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samedi 23 mars 2013

Clairière

Lecture en cours : Fables "La marche des soldats de bois" - Bill Willingham


Clope traditionnelle et un peu de Woodkid pour l'ambiance. 
Horoscope Scratien de la semaine :  
Votre vie sentimentale se colore 
de solitude et d'alcool. C'est joli.  

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Me suis remise à lire. Ça fait un bien fou.  
Du coup j'ai passé moins de temps au ciné que d'habitude. 
En fait la seule nouveauté c'est Hansel et Gretel : Witch Hunter (Tommy Wirkola). On va être concis : ce n'est pas un film à prendre au premier degré. Mais alors vraiment pas. C'est quasiment à classer dans les nanards en fait. Grosso modo voila le synopsis (vous allez en rester soufflés) :
Hansel et Gretel on été abandonnés par leur parents quand ils étaient gosses et ont atterrit chez une sorcière aussi laide que débile à qui ils ont fait la peau en la cramant. Jusque là, vous connaissez l'histoire. Les deux loulous commencent dès lors, à se spécialiser dans la chasse aux sorcières et commencent à jouir d'une certaine notoriété. Armés comme des gros barbares (d’où leur viennent leurs armes hyper-sophistiquées ? On en sait rien)  ils pinent de la sorcière matin, midi et soir. 
Les voila bientôt dans une bourgade ou on constate de sordides disparition d'enfants et où le shérif (qui a tellement la tête de l’emploi que les réalisateur auraient eu plus vite fait de lui écrire "Je suis bête et méchant" sur le front) accuse une magnifique rouquine d'être une sorcière responsable de ces drames. Heureusement Hansel et Gretel sont là pour voir au premier coup d’œil que la donzelle est saine (et bonne) et donc pas une vilaine sorcière. 
Bref après ce sauvetage qui se solde - Mais quelle surprise !- Par les yeux doux de la rousse victime à Hansel, nos deux frangin-frangine se mettent à enquêter. Mais pas bêtes, il ne vont pas dans la forêt des sorcières la nuit. Le shérif, corniaud et vaniteux comme c'est pas permis envoie donc des rabatteurs pour devancer nos chasseurs de prime. ERREUR. Les bougres se font butter dans une effusion de sang-sauce-tomate tout à fait réaliste. Pendant ce temps là, Hansel recroise la rouquine (appelons là Mina) qui le drague ouvertement, mais lui, un peu brute et benêt ne capte rien et ne flaire pas le moins du monde l'embuche quand elle lui demande "Ça ne vous est jamais arrivé de ne pas vouloir tuer une sorcière?" Hiiiinhiin ! Suspens ! 
Je vous passe des péripéties dont l'originalité n'a d'égal que la prouesse technique. V'la ti pas qu'on découvre qu'en fait la maman d'Hansel et Gretel était une sorcière, mais une gentille sorcière. Et qu'elle les a abandonné pour les sauver. Que c'est touchant. Mais du coup Gretel est une sorcière aussi. Dingue ça ! Je ne l'avais absolument pas vu venir. 
Bref la pauvre chérie se fait embarquer par un trio de sorcières mais grâce à des associations totalement improbables (Hansel et Mina, qui - incroyable- est une sorcière blanche elle aussi / Gretel et un troll qui sert les vilaine sorcières mais qui est gentil en vrai et qui porte le nom d'Edward) Ils finissent par faire échouer les plans de la communauté de bougresses et a les dézinguer à la sulfateuse (je vous promet!). 
Toutes les deux minutes il y a une effusion de sang gratos. Toutes les cinq minutes, une pseudo-punshline. Et un plan sur deux met en valeur les seins de Gretel. 
Bref c'est assez nul. J'ai passé un très bon moment. =D

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Mais bon, comme je le disais tout à l'heure, c'est plutôt les bouquins qui ont été à l'honneur ces derniers temps. 
Indépendamment du Tome 17 de Pandora Hearts (ça roxxe, ça roxxe et ça re-roxxe derrière) et de mon avancement progressif dans les épisode de Fables, j'ai lu deux trucs un peu plus conséquents, qui m'ont occupés plus d'une heure. 
Tout d'abord, le premier tome de la trilogie de la lune de Johan Heliot soit La lune seule le sait. 
Premier roman de Steampunk français paraitrait-il. Et très franchement ça déboite. Le nombre de perles au niveau des idées est impossible à compter. Le contexte est super bien amené, les personnages bien foutus et bien gerés, le suspens dosé comme il faut, les rebondissements, parfaitement parfaits. Et je ne parle même pas des Aliens qui sont, genre, les mieux pensés que j'ai jamais croisés. 
De la poésie, de l'action, de l'histoire, des voyages, de l'intrigue. Ah oui non, vraiment, c'est tout à fait bon. Et avec un style pas dégueulasse en plus. Vraiment sympa à lire. 

