mercredi 27 juin 2012

Balcon du premier étage

Lecture en cours : Winterhein - Fabrice Colin

Café au lait & Thomas Dybdahl. J'ai peur de rien !

Je me suis découvert un nouveau hobby. Bon en vrai on ne peut pas vraiment parler de hobby, mais je trouve que ça sonnait bien en intro. Disons que c'est un petit plaisir gratos que je vous recommande.
Si comme moi, votre boulangerie se trouve à moins de 200 mètres : Levez vous le matin, ne pensez à rien. Passez directement de votre lit à vos chaussures, sortez dehors les yeux encore embués de sommeil et profitez de ces 200 mètres jusqu’à la boulangerie pour vous réveiller. Achetez y du pain, un éclair au chocolat, un croissant ou un bonbon haribo (selon vos préférences), afin de légitimer votre présence à la boulangerie.
BONUS : Ce que vous avez acheté peut vous servir de petit dej'.


En ce début de semaine, grosse consommation filmique.

Le premier en date : Thank you for Smoking (Jason Reitman). Oui je sais, c'est pas de prime fraicheur (2005), mais justement : il était tant que je mette à jour. Ce film est un bon divertissement. Si l'idée de base est vraiment pas mal (Un lobbyiste qui défend l'indéfendable : Le marché de la clope), le scenario en lui-même manque un peu d'originalité. Mais l'ensemble est assaisonné d'un Aaron Eckhart mordant, attachant, jamais relou malgré sa position un peu délicate. Mention spéciale pour le Club de "marchands de morts" qu'il tient avec ses amis. Bref, c'est une bonne fiction à regarder quand vous n'avez pas envie de vous prendre la tête.


Deuxième "découverte" de la semaine : The Last Kiss (Tony Goldwyn). Pas la peine de faire durer le suspens, c'est une grosse daube. Je ne suis pas sure qu'un film m’ait déjà agacé à ce point. Alors bon, la VF à du jouer, je ne le cache pas (je ne peux pas supporter la voix française de Zach Braff). Mais au delà de ça... L'histoire tient sur un timbre poste et est bourrée de clichés débiles. Les personnages sont tous plus crétins les uns que les autres. D'un côté, Kim, la jeune fille qui séduit le héros (Michael), qui l'allume à mort et qui, une fois qu'il a craqué (après avoir vaillamment résisté quand même..) est toute chagrine style "Mais tu as couché avec moi, comment peux-tu me dire que tout ça n'a pas d'importance?" ('spèce de gourde..). De l'autre Jenna, supposée être la femme parfaite, et qui réussit à péter un plomb lors d'une veillée mortuaire par ce qu'elle se rend compte que son mec est probablement avec une autre (dans ce genre de cas, pardon, mais il ne faut vraiment n'avoir aucun contrôle de soi..). Sans compter qu'elle gueule pendant tout le dernier tiers du film, exagérant démesurément les choses (d'abord elle crise par ce qu'il a embrassé une autre fille, avec autant de violence que s'il avait organiser une partouze dans leur maison, et quand elle s’apprête à lui pardonner le baiser, elle apprend que ça a été un peu plus loin qu'un simple baiser.. Et voila qu'elle se remet à hurler et à claquer les portes... On a qu'une envie, c'est de dire à Michael : " Mais enfin largue là, tu vois bien qu'elle ne sert à rien ! " ). Les bons points du film ? La BO est sympa. J'aime bien Zach Braff (malgré sa voix française et son rôle un peu niaisou). Pour le reste ça ne vaut pas le moins du monde le détour. Je tacle assez rarement un film, mais là, j'ai vraiment trouvé ça affligeant.

Heureusement, après ce désastre je n'ai pas perdu foi dans le cinéma, et j'ai décidé de persévérer.
Hier soir donc, soirée avec A. : apéro etc.. avant d'aller voir Le grand soir (Benoit Delépine, Gustave Kervern). Et bien ça fait longtemps qu'un film ne m'avait pas autant plu. C'est tout à la fois très drôle, avec des moment d'une tendresse presque douloureuse. Un Poelvoorde absolument parfait en Punk-à-chien et un Dupontel hésitant, plein d'espoir . J'ai trouvé certains plans un peu trop longs, mais au final, il y a une logique. Not (le personnage de Poelvoorde) "s'économise", prend son temps, pour ne pas gamberger, et la camera se met a prendre son temps par contagion. C'est une belle réflexion sur la liberté. Et puis, comme je l'ai déjà dit : c'est très drôle. 
Le discours fait par Not au micro du supermarché est absolument génial. Ça donne envie de se bouger ou au moins de réfléchir, ce qui n'est pas un mal. Je crois.
"Je suis libre. Mais c'est pas facile de ne pas tomber dans l'alcool, d'être fuit par les femmes, d'être seul en fait. Et ça me fait chier de faire la manche auprès des gens pauvres. [...] On est tous des Punk à chien ! "


Avant d'aller dormir, avec A. on a regarder un autre film : 
Une arnaque presque parfaite (Rian Johnson). Histoire d'escroc franchement bien menée ou toute la tension réside dans la question : Qu'est-ce qui est vrai, qu'est-ce qui fait partit de l'arnaque ? On a toujours un doute. Est-ce planifié, est-ce de la mise en scène ? Qu'y a t-il d'authentique ? Le suspens est bien conduit par une Rachel Weisz sublime en riche héritière, semblable à une petite fille surdouée et un Adrian Brody adorable. 
Et le personnage de BangBang férocement décalé mais qui rajoute une touche charmante de délire a toute cette histoire. La Musique aussi est sympa. La fin pourrait être triste. Et puis non.
"Well..."

