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lundi 11 août 2014

Parcours d'accrobranche

Lecture en cours : Journal d'un écrivain en pyjama - Dany Laferrière

Bureau, fenêtre, et pas de clope par ce qu'en ce moment je n'ai qu'un paquet de roulées et je trouve ça franchement dégeu. Je picole un peu de stress mais bon, ça devrait me passer. 

Période de taff de nuit sur on , je suis déjà complétement déphasée, ça doit être mon grand age. Et en plus je me tape un aller retour dans ma ville d'étude pour faire une fucking visite médicale du travail (et oui ça veut dire que j'ai trouvé un travail pour l'année pro. enjoy.) 

Deux ou trois petites nouveautés en ce début Aout, mais je vais faire court par ce que j'ai un peu la grosse flemme. 
Bon au niveau bouquin rien de fou, j'avance tranquillement dans les conseils aux écrivains en herbe de Mr. Laferrière mais ça se lit vachement moins vite que ce que je pensais.  Du coup je m'octroie des pauses pour lire autre chose et pour l'instant ça donne ça. 
Déjà j'ai enfin prit le temps de lire Nouons-nous de Emanuelle Pagano, dont j'avais eu un aperçut durant mes cours. C'est très très chouette. Il s'agit d'un petit hybride littéraire, recueil de fragments sur l'amour (et ses copains : la rupture, la sexualité... etc).  Certains m'ont peut touché, d'autre m'ont franchement émue, fait sourire.  Ces croquis sur les relations amoureuse font deux, quinze, quarante lignes maximum et c'est étonnant comment ce court format permet une grande justesse. On a plein d'éclat de vie, significatif à leur façon et c'est vraiment un très beau livre. Ca se lit d'une traite en un après-midi mais vous pouvez aussi choisir l'option de lire un fragment par jour, comme une petite pilule de grâce quotidienne. A vous de voir, mais en tout cas ça vaut le détour.

Comment dire à ces gens qui nous aiment 
tellement qu'ils ne nous aiment pas ? 
Comment lui dire que son amour je n'en veux 
pas, que ce n'est pas de l'amour ?

Dans un tout autre style, puisque l'heure est à l’éclectisme, j'ai lu Fées, weed et guillotine de Karim Berrouka, un petit polar de fantaisy urbaine. C'était plutôt cool avec des personnages bien trempés (enfin...surtout Jaspucine, la fée dont ont suit le parcours et Premier-de-la-classe, personnage principal sur le tard). Au coeur d'une enquête complétement barrée, l'auteur s'est amusé, ça se sent dans l'écriture, même si desfois ses touches d'humour m'ont un peu fait sortir du roman. Dommage, mais bon, je chipote, en vrai c'était très sympa. Pas révolutionnaire mais quand même bien mené. Bon ce n'es pas non plus un roman très noir, si vous cherchez des frissons, il vaudra mieux choisir autre chose mais n'empêche, j'aime bien le délire, le fonctionnent sectaire du monde de fée (on imagine pas ça). Et le final était tout a fait chouette. Je ne vous en dit pas plus, vous irez jeter un oeil, ça se lit bien de toute façon.

D'un point de vu ciné j'ai un peu rattrapé mon retard avec Domino (Tony Scott) que j'ai trouvé très moyen, même si j'aime beaucoup Kira Knightley, là ça m'a semblé un peu leger et la mise en scène ne m'a pas conquise et dans un genre plus français Le gout des autres (Agnes Jaoui) que j'ai bien aimé mais qui reste dans la ligné de cette petite équipe d'acteur qu'on retrouve souvent cote à cote et donc qui est rigolo (j'aime beaucoup Bacri même si il joue toujours la même chose), parfois touchant mais globalement assez prévisible.

Sinon j'ai été voir New York Melody (John Carney). C'est typiquement un film sympa avec une idée de base que j'aime bien (un producteur de musique qui perd son influence dans le label qu'il à crée et craque pour la voix d'une jeune femme récemment larguée à qui il propose d'enregistrer un album indépendant sans studio, dans les rues de NYC) C'est loin d'être un coup de cœur absolu mais on sort de là plutôt heureux, content que le film ai évité de trop gros clichés et avec l'envie indéniable de soigner ses problème avec de la musique). Bon voila c'est sympa, j'ai bien aimé mais ça ne tabasse pas non plus.


Hier soir j'ai aussi regardé Turbo (David Soren), un petit film d'animation qui narre les aventures d'un escargot fan de vitesse. Je crois que j'avais surtout kiffé la bande annonce à cause du fond sonore : The eyes of the tiger (.. hem.. oui). Bon j'ai l'impression de me répéter mais ça casse pas trois carapaces à un escargot, c'est sympathique, ça te dit que les rêves c'est bien et qu'il faut y croire et blablabla. J'ai passé un bon moment mais c'est pas le dessin animé Dreamworks du siècle. Y'a quelques vannes marrantes et j'ai beaucoup aimé l'ooombre blanche qui est assez excellent dans la catégorie "personnage secondaire con". Après le scénario est quand même très très minimaliste. Mais du coup c'est pas prise de tête.


