échappé non plus, je suis rarement convaincue par ce que je vois. Le film qui suit n'échappe pas à la règle, quoique pour des raisons assez différentes de d'habitude. En effet Tale of tales (Matteo Garrone) n'est pas un mauvais film a proprement parlé. Il ne sombre pas dans la niaiserie (et pour cause, le  matériaux d'origine n'est pas une production Disney mais du Pentamerone de Giambattista Basile.) On retrouve une esthétique frappante qui sied parfaitement à l'idée que je me fait du conte de fée : sublime et cauchemardesque, haute en couleur et en qualité, faisant flirter l’extrême beauté et l'horreur totale. Le histoire en elles-même sont aussi assez chouettes mais... Bien que les trois intrigues se mettent en place au sein de trois royaume voisins, a mon sens elles ne coexistent pas très bien. L'alternance des intrigues sert un certain suspens mais c'est tout. Non seulement les personnages ne se croisent que de manière très superficielle mais les messages sont aussi peu mis en relation, ce qui manque cruellement au film pour lui donner une unité. L'image prime largement sur le sens, et c'est un peu dommage car le flm avait du potentiel. Bref, ce n'est pas un coup de cœur, mais un espoir disons, pour ce qu'il est possible de faire autour du conte.

Et pour finir, j'ai été voir également le nouveau film de Michel Gondry : Microbe et Gasoil. On retrouve un peu moins l'aspect carton-pâte du réalisateur mais toujours cette petite touche décalée à la cool, où l'humour est toujours un peu plus profond qu'il n'en à l'air. Ce petit road-trip-cheap est une agréable découverte, avec deux héros assez convainquants (surtout Gasoil, qui m'a un peu fait penser à Lucien en version attachante, personnage très secondaire de Un éléphant ça trompe énormément). C'est chouette de voir qu'il est possible de parler d'adolescence sans se taper l'intégralité des clichés du genre et cette fantaisie un peu mélancolique me semble être un beau portrait. Encore un fois, ce n'est pas un film qui va changer ma vie, mais il m'a tout de même fait du bien sur le moment. 

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Pour quitter un peu le format "film", j'ai découvert ce mois-ci la série Gotham (Bruno Heller), recommandé par A. et qui propose une genèse de l'univers Batman. Connaissant très très TRES mal le canon et les comics, je découvre donc tout ça avec un oeil neuf et j'aime assez. Bon attention, la série est uen série policière tout ce qu'il y a de plus classique, et même assez planplan par moment, avec des perso sans grade profondeur. Je pense qu'il y a pas mal de fan-service un peu gratos aussi (personnellement ça ne m'a pas dérangé du tout, car je connais peu l'univers mais ça peu agacer les chevronnés). Les enquêtes en elles-mêmes ne sont pas très intenses, l’intérêt réside surtout dans les histoires de toile qui évolue au fil de la saison. je pense qu'il faut bien compter 4 ou 5 épisode avant de rentré dedans et d'apprécier un peu. Bref, mon avis est plutôt mitigé même si, j'ai bien accroché à la fin et je suis finalement assez impatiente de connaitre la suite. Mais bon, ça reste quand même ce genre de série ou j'ai envie de savoir ce qu'il va se passé, tout en ayant un peu la flemme de me taper les 40 minutes d'épisode pour le découvrir.  Il y a quelques réussites dans les personnages secondaires (j'ai un très gros faible pour Ed Nygma, même si ça manque encore un peu de subtilité). Je vous conseille d'y jeter un œil, ne serait-ce que pour le plaisir de voir comment l'univers à été ré-écrit et comment la série explique l’émergence de Batman (et autre super-vilain ou super-alliés affiliés).



Sur ces belles (?) paroles, je m'en vais me lover dans ce dimanche nuageux, me refaire du café, fumer quelque clopes, glander en pyjama sur la balcon entre le linge étendu et mon chaton qui perd ses poils par poignées.  Bonne vacances à ceux que cela concerne ;)

Bien à vous, Scrat 

dimanche 21 juin 2015

Arbre creux

Lecture en cours : Le sang des 7 rois, livre premier - Regis Goddyn

Café au lait et sempiternelles cigarettes. Soutenance passée. Bon.
Mettons que je ne vais pas en reparler. Ce n'était rien de très important finalement, ça ressemblait à un jeu, à un petit spectacle.