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A part ça j'écris. 
J'ai eu tellement hâte de m'y mettre.. Et je suis en train de tout changer. 
Mon premier chapitre m'a donné du fil à retordre, mais au bout de la quatrième version, ça commence à peu prés à me convenir. J'attends l'avis de F. qui est toujours intéressant et mesuré.
Je crois que je n'ai jamais autant galéré pour écrire quelque chose. D'habitude les mots viennent tous seuls. Mais d'habitude je n'ai pas tout un monde à présenter. Du coup, maintenant que j'ai finis le chapitre un, je me lance dans la ré-écriture du synopsis. J'essaie de simplifier certains éléments, de supprimer des déplacements inutiles. J'ai une peur bleue de créer des personnages fades qui brassent de l'air ou une histoire complexe jusqu’à l'incompréhensible. Bref, je tâtonne encore un peu.
J'imagine que je ne serais jamais écrivain, tout comme j'ai renoncée à être princesse. Mais au moins j'essaie. J'ai la fâcheuse tendance à voir la boue avant de voir la neige et de ne rien tenter à cause de cela. Espérons que dans le cas présent, l'envie d'écrire sera plus forte (non, non je ne parle pas en clichés.. Voyons ! Ce n'est tellement pas mon style.). Mais je crois que oui.

" Je crois qu'on écrit pour créer un monde dans lequel on puisse vivre "
Anaïs Nin

Thomas Dybdahl - I need love, baby love and not trouble

Bien à vous, Scrat 

PS : Achat de bouquins hier. Le script de la saison 2 de Kaamelott et La horde du contrevent de Alain Damasio. J'en salive d'avance.

dimanche 24 juin 2012

Boudoir


 
Donjon scratien devasté. Je me fraie un chemin entre les cadavres de bouteilles et les cendrillers plein à ras-bord pour arriver jusqu'à mon PC, café au lait a la main.
Ai fêter la fin des partiels avec G. et F., S. et C. hier soir (qui ont gracieusemet payé bequetance).
Puis sortie en ville. Rien de très extraordinaire, si ce n'est ce grand moment anthologique ou j'ai danser avec G. sur Le Jerk. Ah oui et l'irlandais bourré qui a finit par bouffer l'une des roses achetée chez les (désormais celebres) pakistanais-aux-roses.

Bref. C'est les vacances.

Hier, après-midi conte pour les randonneurs de B. Il y avait du soleil et du vent et j'ai raconté dans des ruines. 
Le saviez-vous ? Le son du Samsulla est encore plus joli dans des ruines. C'était sympa. Pas très exaltant, dans la mesure ou les trois histoires racontées sont presque élevées au rang de Chorégraphie, tellement j'en connais chaque rouage par cœur. Mais ce n'est pas désagréable. J’espère en arriver à ce stade, un jour, avec ma version de Giselle (Initialement un ballet de danse de Théophile Gautier, mon préféré sans l'ombre d'un doute)

La scène de la folie, avec la sublime Svetlana Zakharova dans le rôle de Giselle
Version de Jean Coralli  et Jules Perrot / La Scala production


 


Grosse session de ménage donc, en écoutant R.E.M tant qu'a faire. Résultat il est 16h30 (L'heure du Thé..) et je suis toujours en pyjama. Ô bonheur.
Je vais me vautrer dans mon canapé et attaquer  Winterheim  de Fabrice Colin, par ce que le livre me fait de l'oeil depuis un bon bout de temps.
 






Rêve du jour, Bonjour.
J'me souviens d'une espèce de boite de nuit. Tout le monde doit être déguisé. Je suis avec une femme déguisée en léopard, au sous sol de la boite. Elle se remaquille devant le miroir et je la vois à travers ses yeux. Ce maquillage a un sens, marque son appartenance secrète à un groupe. Mais je n'arrive pas à en savoir plus.
A un moment on se cache dans les box des toilettes, je ne sais pas trop pourquoi. Des officiers entrent. Ouvrent la porte derrière laquelle je suis et me disent qu'ils viennent vérifier que personne ne fait de trafic d'eau illégalement. Apparemment je suis suspecte.
La femme-léopard arrive et me sauve la mise en disant : She's here to meet me. She owe me 20 box.
(Pourquoi parle t-elle anglais ? Mystère ! D'autant que je suis tragiquement nulle en anglais).