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Mais venons en a ce qui m'amène. Qui dit veille de nuit dit "plein de temps a tuer". Ors, cela ne vous a peut-ètre pas échappé mais parmi les séries que je suis, il en est une dont on a pas entendu parlé depuis un moment : Once upon a Time.  J'ai donc (enfin) regardé la saison 3.
Alors comment être précis ? C'est à chier.
C'est comme si ils avaient prit tooous les défauts de la série et qu'ils avaient décidé de mettre l'accent dessus. Je ne sais même pas par quoi commencer tellement cette saison va prendre cher.

ATTENTION MEGA SPOILER

Bon déjà la saison se découpe en deux parties donc je vais faire ça dans l'ordre. 
Première partie. On retrouve nos joyeux lurons qui partent pour le pays imaginaire afin de retrouver le petit Henry, ce qui pose déjà un sérieux problème vu que le spectateur a surtout envie de le laisser crever dans sa connerie ce môme débile.  Donc voila notre équipe bancale de gentils et de mi-méchants (par ce que c'est vraiment ça) qui part en mission pour affronter Peter Pan. Je pense que les scénaristes ont voulu faire de Peter un personnage vraiment méchant et angoissant mais ça ne marche pas du tout. C'est juste une putain de tête à claques. Sa manière de parler, ses expressions... Raah c'est intenable. Ce qui m’amène au deuxième problème de cette série : les acteurs surjouent. Grave.  Et tant qu'à faire ils surjouent super mal. Et ils prennent à cœur des trucs complétement pathétiques, c'est manichéen au possible. Le mensonge est toujours l'ennemi numéro un, c'est absolument incompréhensible. Si tu mens t'es trop un méchant quoi. Même si tu le fais pour sauver les miches de tout le monde, les garder à l’abri, ne pas les mettre face a des choix impossibles ou même garder des putains de secrets qui ne regardent que toi, rien à foutre : tu mens donc tu pues.
Pareil pour le fait de devenir gentil. Les méchants qui deviennent gentils c'est toujours par amour. Comme si il n'y avait que cette finalité là. D'ailleurs dans l'ensemble cette saison en fait beaucoup trop au niveau niaiserie. Le personnage de Belle tombe dans dans confins de nullitude, l'apparition d'Ariel est un superbe exemple de n'importe nawak sentimental et Blanche neige est plus godiche que jamais. Non mais sérieusement, elle ne m’énerve même plus tellement elle est niaise, j'ai dépassé le seuil de l'agacement pour atterrir direct dans celui de la profonde lassitude. C'est à se trancher les veines.
Quand au magnifique revirement d'attitude de Hook, c'est spectaculaire, du jamais vu. Pour le coup, pas de doute : c'est de la magie. Les scénaristes se sont clairement dit "Tiens et si on changeait totalement la personnalité du personnage" et c'est PASSE ! 

Bon je  vous épargne le final affligeant de cette première partie qui fist la cohérence avec un poing américain (pour ne prendre qu'un seul exemple : Peter Pan vole le cœur de Henry pour rester en vie, mais quand, après que ça ai foiré, il prend possession de son corps (d'ailleurs.. pourquoi ? Je ne vois aucune raison pour qu'il aille foutre la merde a Storybrooke alors que toutes ses actions antérieures sont motivée par le fait de vivre et de contrôler le Pays imaginaire. Ça n'a aucun sens..), aucun des deux personnages ne claque. Alors les heures de Peter Pan sont censé être comptées. WTF ?)


Et a peine ces folles péripéties terminées, V'la ty pas qu'une nouvelle intrigue débarque et alors là.. C'est magistral de faire aussi peu d'efforts pour camoufler un manque d'idée. " Hmm comme on ne sais pas comment relancer l'intrigue on va refaire tout comme dans la première saison mais en inversé ". Je ne déconne pas c'est vraiment ça qui se produit. Donc retour d'une grande méchante (la troisième à faire partie de la famille de Regina... Charmant) retour de la malédiction et donc retour a Storybrooke qu'ils avaient quitté au moins un épisode avant et cette fois c'est Henry qui ne se souvient de rien et Emma qui sait qui est qui. Super les mecs. Il faut savoir s'arrêter quand on en arrive à ce stade, merde ! ...
*Scrat part hurler dans les bois*
Bon alors, la grande méchante c'est Zelena aka La méchante sorcière de l'ouest, et depuis que j'ai lu Wicked... Comment dire... Je suis assez tatillonne sur ce perso. Et là, ce qu'ils en on fait... C'est nul. Nul à pleurer. En plus, elle aussi, elle articule comme une prof de linguistique, à deux millimètre du visage des gens pour avoir l'air plus menaçant (cf Peter Pan). En fait ça la rend juste dégueulasse mais pas plus flippante. C'est frustrant d’être confronté a des personnages AUSSI CONS !!

