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lundi 9 novembre 2015

Salle à manger

Lecture en cours : Le Paris des merveilles, Le royaume immobile - Pierre Pevel


Café au lait (dans ma super tasse à tête de sanglier offert par F.) et cigarettes. L'automne m'offre même gracieusement un rayon de soleil pour la motiv. 
En ce moment je glandouille tellement que  je serais bien incapable de répondre à la question " Quoi de neuf ? ". Mais en vrai ça. Ça continue à aller, ce qui est louche ^^.

Enfn bon... Quoi de neuf ? Essayons.  
Si en terme de film/série c'est l'absolu calme plat, j'ai quand même bouquiné un peu.  A commencé par Le Dieu dans l'ombre de Megan Lindholm. 
Il faut savoir, que je n'ai jamais lu de roman de Robin Hobb avant ça (Hhhhh!) mais qu'on m'en fait les louanges depuis un moment. J'y allais donc assez confiante. Et finalement je suis un peu mitigée. Le roman n'est pas mauvais, loin de là je pense : il y a une atmosphère, un jeu sympa dans la construction qui retient l’intérêt, de belles idées narratives. Mais je suis resté à la lisière du roman. C'est à dire... Les personnages ne m'ont jamais touché, je les observais sans prendre part à leur émotions et ... et bien ma foi ça manque tout de même. 
De plus, ayant lu juste avant L'épouse de bois, je n'ai pu m’empêcher de faire des analogies, le second ayant emprunté au premier (du moins il m'a semblé). Mais du coup, en terme d'ambiance et d'imaginaire, j'avais déjà lu quelque chose de proche et donc je n'ai pas trouvé l'ensemble follement original. Et puis je pense que je m'attendais a quelque chose de plus philosophique, psychologique et en fait l'histoire était bien moins métaphorique que je l'escomptais. Bref, c'était un livre sympa, mais qui m'a un peu échappé. 

Au boulot j'ai arpenté des sites divers, devant faire une bibliographie d'Album jeunesse sur l'égalité fille-garçon. J'ai été pas mal déprimé par certain commentaires trouvé e ligne, mais j'ai aussi découvert de belles choses et notamment L'histoire de Julie qui avait une ombre de garçon de Christian Bruel. Ça m'a beaucoup plu. Les illustrations sont efficace et l'histoire en elle-même pose le doigt sur la stigmatisation des genres, sans en faire trop. L'album réussit a transmettre exactement le bon message, sans faire dans le militantisme. 

  J'ai aussi lu les Contes à l'envers, espérant y trouvé des réécritures amusante, mais là, ça a été une catastrophe. J'ai été voir la date de publication, et je pardonne donc un peu a Boissard et Dumas, les auteurs, à cause de l'époque (1977). Mais à peine. En terme de sexisme c'est juste abominable. La première histoire revisite Blanche Neige et inverse les rôles hommes-femmes, juste pour donner le temps aux hommes de reprendre le pouvoir o.O (Yohann-from-outer-space résume ça très bien dans cette chronique). Et même sans parler de ça, j'ai trouvé l'ensemble assez idiot. Aucune valeur, aucun message de profondeur, bref, un pur jeu de détournement sans intention derrière. Ça pique pas mal. je suis assez surprise de voir que le livre continue a avoir assez de succès pour être régulièrement ré-édité. 

Pour rester sur la question du genre, mon amie F. m'a aussi fait lire une petite BD assez mignonne de Yatuu : Pas mon genre. Je n'ai pas grand chose a en dire, c'est un peu plaplat. ca se lit bien mais le message reste soft et ne remporte ni ma totale sympathie, ni mon antipathie. C'est soft, ça peut faire sourire et c'est un peu tout. 
 J'ai aussi été faire un tour, au festival Quai des Bulles, et donc la suite de cet article sera 100% BD ! 

J'avais déjà lu Azimut et Un océan d'amour de Lupano, et comme ça me plaisait bien, j'ai attaqué le premier tome de Les vieux fourneaux, qui à l'air de cartonné en librairie (je dis ça totalement au hasard, je n'ai pas été vérifier, c'est juste une impression). J'ai trouvé ça vraiment chouette. Drôle et sensible, c'est assez bien dosé. Ce tome 1 est une bonne introduction et j'ai assez hâte de voir la suite. 

J'ai également découvert un auteur-auto-edité, qui s'inspire pas mal des comics et qui joue de la ré-écriture et du mash-up d'univers, avec des illustrations tout en couleur, comme j'aime : Ludovic Sallé. J'ai donc lu en premier lieu son Journal d'une vilaine, qui propose une série de petit strips sur Poison-Ivy. Je suis super fan du style de dessin. Pour le contenu bon... Il y a des idées assez mignonnes mais l'humour ne fonctionne pas vraiment. Les chutes ont l'intonation de "attention c'est la chute" mais le contenu en lui même est rarement réellement drôle. Enfin je pense tout de même que c'est prometteur et que ça pourrait devenir très bon par la suite. 


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Interlude

(Toi aussi, écoute Manfield Tya en boucle, jusqu'à ce 
que ça change la configuration de ton cœur pour toujours) 
 

(C'est bon, c'est fait ?)

Interlude
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Pour conclure cet article, je vais vous parler du festival Les Utopiales, où j'ai été faire un tour la semaine dernière. Dans ce Salon international de Science-Fiction, j'ai pu assistr a des conférences, des expos. Salon du livre, salle de jeux, prix de cinéma... C'est assez complet et COOL. Plus sérieux et moins festif que Geekopolis (et moins cher aussi, faut admettre), j'ai passé un excellent week-end, intensif mais très instructif. J'ai eu moult dédicaces, et je continue a halluciné, tant la communauté SF est sympa, tant le public que les intervenants. Tout le monde est accessible, bienveillant. C'est vraiment un monde ou je me sens super bien. Bon... J'ai quand même faillit défaillir a un moment puisque... J'ai rencontré Alain Damasio. Ce mec est adorable. Non seulement c'est un génie mais en plus il est atrocement sympa. Et pour l'avoir vu en conférence, je vous assure que c'est un être humain extraordinaire (Qui a faillit me faire chouiné. Pendant une conférence. Non mais sérieux...). 
Je suis repartie avec mon exemplaire signé de La zone du dehors serré contre moi. 

" En SF on parle de plus en plus de transhumain, mais en vérité on s'en fout. 
Ce qui importe c'est d'être très humain "



Bien à vous, Scrat 

mardi 26 mai 2015

Balancoire

Lecture en cours : Janua Vera - Jean-Philippe Jaworski


Café au lait et volute de fumée pour dissiper les nuages du retour "dans-le-vrai-monde-réel-de-la-realité-véritable".  Il faut dire que ce n'est pas évident d'accepter le monde après GEEKOPOLIS. 