Je ne sais pas si les hommes nous laissent partir. Soudain, je ne suis plus vraiment moi. J'ai un point de vu surplombant comme si j'étais une caméra qui se déplacerait à sa guise. Il fait nuit, je suis dehors. Plan sur des gens en panique qui semblent se dissimuler dans ce que j'identifie d'abord comme l'entrée de la boite : Un escalier en pierres lisses et noires, cubique, qui s'enfonce dans le sol.
La camera dé-zoom et je peux voir l'atmosphère. C'est l’hystérie. Tout le monde se cache pour éviter les tirs de balles. C'est une guerre. Presque. Entre les deux Gardes (milices) du gouvernement un conflit a éclaté : Les manteaux rouge contre les manteaux dorés (ooh.. Tiens, mais.. cela ne viendrait-il pas de Game of Throne ??). Ils sont nombreux, ils ont les armes pour eux. Le Gouvernement ne pouvait plus les contrôler. Il en est mort. Les civils sont plus nombreux mais ils n'ont pas d'armes. Il fait toujours toujours nuit.
Barricadé derrière un mur bas, je regarde le ponton sur le lac d’où partent les coups de feu. Étincelles. Éclats rouges, éclats dorés. Les explosions sont les manteaux dorés, le sang : les manteaux rouges. Tout se mélange un peu. Je ne m'explique pas comment il est possible qu'avec toutes les morts auxquelles j'assiste, il reste encore des membres de la Garde (milice?) à être debout pour se battre. Leur nombre semble infini.
Il y a du vent. Soudain, une braise s'échappe, une tenture s'enflamme : le palais qui est derrière nous est en train de prendre feu.
Une amie à moi : N. est subitement présente et décide de passer les barrages pour aller prévenir les imbéciles en train de se battre que la ville va prendre feu, qu'il faut fuir. 
Nous la suivons. 
Un garde protège l'escalier de pierre qui longe le lac. Il nous menace. 
N. se met devant le fusil, calme, elle défend son opinion. Le garde jette un regard à la troupe qui l'entoure et dont je fais partie. Je me dis que je ne veux pas mourir, que je ne suis pas prête à mourir même pour elle, même pour le palais. Mais je ne m'enfuis pas par ce que si je survis, je ne pourrais jamais supporter ma lâcheté.

L'union faisant la force (ben voyons..) nous arrivons à passer et nous suivons les divers chemins- tantôt de pierre, tantôt de terre, tantôt de lattes-de bois- accrochés à la parois de la montagne et qui nous mènerons a destination.
Un mec me tient par les épaules. Je trouve ça agréable jusqu'à ce que le mot « couple » me vienne en tête. Brusquement j'ai envie de m'enfuir. Je ne veux pas être une entité faite de deux personnes. Il a l'air sympa, il a l'air parfait. On entend les coups de feu au loin et j'ai envie de lui gueuler que je n'ai pas besoin qu'on me protège. 

Flavor - Girls in Hawaii <3

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There is only one god and his name is Death. 
And there is only one thing we say to Death... “Not today.”

Game of throne - Saison 1 A Golden Crown
Syrio Forel , Maître danseur 

Bien à vous, Scrat

jeudi 21 juin 2012

Première chambre des invités



(Re)Lecture en cours : W ou le souvenir d'enfance - Georges Perec


Un verre de vin blanc bien frais et une cigarette labellisée par un malveillant personnage qui a décidé de vendre du cancer. Bref une fin de journée comme je les aime.
Oui, je sais, l'alcool, le tabac, le PC.. Je suis un peu un monstre de vices.
Mais j'ai une excuse : J'ai survécu a mon oral d'anglais. Ça se fête les enfants !
Bon je me suis plantée modèle géant, mais je m’octroie le droit de célébrer la fin de cette journée pourrie (3 exams : 3 echecs. Le sans faute selon Scrat).

Pourtant mon horoscope du jour (oui, je lis l'horoscope, je trouve ça divertissant)  m'avait mis un triple smiley pour la case "chance" et avait agrémenté l'ensemble du commentaire suivant: Vous retrouvez une paix intérieure indispensable à votre équilibre.
Oui. J'aurais dit ça aussi...

 Comme cadeau je vous offre un aperçu de ma vie quand 
je dois faire le ménage (aucun lien logique)  
 
          Les sentiments - Noémie Lvovsky (2002)



Bon, sinon Fête de la Musique ce soir. Je me tâte. Je prendrais ma décision quand j'aurais finis mon verre de vin.

En attendant, je me demande si je ne vais pas vous parler de Death Note.
Alors oui, c'est un peu cliché d'aimer cette série. Je veux dire c'est la base de la base du socle de tout liseur de manga qui se respecte. (Ok, j'en rajoute peut-être un peu. N’empêche que ça n'a rien de très original)
Série écrite par le/la mysterieux/se Tsugomi Ohba, que j'ai découvert assez tardivement (il y a à peu prés deux ans je crois). Évidemment j'adore. Un bras de fer entre deux génies, forcément, ça remue un peu les méninges, ça tient en haleine, ça roxxe.