Bon je pourrais continuer comme ça pendant des heures : il n'y a strictement rien à sauver, aucune histoire d'amour, aucune intrigue, aucun retournement de situation : on voit tout venir à dix kilomètres à la ronde, c'est cheaté à MORT. C'est chiant et en plus on a vraiment l'impression d’être prit pour des connards décérébrés. 
Et attendez ! Là je ne vous parle que du contenu... Mais au niveau mise en scène et effet spéciaux c'est tout aussi déplorable. Les maquillages sont affreux, les décors sont en plastoques et sans déconner, il y a des plans  où on se croirait dans un épisode du JDG (sauf que là c'est pas un truc fait maison pour une chronique cool sur internet, c'est une série ricaine qui déploie des tonne de fric). Tain mais bordel, tu vois les perso devant leur fond vert ! C'est un scandale de se foirer à ce point là !

Quand au twist final... Bah ça confirme qu'ils vont encore ramer pour retrouver une intrigue qui ne se répète pas pour la cinquante millième fois et que cette série n'est pas basée sur les conte originaux mais bel et bien sur les Disney...

Toute cette saison est navrante et encore le mot est faible.

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(aaah.. ça défoule)

Bon aller pour me faire pardonner ce pugilat gratos je termine sur un poil de musique, histoire de repartir vers des contrées de détente et de bonne humeur (et de passage à la médecine du travail..)


Bien à vous, Scrat

PS : J'écris, j'aime ça, je vais bien.

vendredi 11 avril 2014

Stand de Tir

Lecture en cours : Le dernier chant d'Orphée - Robert Silveberg

Café et soleil. Ouais =)

Hier soir, après avoir testé « la crêpe-pas-bretonne-à-8-euros » j'ai été au cinéma pour voir le film Divergente (de Neil Burger. Oui, Neil Burger...).

C'était formidable ! Ça faisait longtemps que je ne m'étais pas autant marrer au cinéma. Déjà en voyant le nom du réalisateur j'étais écroulée. Ça partait mal. Des la première image, on sait comment ça va finir, j'ai jamais vu un foirage pareil !

Alors voilà, suite a ce palpitant visionnage je vais pouvoir vous faire une bonne recette de soupe ;
Prenez un peu de Hunger Game et diluez avec beaucoup de liquide insipide. Ajoutez 2000 kilos de guimauve, prenez une ou deux idées à peu près originale et reduisez les en miette pour les repartir sur des dialogue prémachés pioché dans le film … actually all of them. Faites un gros clin d'oeil à Inception, ajoutez quelques litres de valeurs américaines lourdingues, piqué quelques idées à l'armée, une ou deux scènes de baston. Surtout ne laissez pas trop les personnage prendre de l'ampleur, ils doivent restez bien plats. Enfournez sur un plateau d'effet spéciaux et.. TA DAAM !

Non sans déconner, c'était scandaleusement nul. Un scénario cheaté, une romance de merde, une héroïne ridiculement stéréotypée qui devient une winneuse (mais pas trop vite quand même, pour faire crédible). Ce film ne nous épargne AUCUN cliché. C'est extraordinaire. Sans déconner, j'étais presque mal à l'aise tellement des fois, c'était la honte ! Sans blague, vous pourrez trouver dans ce film ce genre de dialogue (extraits!)

- Il avait fait son choix. Il n'était pas un audacieux.
- Alors moi non plus.
- Pourquoi tu dis ça ?
- … larmes aux yeux scintillantes Je crois que tu sais très bien pourquoi. Et quand ils l'apprendront aussi, ils me tueront.
- … Je ne les laisserais jamais faire ça !

Oouh ! Cette punshline ! Je n'ai pas changé une virgule et ce n'est qu'un exemple, tous les dialogues sont foutu sur ce même modèle éculé. Sans oublier la triplette gagnante du « travail-famille-patrie ». On évite pas (évidement) les gros méchants très méchants sans autre explication qu'ils sont .. bah heu.. méchants. (Kate Winsley, qu'est-ce que tu fous dans cette énorme bouse?). 
Nan et puis l'antre des audacieux... La caricature de la jeunesse-borderline tout en cuir et en nerf. L'enfer. 