Je bavais déjà sur ce festival, tel l'escargot en rut, l'an passé mais pour de sombres histoires de "rendu universitaire" (pff), j'avais été obligée de passer à côté. Cette année, toujours les même conflits de timming, mais j'avais prévu le coup et j'ai pu filer à Paris, fièrement armée du pass 2 jours pour cette édition sur les génies du mal. 
Pour les gens qui débarqueraient vraiment : Geekopolis est un festival tout jeune (troisième édition cette année) sur les cultures de l'imaginaire. Le salon est divisé en cinq "quartiers" : Teklab, où règne les technologies (robotique ultra représenté), Little Tokyo, qui regroupe plutôt la culture jap, Avalon, lieu de la fantasy médievale avec sa taverne et sa scène de tournoi, Metropolis, où l'on est plongé dans ces univers de SF space-opera et enfin Nautilus, royaume du steampunk. 

Nautilus

Avalon

Au dela de ces petites cités qui regorgent de stands, le festival propose des conférences, des concerts et spectacles, des ateliers, du sport (quidditch, danse, troll ball), des jeux, des expos, des concours (cosplay, ecriture, suedage...) et c'est juste dément. L'ambiance est incroyable, tout le monde est bienveillant, accueillant. C'est comme entrer dans une ville où tu es chez-toi d'office, tu peux être ce que tu veux, personne ne s'en inquiète, tu es le bienvenu quoiqu'il arrive.
J'ai eu l'occasion de rencontrer quelques acteurs de la série HeroCorp (et Duco m'a demandé quel était mon super-pouvoir), les merveilleux auteurs de City Hall et deux de mes youtubeurs préférés (Fred Molas du JDG et LinkstheSun) tous les deux extremement droles et sympas, comme on pouvait s'y attendre, quoique complétement débordés (comme on pouvait s'y attendre aussi).

Table Ronde sur l'envers du décors de Youtube

 
J'ai passé un superbe week-end et j'aurais vraiment aimé que ça dure plus longtemps (Je veux dire... Même la bouffe fait rêver !) 
J'ai déjà hâte d’être l'année prochaine. J'essaierai de m'inscrire à plus d'ateliers ce coup-ci. 

 




* * *


J'ai profité de mon trajet pour bouquiner un peu. Rien de spéctaculaire (mais bon, 4h, allez-retour quoi).

J'ai donc finis de lire la pièce de James Barrie, Mary-Rose. Il me semble que c'était la première traduction en français de cette œuvre. Très belle pièce, mystérieuse et mélancolique, avec des thématiques récurrentes chez l'auteur (je suis loin d'être une pro, mais je me suis un peu renseignée sur lui quand j'ai du écrire sur Peter Pan). C'est une œuvre de l'émotion, où ce qui est dit l'est toujours à travers le prisme d'une atmosphère, où le message existe en creux dans les non-dits, dans le non-explicite. C'était une belle lecture, mais j'ai été très saoulée par les notes de bas de page qui analysent la pièce au fur et à mesure. C'était assez chiant et injustifié puisqu'il y avait déjà un dossier sur l’œuvre à la fin du bouquin. Ça m'a un peu coupé dans ma lecture. C'est toujours embarrassant quand le traducteur prend trop de place.

Au retour, j'ai lu un roman offert par un collègue de boulot : Le navire des glace de Michael Moorcock. c'est une intrigue sympa, dans un univers post-apocayptique où le monde s'est couvert d'une pellicule de glace après un hivers nucléaire et où l'Homme s'est adapté et à créer une nouvelle societé. Cette traversé d'un monde nouveau et pourtant déjà à l'agonie était très bien faite, on part réellement dans un monde glacé et j'ai beaucoup aimé cet aspect du livre. Le bémol... Ce sont les personnages. La plupart sont assez stéréotypés et -ce qui est plus ennuyeux-, peu attachants.

Niveau film rien de transcendant (même si mon pote L. m'a refilé un million de truc à voir). J'ai découvert, un peu au pif, la comédie romantique What if (Michael Dowse). Très franchement je m'attendais à quelque chose d'assez nul et plat.  Bon ça reste un peu niais sur les bords, mais en vrai c'est un assez bon film pour le genre. Les personnages sont agréables et même si les ficelles sont grosses, c'est bien foutu. Au fond ça nous parle presque plus d'amitié que d'amour, et ça propose une idée qui me plait assez (même si on retombe sur des trucs très classiques). Si on pousse un peu la réflexion, le film essaie même d'être complet et réaliste. Les choses sont à la fois simples et compliquées. L'ensemble est assez nuancé finalement, jouant même parfois avec ses propres clichés. J'ai trouvé ça très chouette en définitive.

J'ai également maté les dessin-animé Noctura ou la nuit magique (Victor Moldonado), qui est un joli film d'animation sortant un peu des sentiers battus. Il y a de très belles idées d'intrigues que je ne vous dévoilerait évidemment pas, car c'est ce qui en fait l'originalité. L’esthétique du film est aussi très belle, avec ses ciels d'encre dilués, ses lumières et la douceur de son dessin. Le partit pris de la Nuit comme lieu d'activité où rien n'arrive au hasard, et qui donne des explications à ce qui nécessite pas forcément  est assez poétique en définitive. Bon ce n'est pas non plus un coup de cœur absolu, mais c'est un joli conte bien mené. Je pense quand même que ça vaut le coup.


Voila pour les news. Sur ce je vais retourner à ma petite vie sans folie, sans histoire, sans steampunk ='(.
Vivement qu'on puisse voyager dans l'imagination. 




Bien à vous, Scrat


 

samedi 25 avril 2015

Grenier à grains

Lecture en cours : 69 - Anthologie

Café au lait. Un double. Par ce que je suis un cowboy du matin. J'allume même une clope.

[humeur du moment censuré]

Bizarrement j'ai plus de nouveauté au rayon littérature qu'au rayon cinéma. je suis dans une période intensive de revisionnage, comme souvent quand j'entre dans une zone d'angoisse. 

En avril j'ai donc seulement découvert Men, Women & Children (Jason Reitman) qui est... Moins bon que sa bande annonce. La mise en scène utilise assez intelligemment les "nouveaux-médias" avec un écran de cinéma qui se confond souvent avec un écran d'ordinateur. Petit film choral, avec une galerie de personnages qui malheureusement manque un peu de nuances, mais auquel on s'attache tout de même raisonnablement dans l'ensemble. Le film se veut assez contemplatif et laisse souvent le spectateur aire le travail de recoupement, mais manque trop de subtilité pour que ça rende l'ensemble vraiment prenant. Ça se regarde gentiment mais finalement ça ne fait qu'effleurer son sujet. Un peu dommage donc, car on sent que le film aurait pu gagner en intensité et s'engager davantage. 

Il y a aussi eu Prince of Texas (David Gordon Green) qui ne semble jamais vraiment décoller. Le film est plutôt doux, construit autour d'un scénario minimaliste mais avec un désir de laisser agir les émotions et les paysages. Idée louable qui ne suffit pas cependant a rendre le film prenant. Il y a quelques très belles trouvailles pourtant, de minuscule scène pleine d'émotion, souvent en "parallèle" du fil conducteur. Je n'ai rien contre les films contemplatifs pourtant mais là, le générique de fin est apparu au moment ou j'avais l'impression que le film aurait du commencer. Pourtant je ne peux pas en dire vraiment du mal non plus car le réalisateur réussit a créer une ambiance. l'ensemble est dons assez reposant, les images sont belle et on sent une certaine poésie enclose. Je n'étais sans doute pas d'humeur à me laisser porter.