Mais revenons à nos lamas. Cet article risque de devenir long et chiant à partir de ce point par ce que j'ai aussi lu King Kong Théorie de Virgine Despentes. A vos risques et périls donc. 

King Kong Théorie... Je me suis lancé après avoir lu le billet sur le sujet posté par Arcadiane. 
Autant dire que ce n'était pas gagné-gagné. Il y a trois ans, j'ai lu  Boys,boys,boys de Joy Sorman et je crois que jamais un livre ne m'avait autant mise hors de moi. 
Pour une raison ou une autre, je voyais Virginie Despentes comme une copine de Joy Sorman et je n'avais pas du tout envie de relire un délire insupportable dans le style de Boys,boys boys. 

 J'écris de chez les moches, pour les moches, les vieilles, les camionneuses, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, les hystérique, les tarées, toutes les exclues du grand marché à la bonne meuf. [...] Je trouve ça formidable qu'il y ait des femmes qui aiment séduire, qui sachent séduire, d'autres se faire épouser, des qui sentent le sexe et d'autres le gâteau du goûter des enfants qui sortent de l'école. Formidable qu'il y en ait de très douces, d'autres épanouies dans leur féminité, qu'il y en ait de jeunes, très belles, d'autres coquettes et rayonnantes. Franchement, je suis bien contente pour toutes celles à qui les choses telles qu'elles sont conviennent. C'est dit sans la moindre ironie. Il se trouve simplement que je ne fais pas partie de celles-là. Bien sûr que je n'écrirais pas ce que j'écris si j'étais belle, belle à changer l'attitude de tous les hommes que je croise [...] Quand j'étais au RMI, je ne ressentais aucune honte d'être exclue, juste de la colère. c'est la même chose en tant que femme. Je ne ressens aucune honte de ne pas être une super bonne meuf. En revanche je suis verte de rage qu'en tant que fille qui intéresse peu les hommes, on cherche sans cesse à me faire savoir que je ne devrais même pas être là. [...] Les héroïnes contemporaines aiment les hommes, les rencontrent facilement, couchent avec eux en deux chapitres, elles jouissent en quatre lignes et elle aime toutes le sexe. La figure de looseuse de la féminité m'est plus que sympathique, elle m'est essentielle. [...] je préfère ceux qui n'y arrive pas pour la simple et bonne raison que je n'y arrive pas très bien moi-même.

Bon très honnêtement, ce livre est loin d'être parfait et je suis loin, très loin d'être d'accord avec tout. A commencé par cette habitude de parler de "les hommes" et de "les femmes" comme des groupes compacts soumis à des vérités générales. Ne serait-ce par par ce que ça n'aide pasàa effacer la frontière entre les sexes. Je suis aussi très très trèèèèèèèèèèèès retentissante face à une expression comme "La femme virile". 
Mais bon, en vérité il faut bien en passer par là pour pouvoir dire ce que l'on a a dire. L'auteur elle-même nuance rapidement ses propos grâce à l'intervention de certains passages. Et puis on sent qu'on est face a un être humain qui donne son opinion, de manière nette et tranchée mais qui n'essaie pas de l'appliquer systématiquement à n'importe qui, n'importe comment. Donc au final, malgré quelques moments de grimace, j'ai trouvé globalement le propos très intéressant.
 Le passage sur le viol est notamment vraiment passionnant. Le nombre de phrases qui m'ont fait des déclics est grand. 

Jusque récemment resté tabou et impensable, l'orgasme féminin fait son apparition dans le langage courant à partir des années 70. Rapidement, il est deux fois retourné contre les femmes. Premièrement, en nous faisant comprendre que nous sommes dans l’échec si ne ne jouissons pas [...]. Une seconde fois, par ce que les hommes se sont aussitôt emparé de cet orgasme féminin : ils sont ceux par qui la femme doit jouir. 