C'est dommage il y avait quelques idées sympas, malheureusement foutues au second plan.
On assiste à deux trois moment tellement WTF que s'en est risible. Genre  Peter, un méchant compatriote de Tris (Ah oui. l'héroïne s'appelle Tris aufait) qui est très très vilain pendant tout le film et qui opère une reconversion spectaculaire du côté des gentils après que Tris lui ai tiré dans le bras. Convainquant en effet. 
Ou alors Tris qui va faire un tour dans une faction qui n'est pas la sienne, elle se fait attrapé par deux Erudit, leur fous des beignes.... Et la, la grand patronne des erudits intervient... Et lui demande comment elle va (y'a deux bonhomme de sa faction qui gisent au sol mais raf ..). C'est mauvais mais c'est mauvais... 
Je ne vous parlerai même pas de la romance phare mais sachez que rien de ce que vous imaginez ne pourra être aussi crétin que les partis-pris de cette histoire d'amour bidon.
On va d'absurdités en scènes attendues, c'est fou le suspens que ça donne : tu espères jusqu'au dernier moment qu'ils ne vont pas oser (et sans vouloir tout vous spoiler, neuf fois sur dix : ils osent). J'attends avec impatience la suite. Et ou je suis sure qu'il y en aura une, car elle a été subtilement annoncée dans le dialogue de fin « peut-être que bientôt nous devront nous battre nouveau ».

Hell Yeah ! Rock'n Roll !!

Bref c'était excellent : j'ai trop ri. Mais bon à la réflexion, le film n'était sans doute pas fait pour. Dommage c'eut été un pari vachement réussit. 

 Un peu de Sexy Sushi, en mode déclaration d'amour par ce que ça fait vachement de bien !

J'aimerai te prendre par la main, m'enfuir avec toi au soleil
sans avoir peur du lendemain. te regarder devenir vieille.

En parlant  histoire d'amour j'ai aussi regarder le film Waiting for ever de James Keach. Bon ça casse pas trois pattes à un canard mais c'est sympa. En fait c'est même presque un bon film. "Presque" par ce que y'a plein de passages qui se trainent et que d'autres sont bâclés. C'est con, y'avait de bons ingredients pour mettre une touche de thriller. Le personnage de Will est intéressant, à l'ouest mais pas à l'ouest de manière cliché. D'une gentillesse et d'une innocence enfantine, j'ai trouvé que ce héros était franchement bien foutu. Bref c'est une petite comédie romantique mignonne qui aurait pu être mieux mais qui fonctionne comme elle est.

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Après Rien ne nous survivra j'ai eu du mal à me remettre à lire, à écrire, et d'une manière plus générale, à vivre. Quand je marchais dans la rue, mes yeux devenaient des radars butant les plus de 25 ans, habillant les autres de vêtements en ruine bardés d'armes à feu. C'était assez moyen.
Je commence à m'en remettre  mais c'est pas encore tout à fait ça. Du coup, en quête d'un peu de légèreté, j'ai lu Marshmalone, une petite BD toute mignonne signée par Lolita Séchan et qui parle de l'arrivée de son petit frère, alors qu'elle était déjà adulte.  C'était assez cute et drôle. Quelques belles réflexions.  Ça se lit en dix minutes chrono et ça détend. J'ai trouvé ça chouette (et marrant aussi, d'avoir la voix de Lolita après m'être fait injecter celle de Renaud en intraveineuse durant toute mon enfance). 

Bref rien de très neuf, je cherche du taff pour cet été et je commence a fuir les résaux sociaux pour ne pas me faire spoiler Games of Throne.  Ouais je vis dangereusement. ^^

Bien à vous, Scrat

PS : Ah si ! J'ai finis How I met your mother et je ne fais pas partie de la masse de spectateurs qui hurlent au scandale. Ok, j'ai un peu l'impression qu'il y a du foutage de gueule (Faire trainer 2 jours de mariage sur toute la saison et bâcler 20 ans de la vie de Ted dans le double épisode final.. bon... Visiblement c'était pas les idées qui manquaient, je ne pige pas le choix des scénaristes) mais pour le twist final, je n'ai rien à redire. C'est plutôt pas mal de laisser entendre que la mère de nos enfants n'est pas forcément la femme de notre vie. Moi j'ai trouvé que ça changeait un peu.  Sur ce ... ;)

mardi 25 février 2014

Cabinet des curiosité


Café au lait et réveil pas trop rapide.