Transition musicale sans aucun rapport mais que j'ai envie 
d'écouter en boucle jusqu'à usure totale. 

* * *

Bouquins donc. 

Tout d'abord, j'ai lu la trilogie Les Crépusculaires de Mathieu Gaborit. Cela ne vous a peut-ètre pas échappé, mais depuis quelques temps, je lis pas mal de fantasy. Et Il m'arrive de lire de très bons trucs. Mais genre vraiment très bon. Donc ce n'est pas toujours évident de passer après. En l’occurrence, Les Crépusculaires résume assez bien ce que j'aime et ce que j'aime moins en fantasy. C'est très commode. D'abord donc l'univers. Bluffant. C'est superbe. La compréhension du fonctionnement du monde se fait progressivement et tout est très riche, très beau. Plein de petite perles métaphoriques (ou non d'ailleurs mais souvent). Rien a redire sur ce point, tout est morte, on a envie d'en savoir plus, l'auteur dose très habilement des "codes" du genre avec des innovations personnelles. L'ntrgue en elle-même aussi est assez intelligente, on évite même (j'ai été surprise) des retournements de situation trop attendus. Le héros ne s'en sort pas toujours brillamment, comme par magie, ce que je trouve toujours intéressant. Dans l'ensemble, le livre m'a plu par ce que j'ai eu l'impression qu'il se déroulait un pas  coté de la fantasy. C'est a dire, je n'ai pas eu l'impression qu'on me racontait l'histoire d'un Elu, mais plutot.. Ah comment dire ça... Dans ce genre de littérature il y a toujours une galerie de personnage secondaire fascinant, mysterieux, plein de cicatrice et de sagesse aquise on ne sait comment. C roman semble nous raconter l'histoire de l'un deux. Comment devient-on ce mentor au passé sombre, ou cet oracle ambigu qui guidera la quète des héros ? Et ça bah.. ca m'a bien plu. 
En revanche... Il y a aussi des défaut massifs parce que l'histoire va parfois trop vite, fait des coupe-franche et des ellipses qui casse la progression. Bon j’admets ça finit par se justifier en général mais ça laisse un gout de "baclage" par moment qui dérange. Et puis on ne s'attache a aucun personnage en profondeur et ça c'est dommage. je me suis habitué a ce que le héros ai parfois une fonction "camera" mais il faut que d'autre êtres soient mis en relief ou permettent de donner du relief au héros justement. Et là, l'empathie ne prend pas, ce qui, je me répète, dilue quand même pas mal l'enjeu.

Ensuite, bande-dessinée (format idéal pour le taff puisque entre deux usagers de la biblio, il y a souvent le temps de lire une planches ou deux, mais rarement un chapitre de roman) . J'ai donc piocher dans les BD jeunesse, attirée par le dessin super cute de L’apprenti Seigneur des Ténèbres (Morin et Asna). L'idée me semblait plutôt marrante mais malheureusement les vannes tombent un peu à plat; Ce n'est pas vraiment mauvais mais ça m'a laisser un gout de "sous-exploitation". On aurait pu faire quelque chose de nettement plus drôle avec ce concept et a l’exception de quelques gags qui font sourire, ça ne laisse pas un souvenir impérissable. 


J'ai finalement acheter (après un petit mois à baver dessus) le très bel album Des tartes au citron, du thé et des étoiles de Fanny Ducassé. Rien à  redire dessus. Le dessin est un vrai bonheur, l'histoire est mignonne et suffisamment décalée pour surprendre; l'ambiance est des plus réconfortante, c'est un pur plaisir. 


J'ai profité de ma semaine de "vacances-auto-proclamé" pour retourné a des formats "romans" et accessoirement pour me jeter  l'eau. Il y a un livre qui m'avait déjà traumatisée avant que je ne le lise, son titre d'abord me remuait les tripes depuis longtemps et puis son sujet me faisait frisonner d'avance. Je m'y suis mise la semaine dernière en me disant que le soleil m'aiderait a m'en remettre. J'avais raison de m’inquiéter. On achève bien les chevaux de Horace McCoy est une usine à trauma. C'est magnifique évidemment, mais ne vous attendez pas a conserver votre foi en l'humanité.  Histoire à huit-clos, creusant toujours plus bas dans la destruction de la dignité. La mise en spectacle de l'horreur, de l'humiliation à toujours fait se déplacer les foules : des combats de gladiateur a la TV-réalité, en passant par les pendaisons publiques ou les Freaks show. Ici c'est un marathon de danse, des semaines et des semaines à osciller, à danser, à tomber, à s'enfoncer dans un morbide déguisé en fête. C'est bouleversant. Bien sur. Mais je le savais avant même d'avoir lu la première ligne, que ce roman me ferait mal. 

J'ai enchainé avec Apocalypse bébé de Virginie Despente. Ça en revanche, ça ne m'a pas vraiment remué. L’enquête, égrainer de portraits de personnages indirects est plutôt sympa, mais pas vraiment épidermique non plus.  On reconnait la patte de l'auteur, sa vision sans grande concession de la violence, de la corruption, de la médiocrité. Despentes ne cherche pas à embellir ses personnages et c'est ce qui me plait. Malgré le coté un peu cru de certain passages, l'histoire se fait davantage en suggestion, ce qui donne un peu l'impression que le roman tourne en rond, brasse de l'air, sans aller nulle part. Le dénouement même conserve cette atmosphère. J'ai bien aimé, mais je m'attendais sans doute à quelque chose de plus cruel, de plus original.

Pour finir dans la liste de livres du mois, F. m'a prêté L'homme montagne, signé par Severine Gauthier dont on va dire que je suis officiellement fan. Cette très belle bande dessiné est une fort belle allégorie tout en douceur. Le dessin - (de Amelie Flechais) sublime- ciselé dans son côté brouillon, sans ligne franches, parle autant que le propos. L'histoire est vraiment belle. Ça vaut la lecture.



* * *

Voila pour les news. Pour mes 16 ans (oui, j'ai l'age que je veux) ma mère m'a offet, outre une machine a écrire de voyage et un flacon de parfum, une soirée dans un café théâtre pour un spectacle de stand-up. C'était pas mal réchauffer, on retrouve des intonations d'Eli Semoun et de Florence Foresti et les sujets abordés sont ceux qu'on retrouve dans la majeur partie des sketchs actuels. Certaines vannes m'ont même un peu fait grimacer; mais dans l'ensemble, Daniel Camus est un mec avec un bon potentiel sympathie qui joue avec le public sans jamais se montrer agressif. L'ambiance était plutôt bon-enfant et j'ai passé un moment sympa. 

* * *

A part ça il me reste un mois pour boucler mon projet de l'année et... quelle est l'expression déjà ? Ah oui ... ça va être TENDU DU SLIP ! Priez pour moi.

Bien à vous, Scrat

mardi 24 mars 2015

Pavillon de chasse

Lecture en cours : Dieu vous bénisse, Monsieur Rosewater - Kurt Vonnegut

Clope, café au lait et déni de brouillard. Humeur étrange. Depuis deux jours, les mots se défilent et je ne trouve pas à définir mon état ce qui est proprement terrifiant (ce n'est pas le bon mot). Même la musique n'a aucune raisonnance, je reboucle. Je suis peu être en train de m'effacer ?