Mois de juin très pauvre d'un point de vue littéraire (en quantité j'entends, pas en contenu !) Et je n'ai lu que (si l'on peut dire) le recueil de Jaworski  Janua Vera. C'était vraiment vraiment très bon. Un pur kiff. On retrouve Benvenuto Gusefal (Cf. Gagner la Guerre) avec grand plaisir, ainsi que d'autres histoires, qui se recroisent parfois, mais qui sont toutes très très différentes. La qualité de la narration, de l'univers est indiscutable pour chacune d'elles. Bon, comme pour tout recueil j'ai évidemment eu mes préférences (Mauvaise donne ; Le conte de Suzelle ; Un amour dévorant ...), mais il n'y a franchement rien à jeter. Plus courtes et donc souvent plus efficaces, je me demande si je n'ai pas encore mieux aimer ce recueil au roman. Bref. Auteur à poursuivre.

On  écrit toujours pour de mauvaises raisons.
Et on lit de la même manière.

* * *

En revanche rayon film, j'ai un peu consommé. 

Bon déjà, j'ai tester la série Six Feet Under, que j'avais envie de découvrir depuis longtemps. J'ai été assez déçue à vrai dire. Rien de tragique mais vu le concept je m'attendais clairement à quelque chose de plus original et de plus décalé. En fait c'est une série assez classique dans sa construction, ses intrigues et ses personnages. Bon, voila, j'ai trouvé la saison 1 sympa, mais sans doute pas au point de me jeter sur les quatre autres.  D'autant que ma liste de séries à voir est encore bien pleine (et que j'ai déniché les saisons des Doctor Who de 1963. Hiiii) 



Dans le genre déluré en revanche il y a eu Kiss kiss Bang bang (Shane Black), qu'on m'avait assez chaleureusement recommandé. Enfin déluré... L'histoire en tant que telle, bon.. On va de quiproquos en quiproquos, le film illustrant assez bien l'effet boule-de-neige, mais le système de narration était cool et la dynamique du film fait beaucoup de bien. On retrouve (en beaucoup plus soft) une construction à la Guy Richie, morcelé, mais cohérente jusqu'au bout, empruntant aux film d'arnaque plus qu'au film d'action. Le mélange est très sympa.   De plus, les acteurs sont crédibles et les personnages, toujours un pas à côté de leur stéréotypes. On évite quelques clichés, c'est cool, j'ai passé un fort bon moment, même si je n'ai pas vraiment d'opinion sur la qualité objective du film.

 
Autre genre, avec les studio Ghibli et le film d'animation Mes voisins les Yamada (Isao Takahata),auquel j'avais curieusement échappé jusqu'ici.  Plus une série de vignettes qu'une histoire au sens classique, j'ai trouvé que le format rendait parfois le film un peu lent. A part donc cette impression de moments qui s'étirent (mais bon... j'aurais pu me douter), c'est un beau dessin-animé, qui porte un regard à la fois moqueur et tendre sur ses personnages, ce qui est un dosage parfait, quand même, il fut admettre. Pas grand chose a en dire cependant, j'ai bien aimé mais il y a peu de chance que ça reste gravé dans ma mémoire ad vitam aeternam.

Un brin plus sérieux, j'ai regarder Whiplash (Damien Chazelle), conseillé notamment par L. Bon je ne suis pas musicienne (et pas très portée sur le jazz), alors ça me bouleverse peut-ètre moins que certain, mais quand même, c'était une petite claque. Ce qui est très surprenant c'est que j'ai rapidement deviner les enjeux du film, le déroulé des événements, les tensions auxquelles j'allais être confrontée. En toute modestie, hein, mais les rouages de l'histoire m'ont semblé très évidents des le départ pour avoir déjà vu des films bras-de-fer du même type, à commencer par Quatre minutes de Chris Kraus, qui parle musique également). pourtant, ça n'a pas été gênant du tout, clairement, l'enjeu du film ne réside pas dans l'effet de surprise, mais dans l'ambiance et la tension. la violence psychologique transperce l'écran et j'ai été crispée durant tout le film, toute envahie de l'atmosphère. En cela c'est toute de même un tour de force. Évidemment tout le sens du film se tient dans la conclusion, aucune interprétation, aucune catharsis ne se peut avant la fin, ce qui est bien ouej. Très beau film globalement.