C'est quelque chose que vous retrouverez sans doute dans mes autres lectures, mais j'aime que les choses ne soit pas tranchées. Que la frontière entre le bien et le mal soit floue. J'aime hésiter, j'aime me dire "Qui est réellement mauvais en définitive ?". En règle général, la réponse est évidemment "Personne". Un grand méchant, c'est un peu comme un roman policier. Le crime sans les causes, sans le cheminement, bref, sans l'histoire, n'a pas d’intérêt. En ce qui me concerne je pense que ça s'applique aussi à la plupart des gens. Ce qui les as mené à telle ou telle action est beaucoup plus intéressant que les conséquences de l'action.

Bon, quoiqu'il en soit, revenons à Death Note. Pour ceux qui reviendrait d'un voyage de 10 sur Mars, voila le synopsis :
Light Yagami, un lycéen japonais découvre un cahier aux pouvoirs surnaturels, le « Death Note ». Ancienne propriété d’un dieu de la mort, le Death Note permet à son utilisateur de tuer une personne dont on connait le visage, en y inscrivant son nom . Au lieu de flipper comme les humains normaux, Light décide d'utiliser le Death Note pour faire la justice. Très rapidement, les morts de criminels attirent l'attention et le plus grand détective du monde, dont nul ne connais ni le nom, ni le visage (ben voyons) s'empare de l'affaire.

L & Light - Yukipon
Un schéma assez classique en somme, mais le duel est foutument * bien mené et on ne peut s’empêcher de s'amuser à regarder les divergences mais surtout les ressemblances entre les deux personnages. Chacun semble être le côté d'une même pièce en définitive.

Tout ça pour dire trois choses :
Petit 1: Lisez la série, lisez la série, lisez la série !
Petit 2: LISEZ LA !
Petit 3 : Quand est-ce qu'on mange ?

* Blogger m'informe que ceci est un néologisme. Zut !

Pour conclure, et par ce que c'est la Fête de la musique, je vous suggère l'écoute de Syrano. J'ai adoré trois albums sur cinq (et les deux autres c'est par ce que je ne les ai pas écouter.) Je vous livre la chanson qui m'a fait découvrir le groupe et qui demeure ma préférée. 




" - Ce sont des livres de valeur ? 
- Tous les livres ont de la valeur "
 Nightrunner Les Maîtres de l'ombre 
Lynn Flewelling

Bien à vous, Scrat

PS : J'ai rêvé cette semaine, mais c'est un chouillat trop le bordel pour en faire une anecdote convenable... Je suis sure que ça vous chagrine beaucoup donc dans le doute : Mille excuses.

EDIT 22/06/12 (depuis 31 minutes) : 
En fait La Fête de la Musique c'est un peu comme jouer à  "Où est Charlie " avec tes potes, sauf que Charlie n'a pas de signe distinctif et qu'il bouge tout le temps... 

lundi 18 juin 2012

Couloir du premier étage

 (Re)Lecture en cours : W ou le souvenir d'enfance - Georges Perec




Journée révisions avec G. et avant toute chose, je pense qu'il est important de vous communiquer la photo du jour :





Une fois n'est pas coutume je troc le thé pour la tisane (audacieux... je sais.) et je m'installe devant mon écran pour trois raisons. 
Petit 1) Quoique je n'ai rien à faire dessus en général, je suis toujours plus ou moins devant mon écran.
Petit 2) Ma mère m'a offert des roses du jardin. Roses que j'ai posées sur la table. Table devant laquelle je suis assise. Pouvant ainsi profiter du parfum des roses sus-nommées.
Petit 3) C'est bien beau de faire une liste de ses bouquins préférés, encore faut-il pouvoir en parler un peu.

Je me lance donc dans l'un des exercices les plus délectables (et difficile):
La critique d'un livre aimé.
Aujourd'hui ça sera donc Histoires Célèbres et Inconnues

Rien que la couverture fait rêver. Il faut dire que je suis parfaitement fan des illustrations de  Louis Arène qui est (semble t-il) un petit génie qui cumule les statuts de comédien, peintre et illustrateur. Les dessins sont, pour en revenir au propos, d'une poésie sans précédent. Bon je suis assez peu qualifiée pour parler technique artistique. Disons simplement que dans le contexte on est propulsé dans un univers à la fois doux et drôle qui s'accorde assez bien avec le texte. 
Histoires célèbres et inconnues est donc un livre qui réuni trois histoires, publié chez Gallimard jeunesse. Ce qui fait qu'un livre est classé en rayon jeunesse continue à m'échapper. Dans le cas présent j'imagine simplement que c'est par ce qu'il s'agit d'histoires courtes et illustrées reprenants des grandes figures littéraires. Mais très honnêtement, les contes de Fabrice Melquiot, s'ils sont accessibles pour les plus jeunes, offrent également une double lecture pour les adultes (plus que ça même).
Les trois contes nous racontent tour à tour Gulliver, Cendrillon et Casanova, dans des histoires totalement inédites et décalées. 
Évidemment ça pullule d'anachronismes et j'adore ( Gulliver est pote avec le géant vert, le prince charmant arrive dans sa Bentley et la cuisinière de Casanova est fan de Mick Jagger). Et puis surtout le style.. Le style est juste incroyable. On passe de l'absurde à la poésie. On pleure de rire et puis on pleure tout court. Pour vous donner un ordre d'idée (et vous spoiler éhontément la fin de Cendrillon):

