jeudi 8 août 2013

Cachots

Lecture en cours : Sandman - Neil Gaiman
Lait au café et cigarettes espagnoles.
Et puis j'écoute "Fanny" de Merzhin, en boucle et très fort. 
Et les Fatals Picard aussi. C'est quasiment thérapeutique d'écouter les Fatals Picard. C'est un des rare truc qui apaise un peu l'angoisse permanente qui m’étreint depuis quelques temps.



Je pense que je viens de faire le rêve le plus Crossover du monde, et je vais essayer de restituer l'ensemble, même s'il s'étiole déjà.

Il y a les CL, grand bâtiment de verre, je suis a la fois dehors et dedans. 

Après je ne sais plus. Une cavalcade, une fuite, avec de plus en plus de personnages.
Seul dans une salle abandonnée de ce dédale, Hulk prend une décision. Sa forme humaine est celle de James Mc Avoy. Il transplane. 
Avec mon équipe de bataille, j'arrive dans les toilettes des hommes, quatre box sont disposés en rond. Chacun de mes compagnons rentre dedans, j’attends dehors, mais ils n'en ont pas conscience. Je me rend compte de l'équilibre fragile de notre groupe et de la trahison à  fleur de peau en regardant leur pieds, sous les portes. Quelqu'un jette un biscuit de la chance, discrètement, surement à l'intention de l'un d'entre eux. Je m'en empare et broie le biscuit entre mes doigts pour m'emparer du secret. Le Dr Cox fait rouler un haricot magique jusqu'au box de Peter Pettegrew. En se baissant pour le ramasser, celui-ci me voit prendre le biscuit de la chance et comprend que je vais me méfier de lui et de ses cachotteries. 
Changement de décors, je vois la scène de l'exterieur. Une jeune femme nue, ressemblant comme deux gouttes d'eau à Daenerys Targaryen est engloutie par une machine jusqu’à la taille. Des tentacules électriques absorbent toute son énergie. Elle sera morte bientôt. Un homme arrive. J'ai du mal a dire a quoi il ressemble. Les cheveux courts, entre l'or et le châtain, un regard souligné de noir, on ne sait s'il est bon ou mauvais. Il libere la femme et ils partent a toute allure.
De retour dans les toilettes pour homme, Thor sort de l'un des box. il sait ce que j'ai vu. Il me dit que l'on doit agir, où quelque chose dans ce gout là. Nous devons aller là ou la femme était prisonnière.
Voyageant a la vitesse de la pensée, nous nous retrouvons dans la salle de transplanage désaffectée utilisée par Hulk un peu plus tôt.
Tout a coup je suis effondrée dans une autre salle, et je vois Thor et Arya Stark arriver sur la piste de transplanage.
Saut dans le temps. Je cours, je cours. Ils nous poursuivent. Je ne suis que la servante d'une  petite princesse qui s'enfuit. Je doit lui obéïr, la proteger mais elle m'agace. Ils nous poursuivent, quoi que je n'ai aucune idée de qui sont "Ils". Je la presse. Je ne peux pas choisir l'endroit ou nous allons fuir. Elle opte pour que nous descendions, toujours plus bas et je l'engeule en l'entrainant dans les salles du sous sol, sœurs jumelles de la salle sur demande. 
- En descendant nous sommes piegées. 
- J'ai pensé.. Qu'on pourrait se cacher. Ici.
Je comprend l'astuce. Ceux qui nous cherchent ne connaisent pas la notion de cachette. Je la jette sous un bureau encombré, recouvert par un drap déchiré. Puis je me roule en boule sous un banc accolé au mur, portant une lourde etagère de livre. Je doit prendre garde à ce que ma jupe ne depasse pas, je dois faire partie du meuble. 
Une femme de ménage rondelette aux cheveux courts est en train de nettoyer les livres. Si elle arrive jusqu’à moi, elle verra que l'étagère respire et je serai découverte. Le temps passe. Combien de temps ? Quelqu'un s'approche. une femme vetue d'une longue robe verte. Elle saisit une craie et commence a écrire sur le tableau accroché au mur au dessus de moi. Je vois la scène de l'exterieur, il s'agit de Minerva Mc Gonagall. Il faut que je continue sa tache, je j'inscrive les runes sur ce tableau noir afin de renforcer le sort de protection. Elle a disparue. La craie à la main, j'essaie de comprendre les glyphes gravés sur la tableau. 
Je tourne la tête soudain. Un homme rond, presque chauve, avec une moustache noir et un T-shirt rouge-orange me regarde, le sourcil haussé, l'air de dire "Tu es decouverte". Je vois au fond du couloir un homme qui court vers moi, torse nu, le visage prisonnier d'un sac noir avec des trous pour les yeux, retenu autour de son cou par une chaine. 
Je cherche a m'échapper mais mes pieds se prennent dans ma robe. Il m'attrappe, me fait traverser ce débarra immense. Bientôt nous arrivons dans une salle de bain a l'ancienne. De grands bassins de bois, emplis d'une eau claire et bouillonnante, baignant dans la lumière du jour filtrée par de long rideaux blancs. 
Je vois Daenerys et ses suivantes qui flottent, lascives, dans l'un des bassins. L'homme jette son fardeau, qui n'est déjà plus moi, dans un autre bac. Son visage m'apparait. L'homme au sac noir est également celui qui a sauvé Daenerys au début.
Je ne sais pas encore pourquoi je suis là. Les souvenirs affluent, mais ce ne sont pas les miens. 
Un garçon encore jeune, seize ans a peine, le second d'une fratrie, parmi laquelle on trouve un grand blond, moqueur, tapageur, admirée, un petit brun a la peau matte et au cheveux frisé, brimé par les autres, impatient de faire ses preuves.
Nous passons dans le batiment de verre et de métal que sont devenus les CL, comme si chaque souvenir était contenu dans un mur. Je sais que cette memoire contient un drame. 
Un morceau de plage. Je vois le grand blond tapageur par les yeux de ce second frère de seize ans, qui admire son ainé.
Le blond écarte les bras et il plonge. Mon visage se décompose, il s'est écrasé sur les rochers ? Mais non, je le vois monter à la surface de l'une des roches, souriant, victorieux, fier de sa cascade et de la frayeur qu'il nous a faite. Il ne voit pas la vague immense qui arrive derrière lui et le heurte de plen fouet, comme un mur. Il tombe. 
Les années ont passées. Le petit brun frissé a réussit et regarde chaque jour son frère, désormais l'ainé, devenir de plus en plus fou, se laisser pousser les cheveux et la barbe. Ses yeux sont cerclés de noir. L'or de ses cheveux est reconnaissable. 
Entre deux portes, le brun finit par comprendre
- Il fallait que l'un d'entre nous fasse ce que bon lui semble, vivant au jour le jour, allant au devant du danger, faisant fi de ce qui a du sens.
L'autre approuve. Oui. Ce role était celui du grand frere blond, celui qui est mort frappé par la vague. Maintenant c'est le deuxieme frere qui doit agir ainsi, poursuivre l'oeuvre ou la non-oeuvre d'être insouciant. 
Quelques flashs. 
Je patauge dans l'eau du bassin, ma robe flottant autour de moi, comme la voile crevée d'un navire.