Strictement sans aucun rapport, il y a également eu Stage Beauty (Richard Eyre) que j'ai bien aimé. Non vraiment, j'ai passé un bon moment devant ce film ce qui est... très étonnant, parce qu’honnêtement, le propos est carrément dégueulasse. Quand on s’intéresse un peu a la question du sexisme et de la sexualité, le résultat de ce film est juste... a gerber. Et pourtant, comme je l'ai dit j'ai bien aimé, parce qu'on ne passe pas loin d'un truc très correct. En toute honnêteté je pense que les messages qui crèvent les yeux ne sont que pure maladresse et que le réalisateur n'avait probablement pas l'intention de dire tout à fait cela. Mais. A une intrigue qui aurait pu être interessante, on été ajouté une romance clichée et c'est là que la bas blesse. Sans la romance, l'histoire n'aurait pas eu a se distordre de la même manière et on aurait pu avoir une jolie réflexion (peu profonde mais jolie), sur le théâtre, l'identité et même l'affection finalement...  Un film relativement gâché donc par un cahier des charges mal définit. Bref, j'ai un avis franchement ambigu sur le résultat. Dommage car j'aime beaucoup Claire Danes et que Billy Crudup était vraiment parfait pour son rôle. 

Et enfin, hier j'ai été au cinéma (ça faisait tellement longtemps...) pour voir le nouveau Disney-Pixar : Vice-Versa (Pete Docte). J'ai mis assez longtemps à rentrer dans le film, je dois avouer. Pourtant j'adore l'idée de départ et c'était assez intelligent (la métaphore du cerveau n'est pas complétement fantaisiste et respecte assez les différente zone de la mémoire. Bon). Mais TOUS les personnages m'échappaient. Aucun d'eux n'avaient ma sympathie et forcément, ça n'aide pas a s'impliquer. Sans rien vous spoiler, je dirait qu'au final, j'ai été surprise, et qu'étrangement, le message en sous texte que je n'avais pas vu venir me parle énormément (a vrai dire j'ai moi même écrit sur ce sujet cette année), est très bien retraduit. Bref une bonne surprise finalement, même si ce n'est pas mon film d'animation favoris. Je trouve quand même qu'en général, il y a un vrai effort de fait dans les dessin-animés qui sortent ces temps-ci et j'en suis tout à fait jouasse. 

* * *

Je vous laisse sur un soupçon de musique, alors qu le soleil daigne se lever derrière les nuages. 
Aujourd'hui est le plus long jour de l'année. 


Bien à vous, Scrat

mardi 26 mai 2015

Balancoire

Lecture en cours : Janua Vera - Jean-Philippe Jaworski


Café au lait et volute de fumée pour dissiper les nuages du retour "dans-le-vrai-monde-réel-de-la-realité-véritable".  Il faut dire que ce n'est pas évident d'accepter le monde après GEEKOPOLIS. 

Je bavais déjà sur ce festival, tel l'escargot en rut, l'an passé mais pour de sombres histoires de "rendu universitaire" (pff), j'avais été obligée de passer à côté. Cette année, toujours les même conflits de timming, mais j'avais prévu le coup et j'ai pu filer à Paris, fièrement armée du pass 2 jours pour cette édition sur les génies du mal. 
Pour les gens qui débarqueraient vraiment : Geekopolis est un festival tout jeune (troisième édition cette année) sur les cultures de l'imaginaire. Le salon est divisé en cinq "quartiers" : Teklab, où règne les technologies (robotique ultra représenté), Little Tokyo, qui regroupe plutôt la culture jap, Avalon, lieu de la fantasy médievale avec sa taverne et sa scène de tournoi, Metropolis, où l'on est plongé dans ces univers de SF space-opera et enfin Nautilus, royaume du steampunk. 