J'ai encore fait un rêve à la con cette nuit. Ma mère était là, fille cadette d'une famille de 3 enfants (dont le frère ainé était interprété par Vincent Cassel.. Ni plus ni moins) qui se retrouvait après des années de haine pour l'enterrement de leur mère. The film français clicheton par excellence. Il y avait aussi une foire avec des attractions débiles inspiré de films. Mes potes jouaient a un jeu assez con, où il fallait réussir a faire en sorte que mon ami T. renverse toujours son café sur son fute (oui...).
L'attraction inspirée de film d'horreur s'appelait "La malédiction de manger" (le "ou d’être mangé" était implicite) et il fallat nager jusqu'a une plateforme de glace flottant sur l'eau. Le temps de nager jusque là, quelque chose s'accrochait dans votre dos : un genre de long baton, autour duquel était enroulé soit un arme, soit un poisson inofensif, soit un poisson très offensif. Je n'ai pas trop pigé le reste du concept si ce n'est qu'il fallait décidé de se servir de ce que l'on avait dans le dos ou s'en débarrasser, sans savoir ce que c'était. Le premier prix de ce jeu étant de survivre. J'ai le sommeil très gai, comme vous pouvez le voir.

En ce moment, je revois plein de film et je me fais des battle de musique pourrie par réseaux sociaux interposés (les héros du moment sont IceJJFish et Gnesa si jamais vous avez envie de vous faire saigner les oreilles). 
Mais surtout (en plus d'accorder enfin du temps à mon projet d'écriture \o/) je bouquine. Si, si !

Toujours dans le cadre de préparation de Workshop, j'ai lu Avoir un corps de Brigitte Giraud. Et j'ai le plaisir de vous annoncer que j'ai beaucoup aimé. Bon, c'est de la littérature française contemporaine, celle qui a visiblement très envie de ne surtout respecter aucune règles du récit littéraire, ce qui en général m'emmerde plus qu'autre chose mais là ça passe très bien. Ce roman raconte la vie d'une femme, une partie du moins, vécue à travers le corps. Les maladies, les jeux, les premiers amours, les blessures, les traumas, les drug's expeririment... La petite fille devient adolescente, femme, mère.. C'est très bateau dit comme ça, mais le rapport au corps omniprésent est très joli, très délicat et finalement rarement cliché (j'ai dit 'rarement'...). Ce corps est unique et pourtant on s'y reconnait souvent. C'est vraiment bien mené, sans trop de détours. Le ton est toujours un peu triste, contemplatif mais l'écriture est accessible, agréable et l'ensemble fonctionne.

Dans un autre genre (mais alors vraiment.. Rien  voir quoi..) J'ai aussi enfin pu prendre le temps de lire le Tome 2 de la trilogie Bartimeus : L'oeil du Golem. C'est très très bon. Moins que le tome 1 cependant. Une nouvelle voix vient rejoindre celle de Nathaniel et Bartimeus ce qui est très intéressant, car cela nous offre une triple vision des choses : Le démon, le gouvernement, la résistance. Cela dit, le défaut de ce deuxieme opus, au demeurant tout à afait addictif, ce sont les persos. Il n'y a pas a dire, ils sont tous réaliste, cohérents et c'est cool. Mais Nathaniel devient con. C'est, voulu, c'est dans la logique du truc sauf que c'est un peu frustrant. J'aimais bien le gamin du Tome 1, plus nuancé, ambitieux, prétentieux, mais qui avait de bonnes raisons d'avoir la rage et qui surtout restait au fond droit dans ses bottes. Là le gosse semble avoir oublié d'où il vient et son égoïsme croît au passage. Quand à Kitty, elle est très crédible mais le fait qu'elle soit toujours si vénère est un peu usant. J'ai eu deux ou trois fois envie de lui mettre une claque. Mais malgré cela, tout se tient et l'intrigue est très prenante. Jonathan Stroud use du même procedé que pour L'amulette de Samarcande en balançant plein plein pleiiiiin de trucs mystérieux en tout sens qui commencent à se résoudre seulement une vingtaine de pages avant la fin. Bref, une super gestion du suspens.


Pour changer de la fantaisy, j'ai lu de la SF pour ado et je suis restée perplexe. Effacée de Terri Terry est un roman qui m'a vraiment surprise et dont je ne sais pas trop quoi penser. Voyez-vous pour moi ce roman est un excellent... premier jet.
C'est à a dire, il y a de bonne idées, l'univers construit est intéressant, tout comme le désir évident de l'auteur de ne pas faire tomber ses personnages dans la caricature, en faisant de personnage antipathiques des alliés au fil du temps. Sauf que... On a l'impression que toutes les idées ont été écrites et puis laissées telles quelles. il ne manquait pas grand chose pour affiner les perso et leur trouver une attitude qui resterait la même de AàZ en dépit de l'évolution des relations. Mais au lieu de ça, le personnage de la mère (par exemple) est méchante et cassante au départ et pour nous faire comprendre qu'elle est dans le camps de l'héroïne, sa manière d’être change totalement. C'est dommage.
De même pour l'histoire. A vouloir créer un suspens, l'auteur appuie énormément sur les éléments "bizarre" qu'elle a introduit ce qui fait qu'on devine tout mille ans avant que ça sot révélé. Et comme l'héroïne (scenario oblige) ne pige rien, elle a gentiment l'air idiote. Bon, je passe sur l'histoire d'amour ridicule et fadasse et sur la fin (Révélation illogique et baclée genre "Oh mon dieu, il ne me reste que trois pages pour conclure ce livre, je vais tout balancer d'un coup !"), mais c'est vraiment étrange de lire ça par ce que ce n'est fondamentalement pas mauvais. Ça à juste l'air pas finit.