En tout cas ils eurent beaucoup d'enfants, dont un particulièrement pénible qu'ils décidèrent de faire adopter. 
Et la vie passa sans qu'on sache très bien qui l'on était au fond, même si chacun faisait son possible pour trouver sa place et garder le cap, malgré les doutes. On était heureux. Heureux de vivre les questions en attendant les réponses.

Bref, j'étais tombée la dessus totalement par hasard dans une librairie à D. et je suis tombée sous le charme. Et puis restée sous le charme, ça va de soit. (2 chutes plus tard, ça s'entend..)
Les défauts de ce livre? 
"La vague" Suzy Lee - Kaléidoscope 2009
Honnêtement aucun. J'imagine que s'il est si bas dans ma liste (enfin tout est relatif) c'est simplement par ce qu'il est plus court, moins haletant que les autres. Il prend un peu moins aux tripes, mais ça fait rêver. Un peu comme l'album "La vague" de Suzy Lee. 

A part ça j'ai été au ciné dimanche soir pour voir 80 jours (Jon Garano)  et j'avoue avoir été un peu déçue. Ça promettait pourtant : Une histoire d'amour entre deux femmes de 70 ans, je m'étais dis "Waaa ça va être génial". Et puis enfait non. L'héroïne m'a un peu agacé et l'histoire en elle-même .. Et bien je ne l'ai pas vu commencer. Bref, je n'y ai pas cru (paradoxal de la part de quelqu'un qui a adoré Avengers... je sais.)

Sur cette critique absolument anti-constructive, je vais écouter Yesterday was hard on all of us. Essentiellement par ce que cette chanson donne l'impression d'être à la fin d'une histoire ou il n'y aurait plus qu'à être heureux.


" Ni Dieux , Ni Maîtres, Ni Parapluies"

Bien à vous, Scrat

samedi 16 juin 2012

Placard

Café au lait , Cigarette, Grasse mat et Musique du matin



Juste un détail en passant  Ce matin, j'ai reçu une lettre d'une entreprise que nous appellerons "Picsou" par soucis d'anonymat.


Madame, 


Nous accusons réception de votre candidature et vous remercions de l'înteret que vous avez manifesté a l'égard de notre entreprise. 
Cependant, tous nos postes temporaires été ayant été pourvu*, nous ne pouvons donné** une réponse à votre candidature. 


Vous souhaitant une pleine réussite dans la poursuite de vos recherches, nous vous prions d'agréer, Madame, l'expression de nos salutation distinguées***.

* Soit dit entre nous : je la trouve qu'a moitié bien tournée cette phrase.
** Alors je suis (comme vous avez pu le constater) assez mauvaise en orthographe/conjugaison/etc... mais il me semble que la terminaison correcte devrait être "donner"...
*** Veuillez agréer tout un tas de gentillesses hypocrites blablabla.

Alors, c'est super. est-il util de preciser que je n'ai PAS postulé pour l'entreprise Picsou ? \o/

Ça me fait penser aux lettres de non motivation de Julien Prévieux. ( http://www.previeux.net/pdf/non_motivation.pdf  )

Bon aller. Sur ces bonnes paroles, il est 13h, je vais prendre mon petit dej.
Bien à vous, Scrat


vendredi 15 juin 2012

Porte du premier étage

Lecture en cours : Des choses fragiles - Neil Gaiman

(on constatera que je n'avance pas d'un iota dans ma lecture. Merci les repêches..)

Achat d'un paquet de blonde pas plus tard que tout de suite. J'hésite presque à allumer ma clope tellement elle ressemble au Saint Graal après une semaine de café-de-machine-à-café et de camel mal roulée.

A propos des révisions, anecdote follement amusante : Aujourd'hui je me suis rendue à mon exam de linguistique-rattrapage-deuxième-session-deuxième-semestre et je me suis trouvé -perplexe- devant un sujet de premier semestre. Ô joie. Ô bonheur. La date qui m'avait été communiqué n'était pas la bonne. Je ne vais pas revenir à la vanne traditionnelle selon laquelle l'administration de l'université ressemble à la maison qui rend fou ("Les douze travaux d'Asterix"), mais c'est vraiment juste par ce qu'elle a déjà été réchauffée un million de fois et que je suis très rebelle.