Maïa Mazaurette et Virginie Despentes sont deux faces d'une même pièce. Rien ne semble pouvoir les rassembler, et elles envisagent leur rapport aux hommes de manière radicalement différente. Je ne pense pas que ces deux femmes puissent s'entendre vraiment (je n'en sais rien, notez bien.. j'imagine) Et pourtant, les points communs sont nombreux. dans le discours de fond, on retrouve les même choses. Pas les mêmes réponse mais les même questions, toujours. 
Plus je lis sur le féminisme et plus il me parle. Le problème c'est que pour autant, je n'ai jamais lu un livre qui parle de moi. Je repêche des morceaux de miroir à droite et à gauche mais j'ai l'impression d'être souvent face à des stéréotypes ou du moins des genre dans lequels je n'entre jamais parfaitement. Ce n'est pas évident, de ne pas pouvoir adhérer à quelque chose en bloc. 
Par exemple, Virginie Despentes associe très clairement la féminité à la douceur. 
Je suis quelqu'un de doux. 
Pas toujours. Je peux me montrer bruyante, vulgaire, agressive. Mais fondamentalement, je suis douce. Vraiment. Et je ne me suis jamais sentie féminine pour autant. Pour moi ma douceur n'a rien de féminin, elle est juste douce. 
C'est cela qui me pose problème dans le féminisme tel qu'on en parle aujourd'hui. Par ce que je trouve ça anti-feministe d'accorder des attributs particuliers a la féminité.  Quels qu'ils soit. 
J'ai aussi beaucoup de mal avec la diabolisation des mecs. Je trouve que bien souvent on ne tient pas compte de l'être humain derrière le genre. Et ça me dérange vraiment. 
Cependant une chose est sure. J'ai des amis mecs, des un peu machos, des qui ont le syndrome du chevalier-servant, des qui respectent les femmes, même certains qui se proclament féministes. Je les adore. Mais je n'ai trouvé en aucun d'eux un véritable sentiment d'égalité totale. Tous m'ont au moins dit une fois "Vous les filles..."
Très souvent quand j'organise des "soirée meuf", mes amies sont arrivées penaudes par ce que le boyfriend ne kiffaient pas le concept. Par ce qu'ils râlaient d'être exclu ou laisser tout seul. Je ne sais pas quoi en penser, mais clairement, j'ai l'impression que c'est par ce que sont des "soirée entre filles". Comme si on allait comploter je ne sais quoi. Se monter la tête contre eux. 
Ça arrive, c'est vrai; ça n'a rien de specifiquement féminin, c'est juste un effet de groupe. 
Qu'on se le dise une bonne fois pour toute, on appelle ces soirées là comme ça par ce que, de fait, on se retrouve entre nanas. Mais je ne pense pas que ça soit vraiment lié à des attributs féminins quelconque. 

Il n'y a pas pire que d'être une femme jugée par des mecs. Tous les coups sont permis, à commencer par les plus crades. On est même pas des étrangères : on est sous-titrées, tout le temps, par ce qu'on ne sait pas ce qu'on a dire. On ne le sait pas aussi bien que les mâles dominants, qui sont habitués depuis des siècles à écrire des livres sur la question de notre féminité et de ce qu'elle implique.