J'ai emprunté la semaine dernière l’intégrale de la bande dessinée La légende du Changeling de Dubois et Fourquemin. Multiplication de références plaisante, intrigue fantasy assez noire mais jolie. je n'ai pas été complétement transcendée. Ça m'arrive assez souvent dans la BD en fait, même si je n'en parle pas trop, mais ça me laisse une impression un peu frustrante d'il-en-aurait-fallu-un-peu-plus. 



Enfin pas systématiquement. Mon détour au salon du livre m'a quand même permit de repartir avec Un océan d'amour de Lupano et malgré l'absence totale de texte (au point que les écrits intra-diegetiques eux-même détonnent un peu), j'ai vraiment adoré. le dessin, l'intrigue, le délire, la douceur. C'est d'une douceur délicate, légèrement vieillie, sur fond de Bretagne (qui me manque, arg). Bref une petite perle a déguster en boucle. Peut-être que je me reconnais dans cette histoire absente de lettres ? En tout cas c'est une belle trouvaille. 



Mais j'ai aussi lu des histoires sans images ces derniers temps (oui, bon..) D'abord j'ai poursuivis mon exploration des romans de Xavier Mauméjean avec Ganesha. Avis un peu mitigé. Enfin je n'ai aucune envie d'en dire du mal, car c'était plein d'excellentes choses mais... Je trouve que l'ensemble inégal. La complexité de certaines scène, avec une narration très fouillée, donne un peu une impression de cache-misère. Bon je m'explique, ce roman es découpé en quatre "enquêtes" menées par Merick, le fameux Elephant-Man. Toute la psychologie du personnage et la ré-écriture du fait historique était très bien, mais les enquêtes en elles-même étaient amené de manière un peu maladroite, sans réelle progression. Insaisissable pendant un certain temps, puis devenant tout a fait évidente, avant la conclusion. La gestion de la gradation de l’enquête m'a donc semblé trop maladroite pour fonctionner vraiment. Mais le roman reste sympa et la présence de mythes et de contes est intelligemment dosée. 

Et j'ai aussi lu un livre qui commence a dater un peu et qui est sur ma liste de lecture depuis peut-être 5 ou 6 ans : La physique des catastrophes de Marisha Pessl. Avis plutôt positif en définitive, même si au cours de la lecture, c'était plutôt tiède : le livre ne nous résiste pas trop, on a envie de connaitre la suite mais les digressions incitent a survolé certains passage. l'ambiance a déjà été sentie ailleurs, bref on s’intéresse sans palpiter vraiment. Là où c'est bien fait c'est que finalement, le roman bifurque a un moment (t presque tout ce qui a été dit au préalable s'avère utile, ce qui m'a bien plus parce que les digressions purement là pour le style, ça a tendance a me saouler). On se s'attache pas follement à l'héroïne mais elle ne nous semble pas agaçante non plus, c'est donc plutôt subtile et ça passe. Ça se lit très bien donc, malgré quelques bégaiements et points-intrigue flous. 

Bon en tout cas, le salon du livre (Paris) de ce week-end m'a permit de faire le plein de bouquins à lire, à priori j'ai de quoi finir l'année assez confortablement.

Un point film ? Aller ! Un point film !

De manière un peu hasardeuse, j'ai regarder A Dangerous Methode de Cronemberg après avoir reparlé de Carl Jung avec ... je ne sais plus qui. Au début du film j'ai cru un moment que ça allait être vraiment dur et puis finalement j'ai trouvé le film assez gentillet. Pas mauvais mais plutôt en survol. J'aurais vraiment aimé que ça creuse un peu plus le coté théorie psychanalytique ou portrait d'époque. J'ai l'impression que le film essaie de dire trop de choses et que du coup, il n'approfondit jamais rien. Bref, je crains qu'il ne sot bien vite oublié. 


Puis passage au cinéma, un lundi sans soleil ou nous avons avorté une sortie à la mer. Le résultat fut Kingsman: services secrets.(Matthew Vaughn) Gros potentiel nanar à première vue. je n'étais pas 100% confiante et pourtant. J'ai carrément adoré. Un film d'espionnage qui utilise des clichés de film de super-héro, ça fonctionne très bien, car dans l'ensemble, cela contrarie pas mal de scène convenue. C'est très drôle et malgré quelque ficelle un peu grosse il y a très peu de moment caricaturaux. l'ensemble est assez jouissif (la BO aidant) et j'ai passé un super moment. C'est plus intelligent que ça en a l'air (réutilisant par exemple assez brillamment la légende arthurienne), les acteurs sont bon (j'ai beaucoup aimé Mark Strong en geek-british), le rythme soutenu. C'est un film d'action avec ce petit plus qui fait plaisir, car ça ne se prend jamais trop au sérieux. N'hesitez pas a aller le voir, c'est vraiment super chouette. J'ai passé un excellent moment.

Autre petit coup de cœur (recommandé par F. <3) : Le chant de la mer. Tomm Moore nous avait déjà offert le trés beau Brendan et le secret de Kells et on retrouve ici des graphiques sublimes et une histoire pour enfant intelligente qui joue avec le monde du petit peuple en opposition avec le monde réel. Ce film d'animation poétique est un vrai bonheur, image, musique, personnage en nuance, intrigue simple mais efficace... Non, vraiment, c'est extrêmement plaisant, je pense que je vais désormais guetter ce réal avec attention.
Je ne vous en dit pas plus, ça se goute avec les yeux !




Enfin, je me suis accordé ma pièce de théâtre du semestre ce week-end et ce n'était rien moins que Le songe d'une nuit d'été, comédie shakespearienne que j'avais aimé lire mais qui est incomparable une fois sur les planches. J'ai ris quasiment tout du long. La mise en scène de Muriel Mayette-Holtz était assez minimaliste mais très compétente. Les acteurs étaient formidables, mettant vraiment en valeur leurs rôle : Louis Arene en Puck maladroit et grinçant, Jeremy Lopez en Bottom, avec des intonations à la Verinius, Adeline d'Hermy en adorable Helena... Et ais-je besoin de faire les louanges de Christian Hecq en Oberon ?
Grivois, excessif, délirant... Les adjectifs ne manquent pas. C'était énorme ! (entre tous j'ai finalement choisis celui là, oui, c'est un peu triste)


Sur ces belles découvertes (pour une fois qu'il y a une majorité de perles) je m'en vais à mes obligations du jour, peu réjouissantes mais qui m'occuperont assez l'esprit pour chasser les brumes indistinctes de mon humeur. Peut-être.

Joyeux printemps à tous.

Bien à vous, Scrat

lundi 29 décembre 2014

Atelier de couture

Lecture en cours : J'irais cracher sur vos tombes - Boris Vian

Retour à la baraque familiale avec ses grande vitres qui font entrer la chaleur, ses murs blanc et gris, le bocal de bonbon remplit juste pour moi, posé sur la table de nuit, la boule de bain de chez Lush qui parfume la chambre et que je réserve pour le 1er janvier, les plantes en pot, les guirlande qui clignote et mon chat qui reconnait un peu la maison et qui dort contre mes jambes. 