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Cette semaine j'ai lu le deuxième tome de Jack Spark (Victor Dixen). Il est moins bon que le premier, mais j'aime bien la tentative de portrait ambigu des personnages. Les rouages sont peut-être un peu trop évidents ? J'attends d'avoir finit la série pour faire un point sur l'histoire.

A part ça, mes veilles de nuit m'offrent l'occasion de me plonger dans la série Scrubs (que je n'avais pas encore regardée..). C'est assez chouette mais je n'ai pas grand chose a en dire. Ça correspond avec une régularité assez affligeante a tous les clichés de la série américaine : Le quotidien d'un groupe de pote, avec les ennemis, le meilleur pote dans un couple qui marche. Un héros avec une histoire d'amour compliqué, qui enchaine les relation sentimentales de deux ou trois épisodes. Des histoires croisé dans chaque épisodes, qui débouchent sur une morale commune.
Mais bon, ça reste drôle, (et dénué de rire pré-enregistré, alléluia!) et Zach Braff à l'art d’interpréter des personnage sympathiques et décalés. Je crois que le personnage que je préfère est quand même celui du concierge. =)

Sinon j'ai regarder Sublime Créatures (Richard LaGravenese). je n'ai même aucune idée de pourquoi j'ai subitement eu envie de regarder ce truc. Quoi qu'il en soit, c'est aussi nul que ce a quoi on pouvait s'attendre. Je ne savais pas que c'était l'adaptation d'un roman, mais ça se sent. C'est ouf comment ça se voit que ce machin est adapté depuis un livre. Encore une fois, toute l'histoire repose sur une romance a laquelle on ne croit pas une minute (Le coté "Je rêve de toi depuis des années et je te rencontre enfin".. Come on ! N'est-ce pas le raccourcis le plus cliché du monde ? ) Sans compter que la résolution est.. Juste pourrie. Encore une fois c'est une histoire de destin blablabla. Bon. On s'attend jusqu'au bout a c que cette improbable histoire d'amour est au moins un sens et... Ah bah non. Enfait ça se resoud tout a fait différemment et les minauderies des deux héros ne sert finalement a rien. Ça a de quoi gonflé n'importe qui. Ok, le scenario que j'attendais aurait été bateau mais au moins, tous les éléments auraient été exploités. La, que dalle...


Sur ces superbes remarques, je m'en vais troquer mon pyjama contre de vraies fringues (oui, il est 19h.. Et ?)

Bien à vous, Scrat


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