En fait, le problème du féminisme c'est qu'on en parle pas. Je connais plein de gens comme ça, des mecs surtout (c'est juste un constat) qui font des blagues sur le sujet. Franchement, l'humour misogyne ne me dérange pas, ça m'amuse autant de l'humour raciste. C'est de l'humour quoi.  Non ce qui m'emmerde c'est que ça ferme la porte à toute conversation. Ce qui m'emmerde c’est les gens qui déconnent en disant " Ah les féministes, quelle bande de reloues" mais qui "n'en pensent pas un mot". Par ce que ça ferme le débat, ça fait qu'on humilie ta prise de position et que c’est impossible, je dis bien impossible d'aborder le sujet pour de vrai. On va forcement tourner ton truc en dérision et si tu t’énerve le sujet deviendra "mais enfin tu sais bien que je ne le pense pas" au lieu d'être ce que l'on pense vraiment. 
Je suis tellement habituée que je rigole, j'en rajoute ou je ferme ma gueule. Il semblerait que bien malgré moi, la societé m'est faite femme et donc qu'il faille que je m'excuse de penser que ce que je suis ne suffit pas. "Excusez-moi de vous demandez pardon mais vous offensez mon vagin avec vos conneries. "
Je suis la première à grimacer devant la radicalité de certaines féministes. Mais en même temps, quand je me retrouve face à un mec qui me dit "Ouais y'a aucune nuance, les féministe rejettent tout en bloc, nous mettent tous dans le même panier de connards, c'est trop radical, c'est pas si simple". J'ai quand même envie de rigoler. C'est chiant les généralités, les étiquettes hein ? C'est ça que tu ne supporte pas ? C'est exactement contre ça qu'on gueule ! 
Alors oui, je suis d'accord, c'est pas si simple. Et certains des trucs soulignés par Virginie Despentes (que la femme fantasmée de l'homme est un mec, que les mec préféreront toujours être aimé des mecs) feront hérissé les poils de la plupart des gens que je connais. Mais ça mérite d'être dit, pas par ce que c’est vrai mais par ce que les réactions illustrent très bien le problème. 
 Les amis dont je parle pensent, en toute bonne foi, ne pas être concerné par le machisme. Ils n'ont pas à en parler puisque les reproches fait à la catégorie des "mecs" ne s'appliquent pas a eux.  
C'est faux. Les trois quart du temps, ils s'appliquent même à moi.

Il ne s'agit pas d'opposer les petits avantages des femmes aux petits acquis des hommes, mais bien de tout foutre en l'air. 

Ces livres là, n'ont pas raison sur toute la ligne mais ils me poussent à dire que je suis féministe. A ma manière. Peut-être pas assez pour que quoi que ça soit change. Peut-être mal, peut-être pas de manière logique ou construite.
Mais putain oui, je suis féministe. Par ce que je n'ai pas le choix

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Bon sur ce... J'ai bien conscience de m'être un peu emballée. Alors histoire d'adoucir, je vous propose d'écouter un groupe que j'ai découvert à la bibliothèque des CL et qui fait un peu de bien quand même. Fragment. 

Bien a vous, Scrat

dimanche 28 octobre 2012

Laboratoire

Lecture en cours : Xanth "Lune pour caméléon" - Piers Anthony 
                              Présent et avenir - Carl Jung

Et vive les Remix de Chinese Man. \o/

Pas de café, pas de clope. 
Par contre j’envisage de plus en plus sérieusement d'allumer le chauffage.

J'en ai donc finis avec Le royaume de Tobin. 
J'ai un peu moins aimé les deux derniers tomes. Qui sont par ailleurs super bons (c'est dire le level des quatre premiers). 
Je n'ai pas grand chose à ajouter qui ai échappé à mon délire passionné de la dernière fois. Si ce n'est que tout ce que j'ai écris me semble brusquement d'une fadeur mortelle, et d'une naïveté imbuvable à la lecture. Lynn Flewelling prend son temps. Je ne sais pas comment elle fait pour prendre autant son temps. C'est super bon.


J'ai réussis a résister à la tentation de la relecture, me gardant Nightrunner pour la sortie du Tome 5. Donc dans un an, si j'ai du bol. =/ 
A la place, j'ai attaqué Xanth dont on m'avait chanté les louages (et l'humour ravageur). Autant dire que pour le moment, ce n'est pas du tout à la hauteur. Mais bon. Ça se lit bien, j'ai l'intention de persévérer. 

Sinon j'ai commencé à lire Jung. C'est ... Pas la même. 
Mais honnêtement, ça me botte. Bon c 'est pas évident à lire, il ne faut pas lâcher le fil, au risque de découdre toute sa réflexion, mais en fait c'est nettement plus accessible que ce que je croyais et je sujet m’intéresse carrément. 
Pour résumer éhontément le présupposé du livre, Jung nous parle de l'individu dans la societé, qui ne se définit plus que par rapport à elle (ici on parle d’extériorité). L'être humain a donc une opinion de lui même étonnante : Il ne se voit qu'en tant que quantité négligeable, puisqu'en effet au sein d'une marrée humaine, son opinion et ses actes seuls ne comptent pour rien. 
Alors que son Interiorité existe toujours et compte bel et bien. Nous sommes encore là, en dépit de la societé, même si on se tue à nous convaincre du contraire. 