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Ambiance "je bosse" donc, cette semaine, dans le donjon scratien (très inhabituel, : je n'avais pas sérieusement travailler un cours depuis la classe de 3e). Épuisée par cette intense activité cérébrale, je n'ai rien lu du tout (Ne me jugez pas. Vous aussi, je suis sure qu'il vous arrive d'avoir la flemme de tourner des pages). Du coup j'ai plutôt regarder des films (enfin j'en ai regarder deux..)



Le premier, Like minds (Gregory J. Read) m'a fait un effet un peu inattendu. Le film en soi n'a rien de particulièrement extraordinaire : C'est un thriller, bon. Mais la sensation de malaise liée à l’atmosphère m'est quand même restée. Conclusion, c'est plutôt une réussite. Les trois principaux protagonistes nous offrent une bonne performance d'équilibristes, afin que le spectateur reste toujours à la frontière entre raison et folie. Les interrogations subsistent (mais je suis une spectatrice très facile a berner, il faut le reconnaitre).




Le second était The Visitor (Thomas McCarthy), dont les fans de Win Win  vantaient les louanges. Ayant adoré ce film, je me suis dit que The Visitor me plairait. Bon c'est clairement sympa. Mais je m'attendait a quelque chose un peu plus dans la veine des "films qui rendent heureux". Et du coup, pas trop. 
Ça se regarde bien, mais ça ne m'a vraiment transportée. Les personnages passent sans qu'on s'y attache vraiment.



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J'ai aussi passé la semaine à écouter The Piano Guys. Je connais depuis un petit moment grâce au CelloWars mais là je suis retombée sur la chaine youtube et je m'y suis un peu noyée. 
Mention spéciale pour le Canon en D de Pachelbel et surtout pour ça : 

Le morceau à l'air de dire "Bonjour ta vie est un film". Bref, je tourne un peu en boucle, comme à chaque fois que j'aime une musique et que je l'écoute jusqu’à l'usure. 


What else ? J'ai encore fait un rêve bizarre. 
Je ne me souviens pas de tout, juste d'une grande maison pleine d'escaliers et d’échelles (l’architecture dans mes rêves est toujours bien spécifique, dieu seul sait pourquoi.) Et sinon je me souviens d'un café. J'y suis avec ma mère et mon oncle. On apprend le décès de mon grand-père et c'est lui-même qui se faufile derrière le comptoir pour prévenir le patron et le reste des consommateurs. 
Assise à une table, malheureuse comme les pierres, je parle à mes deux grand-parents et tout a coup, je me rend compte qu'il n'est pas normal que m'a grand-mère soit là. Ni mon grand-père. Je comprends que je parle à des chaises vides. Le vide est un gouffre. 

(Oui, je sais ... J'ai l'art de conclure sur une note positive..) 

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- C'est justement pour l’empêcher de faire n'importe quoi, que vous devriez profiter de votre place à la table ronde pour défendre vos opinions. Après tout, si il vous demande d'y participer c'est bien pour entendre vos idées ?! Bon ! 

- Faire entendre ses idées... à votre beau-père ?

- Baah.. oui... C'est déjà moins dur que de trouver le Graal.

- ... 

- C'est pas plus dur en tout cas.

Kaamelott - Livre V L’avènement du sanguinaire
Arthur & Bohort

Bien à vous, Scrat

PS météorologique : Il pleut. Ça roxxe. 

dimanche 10 juin 2012

Escalier Sud

Lecture en cours : Des choses fragiles - Neil Gaiman.

Week end de boulot à la bibliothèque des CL. Du coup j'ai rater la Gay-pride. Un peu comme tous les ans.
Je vais finir par croire que c'est une loi de la nature. Résultat je ne sais toujours pas à quoi ça ressemble. Heureusement, il reste les usagers.
J'ai eu droit a un bon quotta d’abrutis désagréables aujourd'hui (ok, je suis une petite conne incompétente, je peux faire autre chose pour vous ?). Mais surtout il y a eu le mec à la casquette bleue.
Alors lui c'est un miracle, il cumule tellement de connerie au millimètre carré que je ne sais pas par où commencer.
Dessin : Tardi


Commençons simplement par son surnom. Ça doit faire 2 ans qu'il se pointe à intervalles régulières pour tenir la jambe à tel ou tel vacataire innocent afin qu'on lui retrouve sa casquette bleue qu'il a du perdre. Autant dire que deux ans plus tard, on ne l'a pas (plus?!) mais qu'elle est devenu à peu près aussi célèbre que la casquette de Charles Bovary.