Pas de clope à l’intérieur, a la place je mange les truffes au chocolat maison que M. m'a offert ce week end. Je vais bien. Ces temps-ci, il y a pas mal de ces moments de réconfort qui me font salement du bien. Je me sens fatiguée, mais une fatigue saine, reposante.

J'ai passé un chouette week end à Paris ou j'ai fais les magasins avec F. été bruncher à la REcyclerie avec A. (je vous recommande l'adresse) et évidemment été me lovée dans les fauteuils de velours carmins de la CF. 



Je suis donc allé voir Le Misanthrope de Molière et j'ai trouvé ça assez chouette. J'ai eu un doute au début. Je trouvais que le personnage d'Alceste manquait de charisme, avalant les mots et caricaturant la gestuelle. Mais bon, c'était l'une des premières représentations il me semble alors mettons que je pardonne. D'autant que les acteurs prennent en assurance par la suite et ces défaut s'estompent. Dans l'ensemble j'ai trouvé le casting super. Arsinoë et Célimène surtout.
Célimene est même carrément adorable sous les traits de Georgia Scalliet. La mise en scène choisit d'en faire un personnage vraiment sympathique malgré sa "mauvaise langue". Le final confirme la tendresse que le metteur en scène avait pour ce perso d'ailleurs. 
Bref j'ai passé un bon moment, j'ai parfois rit, mais pas tant que ça. Molière sous ses airs de comédie, cache beaucoup de sérieux. je le savais déjà, mais c'est particulièrement évident sur scène


Après le théâtre, le cinéma. J'avance dans la série Merlin malgré son immense médiocrité, et je regarde quelques films. 
Par exemple Le prénom (Mathieu Delaporte) , qui fait une excellente transition puisqu'il s'agit à l'origine d'une pièce de théâtre. bon on m'avait un peu raconté toute l'histoire donc l'effet de surprise et d'humour n'a qu'a moitié marché. J'ai trouvé ça divertissant, avec quelque réflexions interessante mais sans plus. certaine remarques m'ont fait grincé les dents, peut-ètre parce que certain personnages me sont bizarrement familiers et que cela m'a rendu un pu triste.  Et ne vous laissez par impressionner par Patrick Bruel, il se débrouille bien, n'ayez pas peur. En résumé c'est un film raisonnablement bon mais pas plus.

Autre style. Carrément autre style même avec Innocence ( Lucile Hadzihalilovic) un film complémentent étrange. Pas barré mais surprenant. Ce qui compte ici ce n'est pas l'histoire, pas même les personnage mais vraiment l'ambiance. Je pense que beaucoup de spectateurs ne s'y retrouveraient pas, moi-même, un autre jour, j'aurais pu m'ennuyer terriblement, mais je me suis laisser prendre par l'ambiance, par ces mystères, ce calme flippant, cette violence qu'on attend, que l'on est pas certain d'entrevoir. l'ensembe est très dérangeant sans qu'on sache jamais pourquoi. Cette espèce de pureté semble un motif d'horreur et on s'imagine sans cesse le pire. Tout semble malsain, mais je ne pense pas que ça soit tant la mise en scène ou le sujet que nos esprit a nous, corrompu par des attente de voyeur. Ah c'est vraiment spécial. la métaphore globale n'est rien de plus que celle des années "close" de l'enfance, jardins merveilleux, terrain d'apprentissage, mais ou plane toujours des doutes et des question (les adultes l'oublient et finissent par fantasmé cette période mais pourtant, en effet elle est souvent pleine d’inquiétude et d'incompréhension). Bref cela m'a plu, sans me remuer, cela m'a simplement enveloppée, comme une couverture, le temps que dure le film. 


Et pour finir, le soir de Noël, alors que je dinais en solitaire, j'ai décidé de m'injecter un peu de joie de vivre et j'ai regardé We want sex equality (Nigel Cole), qui se présente comme un petit feelgoodmovie, nous racontant l'histoire d'une gréve de femme face à l’inégalité des salaires qui a presque immobilisé l'économie en GB. Partant d'une histoire réelle mais follement romancée (ça se sent dans la narration et dans certain décalage de propos) c'est effectivement très agréable a mater, ça donne le sourire. Ca ne me marquera pas au fer rouge cependant, malgré le sujet. Mais c'était parfait pour un 24 décembre si on est pas d'humeur à être tatillon sur le réalisme et qu'on a envie de s'endormir avec un petit gout d'espoir idéaliste sur la langue.




Théâtre et cinéma : check ! Passons aux livres. 
Malgré ma résolution d'avancer dans mes lectures en attente, je n'ai pas pu résister a me lancer dans Les mille et une guerres de Billy Milligan, suite des mille et une vies bien entendu. 
Ca a été très différent. Enfin... l'écriture de Keyes est la même et est toujours aussi parfaite mais ce second tome s'éloigne des "habitants" qu'on voient beaucoup moins (Allen et le professeur sont les principaux protagonistes de l'histoire). Je m'en suis réjoui pour Billy, mais pas seulement, le manque que lui même ressent, on ne peux que le comprendre. Et puis, même si le premier opus était déjà bien gratiné, le second est bien pire, puisqu'on suit de beaucoup lus près la vie carcérale de Billy. L'ensemble est donc plus dur et étant d'humeur sensible, j'ai souvent du refermé le livre pour que les émotions s'estompent un peu. On a beaucoup de tendresse pour le personnage en fait et tout le livre tourne autour de ça. C'est difficile de rester indifférent. L'apport des points de vu extérieur sont aussi troublant (j'ai retrouvé des formule qui m'ont bcp rappelé le taff que je fais l'été, auprès de personne handicapées mentales...). 

Je ne tiens plus qu'à un fil. Le plus fragile. 
J'ai adoré, vraiment, ces deux livres sur Billy. Et qu'importe ou et comment sa vie se soit déroulé par la suite, j'espère qu'elle a été heureuse. 

Encore toute bouleversé par ma lecture, je me suis empressée d'enchainer le nouveau roman de Neil Gaiman qui promettait plus de merveilleux que de fantaisy, ce qui me faisait fort envie, avec sa jolie couverture et son poème-titre : L'océan au bout du chemin. 
On retrouve des thèmes chers à Gaiman et l'ambiance un peu particulière qui était déjà présente dans Nobody Owen et Coraline. Un roman sur l'enfance en général et ses cauchemars, ses plaisir, son immortalité. Et puis sur une enfance en particulier avec ses aventures, sa magie, son suspens. Les personnages sont en nuance, parfois simplement défiguré par des miroirs déformant mais jamais classé chez les gentils ou chez les monstres, et ou les end ne sont ni vraiment sad ni vraiment happy . C'est poétique, une poétique du mauvais rêve. Vraiment je raffole de cet univers. 

Les adultes suivent les chemins. Les enfants les explorent. 


Et pour  conclure cet article, deux Bande Dessinée. 