Je n'avais jamais formulé ça comme ça, mais oui. Grave. Je crois que c'est pour ça, exactement pour ça  que la politique, l'économie et toutes autres formes d'engagement à grande échelle me gonfle. Ce qui m’intéresse c'est les individus. Les relations entre individus et de quoi ils sont construits. La "moyenne humaine" je m'en bat l’œil avec un pied d’alligator femelle.
Bref, Carl Jung je kiff ! (Je me demande si quelqu'un a déjà écrit ça textuellement ? oO)

C'est sur cet arrière-plan psychologique de perplexité que fleurit partiellement, nous semble-t-il, ce qu'il est convenu d'appeler la vie littéraire. 
Le fait que cette vie littéraire soit particulièrement active en France permet-il de conclure que le français est spécialement perplexe devant l’ambiguïté et le mystère de sa propre nature ?

(Oui par ce qu'en plus, le traducteur fait des blagounettes en note de bas de page. Toutes relatives les blagounettes, j'en conviens. Mais moi ça me fait marrer. )

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D'un point de vue cinématographique, c'est un peu aride. Pourtant j'ai vingt mille trucs à voir sur ma "liste d'attente", mais impossible de me motiver pour regarder. Curieux je sais. Mais en fait regarder un film me demande presque plus d'efforts que de lire. Il me faut accepter la passivité et c'est vachement plus tentant de s'ennuyer. 

Du coup, sur les conseils de M. un collègue de boulot qui bosse en jeunesse, j'ai juste regardé Les Pirates - Band of Misfits (Peter Lord). 
C'est un film d'animation dans la veine de Chicken Run. Mais bon, le scénario est cheaté. Forcément, c'est pour les gosses, donc ça déborde de bon sentiments et de belles leçons et de situations cocasses pseudo hilarantes. Ce n'est pas vraiment un coup de cœur en somme. Mais bon, c'est pas mauvais non plus. Y'a des trucs sympas et on se laisse porter. C'est juste vraiment trop simplet par moment. 
Je ne pense pas que ça marquera ma mémoire à jamais.


A part ça, je recommence à faire des rêves à la con, qui partent dans tous les sens. 
L'autre jour, j'assistais a un jeu cruel ou un homme aux parties génitales tentaculaires (et je veux dire par la que c'était VRAIMENT des tentacules) était dans une piscine et faisant du lancé de poulpe rose. 
Hors de l'eau, les poulpes ressemblaient à un plastique élastique visqueux, mais dans l'eau ils retrouvaient leur grâce. 
J'étais avec L. et on comptait les points. Bientôt on voyait des bébés poulpes (mais genre des trucs de 5 centimètres quoi) qui étaient resté en rade au bord de la piscine alors on les adoptait. 
Sauf que la je me rendait compte que hors de l'eau, toutes ces tentacules ressemblaient à  des serpents, et que par le fait il y avait des serpents cachés dans le lot. Mais L. était tellement obsédée par les bébés poulpes qu'elle refusait de partir et j'étais petrifiée. 
Durant la même nuit, j'ai aussi rêver de mon ex-belle-mêre, mais impossible de me souvenir des détails. Je crois qu'elle m’engueulait et qu'elle me donnait des ordres comme si elle avait encore le moindre droit sur moi et que je me sentais désolée de devoir l'envoyer se faire foutre. 
Je me rappelle vaguement que la cuisine était implanté au milieu de nulle part. 

Bon, je pique du nez. Surement la faute du changement d'heure opéré cette nuit. Saleté ! 
Je vais me faire un cawa avant d'aller bosser. 

Putain, les dimanches dans le Donjon Scratien, c'est plus ce que c'était. 

Bien à vous

PS : J’envisage de me faire un T-shirt "Shakespeare is not Dead". Mais j'ai peur d'être la seule à trouver ça super cool ...

jeudi 16 août 2012

Deuxieme chambre des invités

Lecture en cours : La horde du contrevent - Alain Damasio

Café au lait et envie de dormir pendant 100 ans. Mais ça serait un peu cliché alors je reste vaillamment éveillée !

Écoute de la semaine : Janelle Monae.  Vu que je suis incapable de défendre les trucs que j’apprécie je ne vais pas en faire des tartines sur le sujet. Je crois que de toute façon, ça me fatigue cette époque ou il faut défendre les choses qu'on aime, de devoir justifier tout ça.