Plus, le bonus du week-end : approximativement 30 secondes avant qu'on ferme, cet homme charmant à décidé de nous faire une suggestion d’acquisition (incroyablement précise btw : il voulait des livres de Sherlock Holmes), on lui file donc gracieusement le papier à remplir. J'ai par le fait eu l'insigne honneur de faire remonter au bureau des aquisitions une demande de livres sur "Charles Haulk Haums".
... Je vous promet !
 Mon vigile préféré (oui, j'ai un vigile préféré... ) à finit par le mettre dehors. Résultat en sortant du bâtiment, 10 minutes plus tard il était encore là... \o/

Pour la peine, j'écoute The Kinks

 

A part ça, vous avez déjà eu envie de quelqu'un comme de quelque chose qui se mange ? C'est assez intéressant comme concept... Honnêtement, je pense que ça mériterait une étude approfondie. 
C'est démentiel un charisme pareil. Je me sens totalement insignifiante ! 

Pour conclure, je n'ai pas pu résister, j'ai encore emprunter un bouquin de Fabrice Colin. Espérons que j'arrive à bosser mes repêchages sans céder à la tentation de le dévorer (le livre, pas Colin).

Bref, un week-end normal à la bibliothèque.

Bien à vous, Scrat

vendredi 8 juin 2012

Seconde pierre

Lecture en cours : Des choses fragiles - Neil Gaiman

Thé au lait bien mérité après une journée de bachotage avec G. Je rame tellement en linguistique que je pourrais déjà avoir fait trois fois le tour du monde en barque.

Angoissée chronique, je réalise que les choses vont miraculeusement beaucoup mieux après avoir acheté des bouquins.
Les pillules du jour sont donc Des Fleurs pour Algernon de Daniel Keys (livre dont je guette le retour en bibliothèque depuis environ 2 mois. N'y tenant plus je l'ai acheté.), ainsi que Marie Stuart de Jean Deboeuf. Aucune opinion sur le potentiel littéraire de la chose, mais le personnage m’intéresse (ayant une culture historique malheureusement assez proche de zéro, je me dis que c'est un point de départ comme un autre).

Pour le programme de la soirée j'hésite. M'immerger dans "Des choses fragiles" ou regarder pour la quinzième fois "L'envolée sauvage" ? Bref, mes dilemmes ont quelque chose de tout à fait fascinants dans leur futilité.


"J'ai peur de ce qui m'appartient. 
Quel pacte est-ce que je brise lorsque je pense "Je", quand je suis toute seule ?" 
 Valentine Goby - Qui touche a mon corps je le tue

Willy Ronis Les Amoureaux de la Colonne Bastille, 1957

A part ça, je me suis livrée à un exercice des plus compliqués l'autre jour en essayant d'établir un Top 20 de mes livres préférés. Deux conclusions s'imposent :  Sélectionner les livres n'est pas très difficile, mais établir un ordre de préférence c'est plus tendu + La litté jeunesse est assez bien placée. Je ne suis surement pas encore vraiment entré dans la phase "adulte" de ma lecture. 

1 - La guerre des rêves - Catherine Webb
2 - Le quadrille des Assassins - Hervé Jubert
3 - La vie extraordinaire des gens ordinaires - Fabrice Colin
4 - Antigone - Jean Anhouil / Wicked - Gregory Maguire
5 - Dinky Rouge sans - Marie-Aude Murail 

6 - L'élégance du hérisson - Muriel Barbery
7 - A vos souhaits - Fabrice Colin 
8 - Nightrunner - Lynn Flewelling 
9 - Hamlet - Shakespeare
10 - Another Note - Nisioisin  
11- D'amour et de sang - Marie-Aude Murail 
12 - Maurice - Edward Morgan Forster 
13 - Hygiène de l'assassin - Amelie Nothomb 
14 - La vie blues - Han Nolan 
15 - Le bleu est une couleur chaude - Julie Maroh
16 - Nous sommes cruels - Camille de Peretti 
17 - Au secours, Pardon - Frederic Beigbeder
18 - Les dix petits negres - Agatha Christie
19 - Qui touche à mon corps je le tue - Valentine Goby
20 - Le meilleur des monde - Aldous Huxley

Bonus 21e place : - L'étrange vie de Nobody Owen - Neil Gaiman
                              - Les fleurs du mal - Baudelaire
                              - Histoires celèbres et inconnues - Fabrice Melquiot

Bien à vous, Scrat 


jeudi 7 juin 2012

Premiere pierre

Lecture en cours : Des choses fragiles - Neil Gaiman

Aujourd'hui c'est Thé/Clope dans le donjon scratien. Il pleut. J'adorerai vous faire l'horloge parlante, mais ça n'a pas le même impact par écrit. A la place je vous propose l'écoute de Chapelier Fou :