La première était Ernest & Rebecca de Bianco et Dalena. ne vous fiez pas oux couvertures trop flashy. Le dessin est plutôt doux et l'intrigue de départ plutôt originale (une petite fille de 6 ans au caractère bien affirmé mais aux défense immunitaires faiblounettes va sympathiser avec un petit microbe dynamique nommer Ernest...). Tantôt drôle, tantôt sensible, c'est ne très chouette BD jeunesse que j'ai dévoré en un après-midi au boulot (... bah oui la semaine de Noël, ça se désemplit) qui, malgré certain thèmes assez attendu, se sort quand même des niaiseries fadasses qu'on peu trouver dans le rayon en général. Bref c'est cool. je vais guetter la suite maintenant ;). 


Et la seconde était mon CADEAAAAAU DE NOWEEEEL : La deux premier tome de Funérailles le spin-off de Freaks squeeles. 
J'ai tout lu cet aprés-midi et je suis déjà en manque et je veux trop lire la suite. Ca défonce. Plus sombre, plus fantastique que la série "régulière", Funéraille est vraiment prometteuse. L'intrigue, les perso, l'univers, les illustrations : tout me parait excellent. C'est vraiment extrêmement cool d'en apprendre davantage sur le personnage de Funérailles, mais pas que. Très vite on se plonge dans l'intrigue entièrement et c'est bourré d'idées passionnantes ! Je ne sais pas si on aura le "point de jonction" entre les deux séries un jour mais ça me plairait vraiment. 
Je vous recommande vraiment trés trés tréééés chaleureusement toute la saga. 


Et bien, j'ai massacrée les truffes, il n'en reste plus rien et j'ai besoin de me nicotiner un peu le museau avant que la nuit ne vienne geler la terrasse.

Très bonne Saint Sylvestre et Joyeuse année 2015. Peut-être.


Bien à vous, Scrat

dimanche 6 juillet 2014

Pigeonnier II

Lecture en cours : Les salauds gentilshommes, Des horizons rouges sang - Scott Lynch

Bon alors oui. Je reprend avoir grossièrement été interrompue par moi-même. 

C’était moins bête que ça en avait l'air d'ailleurs puisque cela va me permettre d'évoquer rapidement le spectacle que je viens d'aller voir et qui était une petite merveille (petite par ce que c'était vraiment trop court à mon gout !)  
Dans un cloitre de nature, j'ai pu voir aujourd'hui évolué L'Homme Cornu. Onirique et étrange, ce menteur professionnel nous demande de ne pas le croire, nous parle des mensonges que nous portons comme des masques et qui deviennent réalité. Il donne foi en l'instinct en quelques tours d'illusionniste, entouré de bulles de verre remplies d'eau (ou de poison voleur de mémoire qui transforme les souvenirs en fumée).  La prestation magique fait interagir le public et est presque exclusivement basé sur sa participation ce qui rend le tout bien plus mystérieux et impressionnant, le tout bercé par une contrebasse et ses samples. C'était vraiment super beau, je vous le recommande si vous avez l'occasion. 


Bref,  on  pourrait croire en voyant le titre que je n'ai plus d'inspiration pour nommer mes articles. Ce qui n'est pas faux faux, mais en l’occurrence on va surtout dire que cela me permet d'embrayer sur le monde magique des ... Suites. 
Oui, ce mois ci, j'ai regarder deux suite de dessins animés. Et evidemment je vais en parler un peu. Le premier c'était Moi moche et méchant II (Chris Renaud). Qui n'est pas une trop mauvaise chose il faut le dire mais qui cependant m'a pas mal déplu. Pour moi ce film d'animation c'est du resucé du premier opus, de l'exploitation totale du public, une caisse a fric et c'est trop obvious pour que je fasse l'impasse et puisse vraiment apprécié le bouzin. Dans l'absolu rien de bien méchant (en dépit du titre), Gru est devenu plutôt gentillet mais enfin bon.. on le retrouve. par contre on sent que les producteurs ont ciblé ce qui avait marché dans le premier "On va mettre plein de mignons !! " . Je reconnais que ces petits personnages sont bien marrants mais le fait qu'ils soient au coeur de l'intrigue (et donc présents tous les trois plans) casse completement leur potentiel comique. Les petites touches absurdes qu'il amenaient dans le premier deviennent carrément le sujet du film et .. ben pff, je trouve ça assez bidon. Même effet par rapport à Agnès qui est toujours aussi trognonne mais tellement sur-représentée par rapport a ses soeurs que ça en devient chiant. Et au passage les scénaristes ont décidé de caricaturer les gamines, virant d'un coup d'un seul les chouettes subtilités qu'elles avaient auparavant (exemple avec Edith, qui est devenu un pur garçon manqué, alors que dans le 1 elle était juste un peu plus portée sur la violence que ses deux soeurs.) Bon voila, je pense pas que ça vous ferra passer un mauvais moment hein, ça reste sympa mais ça m'a pas mal déçue.  

Et sinon - évidemment- je me suis jeté dans la première salle de ciné qui passait pour aller voir Dragons II (Dean Deblois). Il est vraiment pas mal. Un peu plus dur que le premier je dirais (ce qui va avec le fait que les personnages sont plus agés) et globalement assez sympa, avec, certes, pas des masses de suspens, mais un bon rythme malgré tout.  Bon pareil, on sent que les scénaristes se sont fait plaisir sur les scènes repompées du premier (entrainement de vol entre Harold et Crocmou par exemple) mais bon, voila ça passe a peu près bien et c'est pas trop lourd. Y'a quand même deux trucs que j'ai trouvé franchement casse-couilles mais je ne peux pas vous en parler sans vous spoiler donc je m'arrête là.  Dans l'ensemble c'est une suite qui se défend bien, j’espère que la prod saura en rester là et ne pas ruiner un des meilleurs dessin animé sortit ces dernières années  (je parle de Dragons, le premier, bien sur.).

Et enfin, pour finir, j'ai découvert Ferris Bueller's Day Off (John Hughes) qui est clairement un film qui va trouver sa place dans mon dossier "Film qui rendent heureux". Pas une révolution en soit (quoi que.. en 1986..) mais c'est très sympa, que ça soit au niveau des personnages ou de la mise en scène. Les  retournements de situations sont assez cools et permettent de créer de petits moments de stress qui font qu'on reste accroché. Quoi que simple, le fond et le message sont agréables et font du bien et ça se regarde tout seul. Et en plus, même si un certain nombre de retournements narratifs sont attendus, je n'ai jamais eu l'impression que le film était cliché. Les personnages s'en sortent bien et ne tombent jamais das le total stéréotype, pas même Ferris, qui pourtant accumule les caractéristiques attendu chez un héros adolescent. Bref c'est très cool et si comme moi vous êtes totalement arriéré et que vous ne l'avez pas encore vu, vous pouvez vous y mettre tout de suite. 

Life moves pretty fast. If you don't stop and look around once in a while, you could miss it. 



Et sur cette sage leçon, je m'en vais en vacances pour dix jours avec ma coupine M.  Cette fois, je ne pars pas aux antilles mais je garde le cap sur les îles avec les cyclades. J'ai vais boire mon poids en café glacé. Enjoy \o/ . Et vous, vous faites quoi pour les vacances ? ;)

Bien à vous, Scrat 

PS : Oui ce lien était un gros troll

vendredi 17 janvier 2014

Grenier



Monbaz et clope et bouillotte aux noyaux de cerises.