Writing about music is like dancing about architecture

J'ai lu le premier tome de la BD Otaku Blue (Richard Marazano et Malo Kerfriden). J'ai emprunté ça sur un coup de tête, par ce que j'aimais la couverture. Bon au final le dessin s'est avéré décevant. Pas mauvais hein, juste pas à mon gout.
L'histoire quand a elle ... Oh bah c'est sans surprise non plus. Bon je ne vais pas crier victoire trop vite, après tout, le tome 2 va peut-être me surprendre. Mes spéculations sont peut-être complétement erronées. Mais pour le moment je n'ai pas été embarquée par le suspens.


Au niveau film, rien de très nouveau sous le soleil. Je continue a regarder The Big Bang Theory finalement, par ce que ça se regarde vite et que ça ne prend pas la tête. Mais bon, je pense qu'il faudrait que je me mette à autre chose. 
J'hésite entre Breaking Bad ; Awake et Once upon a time. A suivre. 

Bon quand je dis qu'il n'y a rien de neuf ce n'est pas tout a fait exact, puisque j'ai quand même regardé Les amours imaginaires (Xavier Dolan). Je n'ai été qu'a demi convaincue. 
Outre le fait que j'ai un peu de mal à m'habituer à la langue québecoise, j'ai trouvé les personnages plutôt antipathiques. 
Enfait ce qui m'a plu dans ce film ce sont les intermèdes, présentés comme des extraits d'interview sur les relations sentimentales. C'était plus intime que le reste. Certaines réflexions me semblaient lointaines, d'autres moins. Le concept était intéressant.

Ca existe pas. C'est le concept que t'aime. T'aimes plus le concept que l'autre, c'est con non ? 
T'es amoureux d'la distance. 
Quand y'a plus d'océan a traverser pour aller voir l'autre et que t'as juste a traverser le couloir... C'est finit. 

J'ai aussi regardé Le Bucheron des mots. Un joli court-métrage d'Izu Troin. On est dans le conte poétique, parlant d'un monde ou les gens se nourrissent de lecture. Mais de lecture apaisée. Les oeuvres trop engagées, créant de trop fortes émotions sont proscrites. 
ça m'a rappelé un livre lu quand j'étais gamine : L'île des rêves interdits (Monica Hugues). Je ne me souviens pas de tout, si ce n'est du principe : l'interdiction des rêves et des histoires, considérés comme des mensonges, entrainant des passions. Les passions risquant , par leur intensité, de détruire l'équilibre. 
J'imagine que c'est vrai. Mais histoire d'enfoncer une porte ouverte, je me demande s'il y a encore un intérêt à vivre sans ça. C'est la même question que pose ce genre d’œuvre. Et la réponse semble clairement être que non, il n'y a pas d’intérêt. 
Mais est-ce vraiment si evident ? On ne manque pas de ce qu'on a jamais eu. 
Je ne dis pas que je pense vraiment qu'un monde comme ça doit être mis en place, vu que l'idée me traumatise. Simplement c'est comme pour Le meilleur des mondes de Huxley. 
Lorsqu'on l'avait étudié en troisième, le prof nous avait fait faire une rédaction dont l'intitulé était "On vous offre un poste d'Alpha dans le meilleur des mondes. Ecrivez votre réponse"
J'avais répondu "Non, merci, sans façon". Et aujourd'hui ma réponse est la même. Mais néanmoins, je me dis que s'il me suffisait d'appuyer sur un bouton pour avoir la garantie d'être heureuse, quel qu'en soit le prix, je le ferais peut-être. Si j'ignore ce prix, je le ferais même surement. C'est une lâcheté assez commune je suppose... 



Si j'avais le temps je partirai dans un délire incendiaire sur l'Edito de Ouest-France paru le samedi 11 aout. 
Je ne comprends même pas qu'on ai pu laisser passer une horreur pareille. Pour vous donner un ordre d'idée, ci-joint un extrait : 

" La formule du Pacs n'a-t-elle pas été élaborée justement pour garantir, à bon droit, un minimum de sécurité dans la relation de personnes qui, homosexuelles ou non, désirent vivre ensemble ? On ne voit pas bien ce que le mariage apporterait en plus. Par contre, on voit bien que la notion même de mariage serait encore plus dévaluée et même privée de son sens profond qui est, croyait-on jusqu'à présent, d'assurer dans de meilleures conditions la prolongation de la vie de la société en garantissant une certaine sécurité, notamment aux femmes et aux enfants, qu'ainsi l'homme ne peut abandonner au gré de ses désirs."