Bon. Alors. Hier soir, j'ai finis la lecture de 221b Baker Street de Graham Moore.
L'écriture est pas mal. ça se lit a toute vitessee, le style est clair, c'est distrayant et on a deux ou trois bonnes infos.
Mais.
Mais le suspens n'est vraiment tenu que par la double narration. Deux enquêtes se superposent, ce qui est un procedé interessant, qui evidemment tient le lecteur. Heureusement d'ailleurs car pour le reste... Que ça soit l’enquête mené par Arthur Conan Doyle ou par Harold White c'est fade fade fade.
Les trois quart du temps on a juste envie de dire "Mouais bon... trop facile".
Qu'il y ai des raccourcis de pris de temps en temps, je ne dis pas, mais qu'il n'y ai QUE des raccourcis.. Sans aller jusqu’à un sentiment d'agacement, disons que ça n'est pas très prenant, on a pas de surprise.
 Les personnages sont eux aussi, assez pâlichons. Harold White est relativement dénué de personnalité, tout comme sa "romance" avec Sarah qui est d'une platitude mortelle.
Une dernière chose m'a vraiment fait tiquer. Pour un roman sur les Holmesiens, je le trouve assez approximatif. Sans faire moi-même partie de cette communauté, j'aime beaucoup Sherlock et j'ai quelques menues connaissances sur le sujet. Et déjà quelques éléments m'ont fait grimacer. Harold porte, par exemple, une casquette à double visière pour rendre hommage à son héros. Que le quidam moyen (ou pas si moyen; après tout, on est pas tenu d'être incollable sur Sherlock Holmes) associe Sherlock à ce style vestimentaire, soit. Mais un Holmesien devrait parfaitement savoir qu'a aucun moment Sherlock ne porte cette casquette dans les livres ( Si ce n'est peut-être au cours d'une de ses nombreuses séances de déguisement. Aprés tout, je n'ai pas tout lu...). Et voila un détail qui suffit a ôter au héros la seule caractéristique tangible qu'il avait : être Holmesien.

Bref, sans parler d'un mauvais livre, il s'agit davantage ici d'un roman à lire dans la salle d'attente de votre dentiste plutôt qu'une œuvre haletante qui vous tiendra éveillé jusqu’à des heures indues.


A part ça, je pense que mes rêves du moment sont fortement inspirés par l'ingurgitation des épisodes de "Game of Throne" faite cette semaine.
En vrac, pour cette nuit, il y avait une histoire de tribu (impossible de la décrire plus précisément, vu qu'elle changeait d'aspect en même temps que le décor) dans laquelle moi-même ainsi que quatre compatriotes (Personne de connu. Ils étaient juste crées pour l'occasion \o/) étions retenu en otage. Des otages nourris, logés, soignés, mais tout de même. Nous cherchions à fuir et certain d'entre nous passait à un statut d'otage nettement plus inconfortable (je me souviens d'un certain "Alexis", qui avait été attaché dans un pneu de voiture et suspendu au dessus d'un gouffre. Il faisait de plus en plus froid dans les profondeurs du gouffre et au moindre faux pas, le chef de tribu allongeait la corde. Le pauvre Alexis se mourrait de froid dans son pneu. Mort lente et tragique, on en conviendra.)
La suite est carrément floue, je me souvient juste d'un parc de jeu dans lequel nous nous cachions, puis d'une alliance avec la tribu, quand nous nous rendions compte que les meurtres et autres tentatives d’évasion étaient orchestrés par un ennemi extérieur (Improbable.. je sais.)

"- Are you ok ? 
- I'm allegric to hormones
- What hormones ? 
- Mine." 

Bien à vous, Scrat

lundi 4 juin 2012

Porte d'entrée

Lecture en cours : Des Choses Fragiles - Neil Gaiman
                              221b Baker Street - Graham Moore


"Il me semble que la principale caractéristique des la plupart des choses que nous considérons comme fragiles est d'être en vérité extrêmement résistantes. Enfants, nous réalisons avec des œufs des tours démontrant qu'il s'agit en fait de minuscules hall de marbre, capable de supporter des pressions considérables, alors que le battement des ailes d'un papillon au bon endroit peut provoquer, parait-il, un ouragan de l'autre coté d'un océan. Les cœurs peuvent se briser, mais ce sont aussi les plus robustes des muscles capable de battre toute une vie, soixante-dix fois par minute en ne montrant que de rares faiblesses. Même les rêves, pour délicats et intangibles qu'ils soient, se révèlent souvent remarquablement difficiles à éliminer.
Les histoires, tels les gens et les papillons, les œufs d'oiseaux et les cœurs humains, les rêves, sont aussi des choses fragiles ne se composant de nul matériaux plus solide ou plus durable que vingt-six lettres et une poignée de signes de ponctuation. Ou bien de paroles faites de sons et d'idées - abstraites, invisibles, disparues sitôt prononcées-, et saurait-on imaginer plus fragile ? Certaines d'entre elles, pourtant, simples et minuscules, mettent en scène des personnages qui partent à l'aventure ou qui accomplissent des merveilles, des miracles et des monstres, ont survécu à tout ceux qui les ont racontées.Certaines ont même survécu aux pays dans lesquelles elles ont été créées."
Neil Gaiman - Introduction "Des choses Fragiles"


Vidéo : William Joyce.

Bonjour et Bienvenu(e)s dans le Donjon Scratien

Tenu par Scrat, graine de bibliothécaire et votre hôte pour la lecture de ce blog