Petite pause musicale avec Syrano (que j'aime toujours autant, merci de demander)

La dernière fois, je vous avait promis une petite Surpreize et donc la voici la voila. Inspiré par les chronique littéraire de The Great Mustache , je me suis dit qu'il était temps pour moi de découvrir les monts et merveilles de la collection Harlequin (vous la sentez venir la critique de merde ?). Après un petit tour à la bouquinerie-salon-de-thé du coin, j'ai eu le plaisir de me voir offrir  Un si séduisant Milliardaire par la vendeuse, qui m'a annoncé, très sérieusement, que ce genre de livre permettait de rester jeune. Aucun doute la dessus si par "jeune" elle voulait dire "avec le niveau intellectuel d'un mollusque".  J'ai d'ailleurs été totalement conquise et je voulais partager ce bonheur avec vous.

Alors voila, Chloé est une actrice montante de le monde de la télévision. Très belle au naturel, talentueuse, modeste et fragile, Chloé combine ainsi sur les trois première pages un nombre incalculable de caractéristiques stupides, n'ayant aucune cohérence les unes avec les autres. On apprend d'ailleurs très vite que "Chloé" est un prénom maniéré et artificiel, trop sophistiqué et prétentieux, contrairement au prénom "Mary".  Je ne déconne pas, c'est écrit noir sur blanc en page 9.
Bref, notre pauvre chérie est éhontément manipulée par sa vilaine maman et son mari. Et alors ce jour là, boum badaboum, voila que l'assistante personnel de Chloé lui annonce qu'elle a une liaison avec son mari et qu'elle attend un bébé. Alors évidement, Chloé est sous le choc. Heureusement, son producteur, le séduisant Max Hart, qui veux la sauter a peu près depuis la 12em ligne, lui propose de l'herberger chez lui pour la libéré du joug de ces gros manipulateur qu'elle a pour mère et pour époux.

C'est là que le livre devient très mystérieux à mon sens, puisque de ce moment là, jusqu’à la fin, Max n cessera de manipuler Chloé a son tour pour la coller dans son lit. Mais apparemment, quand c'est lui, c'est moins grave (surement par ce qu'il " dégageait une virilité qui éveillait en elle d'étranges sensations, à la fois grisante et effrayantes ").

Donc voila Chloé qui laisse Max virer sa mère et son mari et qui se dit que "c'était elle qui dirigeait sa vie a présent" (Même si c'est ce bellâtre de max qui à tout fait. Bon.). Elle s'installe donc chez lui dans un pavillon de luxe ridicule où la jeune femme " se sentait enfin chez elle".  A partir de là, max va la dragué comme un dingue a coup de salade "délicieuses" (c'est de la salade quoi...), de cadeaux style "un petit chien" et de virées dans la piscine. C'est  a peu prêt arrivée à ce stade que je me suis dit que Emma Darcy, l'auteur, est tombée dans la marmite des adjectifs foireux étant petite. Max parle d'un ton vigoureux, fait des hochements de tête vigoureux, à le torse vigoureux. Ce mec n'en peu plus d’être vigoureux.

Aprés bon, des trucs insignifiants se passent et le texte est tellement pourri et répétitif que c’est très drôle. Puis le méchant mari débarque à l'improviste et s'attaque à Chloé ! Ha ! Quel suspens ! heureusement Max arrive et jette l'importun dehors. Il enlace Chloé tremblante de peur et évidemment, dans le feu de l'action, ils commencent à s'envoyer en l'air. Mais bien hein, pas comme dans la vraie vie. Je veux dire, Max file 3 orgasmes à Chloé en deux pages, allez vous rhabillez les mecs !

Ah ! Quelle belle couverture !
Je pense que je vais vous épargner la fin de l'histoire en détail, sachez seulement qu’après avoir prit son indépendance en louant une maison, subit de nouvelles tentatives de manipulation de sa mère et découvert que son assistante avait mentit en disant qu'elle était enceinte pour lui exhorter de l'argent, Chloé finit par retourner vivre chez Max :
"- La maison est impatiente de te retrouver. ta présence solaire lui a manqué à elle aussi... Ne la faisons pas attendre d'avantage. 
Incroyablement romantiques, les paroles de Max l’emplir d’allégresse". 
J'ai du me foirer quelque part dans la définition de romantique ... Enfin bon, Chloé devient riche, amoureuse, heureuse et c'est drolement chouette.