J'ai pleiiin de truc nouveaux dans ma besace (enfin "nouveaux".. pour moi quoi, comme d'habitude) 
Je vous balance du fond sonore au choix ( donc ici, là ou loin) et en avant. 

Bon déjà parlons Séries. Non-contente de devoir faire un mini-mémoire sur Docteur Who (oui. peut-importe ce que vous faites comme études, c'est imbattable), j'ai aussi pu voir des nouvelles saisons attendues depuis super longtemps. 
A commencer par la Saison Trois d'Herocorp. Fan depuis maintenant cinq ans, j'ai eu le plaisir d'apprendre en début d'année que CA Y'ETAIT ! Enfin ! La saison trois débarquait malgré son parcours ultra chaotique et sa pérennité incertaine. Donc évidemment, comme d'hab j'ai attendu que toute la saison soit sortie pour tout regarder d'un coup en mode grosse boulimique et ne pas souffrir de l'attente entre chaque épisodes. Ce qui est complétement con, puisque de toute façon, ça se termine sur un cliffanger magistral.  Enfin j’espère que c'en est un. Sinon je pense que j'étrangle Simon Astier et Alban Lenoir si je les croise. Bon indépendamment de ma frustration extrême j'ai beaucoup aimé ce nouveau volet d'aventures. La série gagne beaucoup avec le changement de format (7min au lieu de 20) et on retrouve le même humour qu’auparavant. le scénario s'oriente néanmoins vers des problématique plus grave et les personnages semblent devenir plus adultes. 


Sinon, évidemment, j'ai attaqué la saison 3 de Sherlock. Bon je n'ai pas encore vu le dernier épisode, que je me réserve justement pour ce soir mais pour l'instant ça envoie du steak. C'est Sherlock quoi...
J'apprécie beaucoup le jeu avec la diégèse et ce que l'on sait (ou plutôt que l'on ne sait pas) du canon. 
Fidèle a lui-même, notre personnage de détective sociopathe semble néanmoins s'ouvrir un peu aux autres et devenir un chouillat plus sensible. Ne montez pas au plafond, j'ai dis un chouillat.
N'ayant pas lu les livres depuis.. pfioou mille ans, je me laisse surprendre et j'adore.
Le personnage de Mary est aussi trés appréciable car au lieu de se vexée, elle accepte totalement le meilleur ami de Watson (je n'aime pas les portrait de copine casse-couille ultra fréquent dans ce genre de truc). Watson qui est toujours brillament interprété par Martin Freeman soit dit en passant.



J'ai réussis à bouquiner un peu (faut dire que je n'ai pas grand chose a foutre depuis que je suis rentrée chez moi ...)
En plus du Tome 20 de Pandora Hearts (je commence a décrocher) et du formidable nouvel opus de Blacksad (Amarillo) j'ai aussi dévoré (quasi littéralement) le premier tome de La Trilogie de Bartimeus, signé par Jonathan Stroud. Bon encore une fois je ne suis pas très en avance sur ce coup là, puisque ça date de 2003, mais enfin mieux vaut tard que jamais (que ferais-je sans formule toutes faite ?). Et en l’occurrence mieux vaut beaucoup n'être pas passé a coté par ce que c'est top. Le rythme est excellent, l'intrigue et les effets de suspens très bien dosé ce qui fait que c'est fort difficile de décrocher. Bref j’achète le tome 2 dès que possible. Je le conseil au gens qui cherche des univers et des histoires un peu "neuves" au niveau fantasy. Oui, même si vous n'êtes pas un public "jeunesse".

Sinon, j'ai (quelle surprise) été voir Yves Saint Laurent (Jalil Lespert) au ciné (comment ça j'ai été
influencée par le casting ? Mais non..). Et bien sur la performance des acteurs est juste hallucinante. Toutes critiques font les louanges du travail de Pierre Niney pour le personnage de Saint Laurent et franchement.. Je ne peut qu'approuver et en remettre une couche. Cependant le personnage reste difficilement attachant, un peu trop en marge. Qualités et défaut sont parfaitement traduits mais je ne me suis pas sentie investie émotionnellement auprès de ce personnage. En revanche celui-de Pierre Bergé, interprété par Guillaume Galienne m'a beaucoup émue. J'ai souvent eu des frisons. Il y a de la graine de grandiose dans ce film. C'est indeniable. Bref j'ai vraiment apprécié.

Sinon j'ai aussi eu la chance infernale de pouvoir me taper l’incruste pour le spectacle de danse Swan Lake de la très jeune et vraisemblablement très talentueuse Dada Masilo. Une demi-heure d'attente febrile pour récupérer une place mais ça valait le coup. Ce (trop) court spectacle d'une heure est un pur bijoux. Un mélange entre danse africaine et danse classique, sur cette musique si célébrissime qu'est celle du Lac des Cygnes, avec une histoire ré-écrite et un prince qui tombe amoureux d'un homme. D'un cygne noir. Ce qui est incroyable c'est que bientôt, ne reste sur scène que des corps dansant. On ne voit plus la couleur de la peau, on ne voit plus qui est homme et qui est femme. C'est sublime et bouleversant.

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Sur ces bonne paroles, je vous laisse sur un extrait de projet sur lequel je bosse. Et accessoirement je retourne bosser dessus.

Bien à vous, Scrat
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Aumônières de sarabandes
farcies à la relation syntone

Ingrédients :

  • 8 feuilles de brick
  • 4 tiges de ciboulette
  • 1 sarabande
  • 1 de relation syntone
  • Une bouteille de longueur d'ondes
  • 4 cuillères de chagrin
  • 50g de beurre
Niveau : Facile
20 min

Remarque : La relation syntone prend beaucoup de temps à se préparer. Soyez sur que votre relation est parfaitement syntone avant de l'utiliser pour votre recette. Vous pouvez la stimulez avec quelques cuillères de longueur d'onde reparties dans le temps avec parcimonie.



Dans une casserole, faites fondre le beurre. Puis badigeonnez chaque feuilles de
brick de beurre chaud pour l'assouplir.

Pelez la relation, enlevez le cœur, brisez le et ramasser consciencieusement les
éclats.

Déposez au centre de chaque feuille de brick un morceau de sarabande
préalablement coupée en binaire, une cuillère de chagrin et une cuillère d'éclat de
relation.
(Conseil : Utilisez deux feuilles de brick pour rendre l’aumônière irrévocable)

Fermez l’aumônière en ramenant les bords vers le haut et en les attachant avec
une tige de ciboulette.

Déposer sur un terrain glissant et enfourner dans un four préchauffé à 250°C
pendant 3 à 4 minutes, le temps de les dorer légèrement.

Sortir du foyer et ne jamais revenir. 

mercredi 27 février 2013

Maison de pain d'épices

Ouais.
Bon.
J'aurais pas été très inspirée en Février...

Mais qu'a cela ne tienne, ne changeons pas les bonnes habitudes pour autant :
Thé Vanille et Cigarette et Pleasurkraft.