Ca s’appelle de la régression pure et simple. L'esprit humain atrophié au maximum  Le pire c'est que le ton de l'article n'est pas polémique. Non, non, tout cela semble juste être d'une évidence absolue.  
Je crois que je ne m'y ferais jamais. Rien que le fait qu'on ai besoin de se poser la question me scandalise. Evidemment que le mariage devrait etre accordé aux gays. Se poser la question est tout aussi débile que s'interroger sur la légitimité d'autoriser le mariage entre deux personnes qui auraient les cheveux blonds. Autrement dit c'est absurde. 

Je concluerai sur un texte que je trouve assez bien construit et qui résume parfaitement ma vision des choses. 
Je suis complètement pour le mariage des catholiques.
Je trouve que c'est une erreur et une injustice d'essayer de les en empêcher.
Le catholicisme n'est pas une maladie. Les catholiques, bien que beaucoup ne les aiment pas ou les trouvent bizarres, sont des personnes normales et doivent avoir les mêmes droits que les autres, comme s'ils étaient, par exemple, informaticiens ou homosexuels.

Je conviens que beaucoup des comportements et des traits de caractère des personnes catholiques, comme leur attitude face au sexe, puissent nous paraître étranges à nous autres. Je sais même que quelques fois , on pourrait brandir des arguments de santé publique, comme leur dangereux et délibéré rejet du préservatif.Je sais aussi que nombreuses de leurs coutumes, comme celle qui consiste à
exhiber des images de personnes torturées, puissent en incommoder certains.Mais cela n'est pas une raison de leur interdire le mariage, même s'il s'agit d'une image plus médiatique que réelle.

Certains pourraient dire que le mariage des catholiques, n'est pas un vrai mariage, car c'est pour eux un rituel et un précepte religieux devant leur dieu, et pas une union entre deux personnes. D'ailleurs, étant donné que les enfants " hors mariage " sont gravement condamnés par l'église, certains pourraient penser. que laisser les catholiques se marier augmenterait le nombre d'unions pour le " qu'en dira-t-on " ou pour la simple recherche du sexe ( interdit également hors mariage), faisant exploser les violences conjugales et les familles déstructurées. Mais nous devons nous rappeler que cela n'arrive pas seulement dans les familles catholiques et que , comme nous ne pouvons pas nous mettre dans la tête des gens, nous ne devons pas juger leurs motivations.

D'un autre côté, dire que cela n'est pas un mariage et qu'on devrait lui donner un autre nom, n'est qu'une manière lamentable de détourner le débat derrière des questions de sémantique qui n'ont rien à voir avec le sujet : bien qu'il s'agisse de catholiques, un mariage est un mariage, et une famille est une famille.Et puisque nous parlons de famille, j'aborde un autre sujet récurrent, et
j'espère que mon avis ne sera pas jugé trop radical : Je suis également pour l'adoption d'enfants par des couples catholiques.

Certains seront sans doute scandalisés par cette affirmation. Et on entendra certainement des personne s'exclamer : " Des catholiques qui adoptent des enfants ? Ces enfants pourraient devenir catholiques ! "
J'entends ce genre de critiques et je réponds : Il est vrai que les enfants adoptés par des catholiques ont plus de chance de devenir eux-mêmes catholiques ( contrairement à ce qu'il se passe dans l'informatique ou l'homosexualité), mais j'ai déjà dit qu'à mon sens ce sont des gens comme les autres.
Malgré les arguments et les recherches de certains, rien ne prouve de manière valable que les parents catholiques soient mal préparés à
l'éducation d'un enfant, et que l'atmosphère religieuse de leur foyer ait une incidence néfaste . Il faut savoir en plus que les agréments sont délivrés par les tribunaux individuellement après enquête, pour déterminer les capacités des adoptants.

C'est pour cela, et contrairement aux idées de certains, que je crois qu'il faut donner le droit aux catholiques de se marier et d'adopter.

Exactement comme aux informaticiens et aux homosexuels.

Bien a vous, Scrat