Bref, j’envisage sérieusement de commencer une collection d'Harlequin pour me faire une petite biblio dans les toilettes.


Sur cette belle histoire, je vous laisse, j'ai plein de trucs chiant à faire aujourd'hui et je sens que mon pyjama a envie que je lui foute la paix. 

Bien à vous, Scrat

vendredi 14 février 2014

Cimetière

Lecture en cours : L'oeil du Golem - Jonathan Stroud

Tisane et brusque prise de conscience : Gosh ! J'ai pas fait d'article depuis des plombes j'ai plein de trucs en réserve.
Un petit point sur ma vie : J'ai foiré mon concours de Biblio. Bien salement. Je n'escomptais pas l'avoir du premier coup mais la note pique un peu. En revanche mon premier semestre s'annonce bien. je ne cri pas victoire par ce qu'il me manque encore beaucoup de résultats mais bon.. Celles que j'ai sont satisfaisante. En dehors des cours, je suis sur deux projet. D'abord je participe à l'appel à texte de Fabrice Colin  pour un projet sur la mort (c'est par ici pour ceux qui seraient tentés) et aussi je suis en train de travaillé sur une nouvelle pour le concours de Geekopolis (et c'est par là). 
Bref je passe toujours ma vie à écrire et à ne pas mettre un orteil hors de chez moi excepté pour acheter des clopes. Mais bon, comme je sature vite à rester concentrée je m'octroie quelques pauses. 


La dernière fois, j'avais complétement oublié de parler de La vie rêvée de Walter Mitty (Ben Stiller) Et c'est dommage par ce que c'est un bon film. Si vous avez un peu la fibre voyageuse, vous aurez du mal à ne pas acheter immédiatement un billet d'avion pour l'autre bout du monde. C'est un peu cliché mais il y a aussi des trucs assez surprenant et dans l'ensemble l'histoire est bien ficellée. On dose un peu de d'humour, un peu de rêve, un peu de chagrin, un peu de mystère et POUF, on obtient un scénario sympathique rehaussé d'image superbes.

Sinon, j'ai évidemment été voir le dernier Miyazaki : Le vent se lève. 
Il y a beaucoup de choses qui m'ont déplus. Je ne m'attendais pas à ce que ça soit son meilleur film mais c'est même un peu plus décevant que ça. Il manque la touche de poésie et de magie qu'il y a d'habitude. Enfin en tout cas, moi ça m'a échappé. La romance est complétement surréaliste et sans saveur (bon les perso tombent souvent amoureux sans raison chez Miyazaki mais là, ça n'a vraiment pas fonctionné) et puis e sujet ne m'a pas fait palpité (les avions c'est pas mon truc).  Et plus de ça c'est long. Mon dieu que c'est long ! Je me suis vachement ennuyée en fait. Je ne pense pas que le film soit mauvais, mais c'est sur que je n'avais pas la sensibilité pour trouver ça chouette.


Aprés je me suis fait une session d'adaptation de roman de Jane Austen. J'adore cet univers mais il existe tellement d'adaptation ciné que j'en avait raté plein. 
Bon, déjà, il y à le film Emma l'entremetteuse (Douglas McGrath), un monument du genre, ou on peut voir Ewan McGrégor en jeune perso secondaire. Trés... perturbant. Mais bon quoi qu'il en soit ça ne m'a pas trop fait vibrer. Fin c'était parfait dans la fonction de "film a regarder tranquillou aprés une journée de taff" mais sans plus. C'est probablement lié au personnage d'Emma  lui-même qui est assez peu attachant. Il faudrait que je jette un oeil au bouquin pour confirmer mes soupçons (je crois que je l'ai quelque part dans ma bibliothèque)

J'ai été beaucoup plus convaincue par l'adaptation de la BBC de Mansfield Park ou l'on retrouve Bille Piper (allias Rose de Docteur Who) dans le rôle principal.
Pour le coup j'ai passé un très bon moment. J'ai trouvé tous les personnages attachant dans leurs genre sans être jamais caricaturaux. Fanny l'héroïne n'est pas parfaite mais ces imperfection servent à rendre le personnage crédible et chouette (contrairement à Emma donc..). Évidement, rien ne détronera Orgueil et préjugés (oui j'ai des gouts atrocement banals) dans mon coeur mais cette adaptation se place assez bien. au classement

J'ai également découvert la série Vicious, qui nous parle d'un vieux couple gay qui passent leur temps à se friter et à se meler de la vie de leur jeune voisin. J'avais été très séduite par le Casting (Ian McKellen, Derek Jacob, Iwan Rheon), mais au final l'humour ne me touche pas des masses. L'ambiance est très british, legerement cynique, les ingredents était là pour que ça déchire mais enfait... Pas tant que ça. 