Alors par où commencer ? Oui par ce qu'une fois n'est pas coutume j'ai pleiiiin de trucs à dire.
Je ne reviendrais pas sur La coureuse de Maia Mazaurette (que j'ai finis il y a un moment déjà.) si ce n'est pour confirmer le fait que j'ai vraiment apprécié cette lecture.

On emporte pas les lieux avec nous - je crois que c'est l'inverse, qu'on laisse des morceaux de soi à chaque endroit qui nous remue. A trente-trois ans [...] je suis éparpillée jusqu’à l'inconciliable. Un morceau à Rome, un lambeau à Kiev, une ruine à Montréal, un fragment en haut du Jotunheimen [...]

Et du coup, j'ai enchainé avec un truc mais alors carrément différent : Le dernier Fabrice Colin. Bah oui. Ça aurait sonné bizarrement mal si j'étais passée à côté. 
Je me suis donc plongée dans 49 jours , que j'ai du lire en 49 heures grand max.
Que puis-je en dire donc ?  Il y a un genre de régularité dans mes appréciations des livres de Fabrice Colin. Je suis toujours époustouflée par le style. Par la beauté de certaines phrases, par le rythme de lecture si fluide, si évident, par la poésie des images.  Oui non, clairement, j'aime cet auteur en grande partie pour ses talents stylistiques !
Bon évidement. Il y a aussi de grands défauts, que je vais avoir du mal à développer sans spoiler toute l'histoire. Disons que ça va vite. D'une part. Les éléments s'enchainent de telle sorte qu'on a pas vraiment le temps de s'attarder sur les différentes étapes traversées par Floryan. Du coup, pas de chance, les émotions n'ont pas le temps de s'installer et ça brise un peu les effets de surprise. D'autant plus que Colin utilise des paralepses pas très subtiles (par définition sans doute) qui orientent beaucoup la manière dont on va percevoir la suite des événements. Ce procédé ne nous laisse pas le délice de la chute, du suspens, de l'angoisse ou des doutes qui s'installent. Non. les doutes nous sont donnés prémâchés. Ce qui est un peu dommage je crois.
D'autre part le récit est très divisé. Par lieux et par moments. On voit sans peine le squelette de l'histoire. J'aurais apprécié un peu plus d'homogénéité, des retours en arrière, des temps plus courts, des interruptions. Avec toutes ces réalités à tiroirs, ça aurait pu être un truc dément. Là non. 
Dernier point qui m'a fait tiquer (et là je le dis : ATTENTION SPOILEUR DE L’EXTRÊME) : il y a des incohérences. Certes vu la complexité de l'univers, c'était un risque mais tout de même, je n'ai pu m’empêcher d'être déçue. Par exemple : A un moment, le voyage dans le futur est bloqué. Un événement se fige en pleine action. Bon très bien, j'ai trouvé le concept super. Problème : quelques temps plus tard, Floryan se replonge dans le futur et obtient la suite des événements. Le futur est toujours "bouché" mais plus loin. Heu ... Comment dire ? Non. Ou alors c'est admettre que la temporalité de Floryan est synchronisée à celle de Rain. Qu'en avançant dans sa ligne temporelle, Floryan avance dans la ligne temporelle du Monde réel. Et même si on admet ça il manque quand même de grosses explications : Où s’arrête le futur pour les personnes mortes avant lui par exemple ?
Voila, c'était juste un échantillon des choses qui m'ont vraiment parasité et je ne développerai pas ce point davantage. (FIN DU SPOILEUR DE L’EXTRÊME)
Ceci étant dit... On est quand même face a un univers incroyablement riche qui explique les erreurs sus-nommées. Les idées sont GÉNIALES. Les personnages en demi-teinte, très appréciables et la réflexion sur le monde, sur la mort, sur le temps, sur la guerre est pointue, délicate et presque.. ma foi... je dirais "réaliste".
L'intrigue est difficile à lâcher et les différentes ambiances sont tout de même parfaitement maitrisées.
La fin est un peu abrupte. Mais puisque qu'il s'agit d'un premier tome, le reproche est très minime. J'attends de voir comment la suite sera exploitée et j’espère que rien ne sera laissé en plan.
Petit point Bonus : J'adore l'illustration de couverture. 
Petit point Bonus 2 : Je veux un Altar pour mon anniversaire. 

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Amis des Bulles Bonsoir. C'est à retardement que je découvre la série de comics Fables de Bill Willingham. 
Le concept est mortel, même si ça sonne un peu moins original à l'heure actuelle que ça ne devait l'être en 2002. Concrètement, l'auteur reprend des personnages de Contes pour leur créer une réalité commune et, non content de cela, les fait évoluer parmi nos contemporains ( "Les communs". Des moldus en résumé.)
En vrac on trouve la Belle et la Bête, Blanche Neige, Le grand méchant loup (mon personnage préféré ça va de soi), Boucle d'or, Barbe Bleue etc...
Le tout sur fond d’enquête, d'intrigue, de révolution... A vrai dire je n'ai lu que les deux premiers tomes pour le moment, mais j’apprécie les multiples références et la manière dont elles sont exploitées, pour donner lieu à quelque chose de complétement nouveau. 
De toute façon j'adore les remix de contes et les anachronismes dans la féerie. 

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Au niveau ciné, je suis plus dans le re-visionnage qu'autre chose. Cependant, hier soir je me suis laissée aller à regarder Blanche-Neige (non, par la daube avec Kristen Stewart mais la version de  Tarsem Singh). Le mot adéquat c'est "sympathique". Oui, oui, le coté un peu condescendent est servit avec.  Les décors sont très chouettes, l'histoire est remaniée pour lui donner un peu de souffle ce qui est ... Ben sympathique hein, je trouve pas mieux ! Y'a deux-trois touches d'humour et de "décalage",  pas de quoi se taper les mains sur les cuisses mais ça peut faire sourire.
Le truc vraiment bien, qui évite à ce film d'être classé dans les "Adaptation-de-conte-en-romance-pour-meuf-fadasse", c'est Julia Roberts et le personnage qu'elle interprète. On sent bien qu'elle a un meilleur bagage d'actrice derrière elle. Le personnage de la méchante Belle-Mère n'a pas l'air complétement cheaté (comme les autres ..) malgré les facilités prises, juste par ce que l'interpretation est sympa (on retombe dessus, décidément). Bref ça se regarde quand on a pas envie de réfléchir. Et a mon avis ça ne se grave pas dans la mémoire. Loin de là. Mais pour un moment présent un peu easy, c'est le bon truc.

Bon voila pour les News. Je pourrais aussi vous parler de Octopus, le Best-Of de Philippe Decouflé que j'ai vu la semaine dernière au théâtre mais il n'y aurait pas grand chose à en dire. C'était pas mal. Beaucoup trop morcelé pour nous faire décoller comme c'est d'habitude le cas avec ses chorégraphies.  Je me disais aussi qu'un Best-Of de danse... C'était un concept étrange. Pari pas parfaitement gagné donc, mais un joli moment quand même, qui m'a rappelé le plaisir de ses spectacles antérieurs. 

Je vous laisse sur cette angoissante question posée par Miss Tic : 

Le Masculin l'emporte. Mais pour l'emmener où ? 


Bien à vous, Scrat