Nautilus

Avalon

Au dela de ces petites cités qui regorgent de stands, le festival propose des conférences, des concerts et spectacles, des ateliers, du sport (quidditch, danse, troll ball), des jeux, des expos, des concours (cosplay, ecriture, suedage...) et c'est juste dément. L'ambiance est incroyable, tout le monde est bienveillant, accueillant. C'est comme entrer dans une ville où tu es chez-toi d'office, tu peux être ce que tu veux, personne ne s'en inquiète, tu es le bienvenu quoiqu'il arrive.
J'ai eu l'occasion de rencontrer quelques acteurs de la série HeroCorp (et Duco m'a demandé quel était mon super-pouvoir), les merveilleux auteurs de City Hall et deux de mes youtubeurs préférés (Fred Molas du JDG et LinkstheSun) tous les deux extremement droles et sympas, comme on pouvait s'y attendre, quoique complétement débordés (comme on pouvait s'y attendre aussi).

Table Ronde sur l'envers du décors de Youtube

 
J'ai passé un superbe week-end et j'aurais vraiment aimé que ça dure plus longtemps (Je veux dire... Même la bouffe fait rêver !) 
J'ai déjà hâte d’être l'année prochaine. J'essaierai de m'inscrire à plus d'ateliers ce coup-ci. 

 




* * *


J'ai profité de mon trajet pour bouquiner un peu. Rien de spéctaculaire (mais bon, 4h, allez-retour quoi).

J'ai donc finis de lire la pièce de James Barrie, Mary-Rose. Il me semble que c'était la première traduction en français de cette œuvre. Très belle pièce, mystérieuse et mélancolique, avec des thématiques récurrentes chez l'auteur (je suis loin d'être une pro, mais je me suis un peu renseignée sur lui quand j'ai du écrire sur Peter Pan). C'est une œuvre de l'émotion, où ce qui est dit l'est toujours à travers le prisme d'une atmosphère, où le message existe en creux dans les non-dits, dans le non-explicite. C'était une belle lecture, mais j'ai été très saoulée par les notes de bas de page qui analysent la pièce au fur et à mesure. C'était assez chiant et injustifié puisqu'il y avait déjà un dossier sur l’œuvre à la fin du bouquin. Ça m'a un peu coupé dans ma lecture. C'est toujours embarrassant quand le traducteur prend trop de place.

Au retour, j'ai lu un roman offert par un collègue de boulot : Le navire des glace de Michael Moorcock. c'est une intrigue sympa, dans un univers post-apocayptique où le monde s'est couvert d'une pellicule de glace après un hivers nucléaire et où l'Homme s'est adapté et à créer une nouvelle societé. Cette traversé d'un monde nouveau et pourtant déjà à l'agonie était très bien faite, on part réellement dans un monde glacé et j'ai beaucoup aimé cet aspect du livre. Le bémol... Ce sont les personnages. La plupart sont assez stéréotypés et -ce qui est plus ennuyeux-, peu attachants.

Niveau film rien de transcendant (même si mon pote L. m'a refilé un million de truc à voir). J'ai découvert, un peu au pif, la comédie romantique What if (Michael Dowse). Très franchement je m'attendais à quelque chose d'assez nul et plat.  Bon ça reste un peu niais sur les bords, mais en vrai c'est un assez bon film pour le genre. Les personnages sont agréables et même si les ficelles sont grosses, c'est bien foutu. Au fond ça nous parle presque plus d'amitié que d'amour, et ça propose une idée qui me plait assez (même si on retombe sur des trucs très classiques). Si on pousse un peu la réflexion, le film essaie même d'être complet et réaliste. Les choses sont à la fois simples et compliquées. L'ensemble est assez nuancé finalement, jouant même parfois avec ses propres clichés. J'ai trouvé ça très chouette en définitive.

J'ai également maté les dessin-animé Noctura ou la nuit magique (Victor Moldonado), qui est un joli film d'animation sortant un peu des sentiers battus. Il y a de très belles idées d'intrigues que je ne vous dévoilerait évidemment pas, car c'est ce qui en fait l'originalité. L’esthétique du film est aussi très belle, avec ses ciels d'encre dilués, ses lumières et la douceur de son dessin. Le partit pris de la Nuit comme lieu d'activité où rien n'arrive au hasard, et qui donne des explications à ce qui nécessite pas forcément  est assez poétique en définitive. Bon ce n'est pas non plus un coup de cœur absolu, mais c'est un joli conte bien mené. Je pense quand même que ça vaut le coup.


Voila pour les news. Sur ce je vais retourner à ma petite vie sans folie, sans histoire, sans steampunk ='(.
Vivement qu'on puisse voyager dans l'imagination. 




Bien à vous, Scrat