Pour finir dans la cétégorie audivisuelle, je sors tout juste du cinéma où j'ai été voir la nouvelle adaptation de La Belle et la Bête (Christophe Gans). Et c'est encore une déception. Ok, les images sont grandiose. sans déconner les décors sont magnifiques. mais l'histoire ... Oh il y avait bien quelques bonnes idées mais bon.. Déjà elles trainent tellement en longueur qu'on devine tout avant la fin, ce qui pète quand même un peu le suspens. Et puis ils ont juste ruiné l'histoire d'amour. je vux dire c'est quand même la base de l'histoire : comment deux êtres vont passé au dela des apparences et se transformer au contact l'un de l'autre. Bon bah là, cette partie du conte a du être considéré comme négligeable par ce qu'on passe de "Vous me répugnez" à  "Je vous aime" sans explication, sans transition. il est clair que celui qui à écrit le scénario n'a absolument pas bitter les enjeux de cette histoire. Et c'est sans compter le jeu de Léa Seydoux qui, c'est officiel, est pour moi une mauvaise actrice. Mais très mauvaise hein. On va de cliché en cliché avec des émotions ridiculement marquées. Bref ça n'égale ni la version de Cocteau, ni la version de Disney malgré le luxe d'images sublimes. C n'était pas la peine de se donner tant de mal pour les décors si c'était pour bâcler l'histoire. Un film creux, tout à fait dispensable de mon point de vue. 

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J'ai trouvé le temps de bouquiner un peu aussi. Mais état donné l'arrivé de livre-pour-la-fac dans mon emplois du temps, ma liste initiale de lecture n'a pas beaucoup avancée. 
Commençons donc par le pire : Réparer les vivants de Maelys de Kerangal. Erk. un vrai calvaire. L'auteur s'écoute écrire tout du long et nous laisse sur le carreau. On ne croit pas aux réactions des persos, on apprécie personne, les digressions supposé nous faire un portrait-back-ground des personnages sont juste chiant, l'aspect hyper-médcalisé renforce le pathos. J'ai franchement eu du mal à en venir à bout. 
J'admet que le sujet etait difficile à traiter  : une transplantation cardiaque qui va des causes de l'accident du donneur à la fin de l'opération du receveur. C’était un pari risqué. Et raté à mon avis; Après il y en a beaucoup qui encense ce livre, quelque chose à donc du m'échapper. Je suis totalement passé à coté. Il y a eu une ou deux phrases de grâce qui rendre le livre encore plus frustrant puisque l'auteur est capable de réflexion intelligentes. Mais je ne pense pas remettre le nez dedans un jour. 

Il y a eu aussi Kinderzimmer signé par Valentine Goby. Je pars déjà avec un a priori positif avec cet auteur mas dans l'ensemble ce n'est pas un coup de coeur non plus, loin s'en faut. Personnellement je n'en peu plus des livres et des films sur les camps de concentration. En l’occurrence, je pense que le portrait qui en est fait est pertinent. La répétition dans le texte sert l'histoire puisqu'on vit avec une régularité atroce le quotidien des femmes enfermées. Et l'auteur a un rapport au corps très intime qui soulève des questions follement intéressantes. Mais ça reste un texte dense, difficile a traverser. Et encore une fois, je suis un peu passé à coté de l'émotion. C'est peut-ètre moi qui déconne ?
Je crois que la littérature contemporaine française, la graine de prix, ça ne fonctionnera jamais avec moi. Trop conceptuel. Un peu chiant. ça ne parle absolument pas. 

En revanche j'ai lu un excellent bouquin de Jesse Bullington, qui s'appelle Danse Macabre. Historique flirtant avec l'horreur, j'avais peur de ne pas entrer dans l'univers mais en fait ça roule tout seul. Ca se lit très très vite malgré le nombre de page, le temps écoulé dans le récit et une écriture parfois alambiquée.  C'est brillant, glauque mais sans jamais être asphyxiant au point de détester, on a toujours envie de passé au chapitre suivant pour en apprendre davantage et ce rythme soutenu m'a convenu a merveille, même s'il a un peu grappillé sur mes nuits. C'est assez unique comme style et comme atmosphère. ça vaut le coup d'oeil. En plus le bouquin est canon ce qui ne gâche rien. 



J'avais aussi une autre petite perle à vous faire partager mais il commence  à se faire tard aussi je reviendrai vous parler de tout ça à un autre moment. 

Je vous quitte avec un peu de Pattie Smith pour me faire pardonner. 


Bien à vous , Scrat