Café au lait et hurlements dans le couloir.
Je bosse un peu intensément, tant de sérieux ne me ressemble guère. Heureusement, fiction, blablabla, films..blablabla... livres blablabla - (j'avais vraiment la flemme de faire une introduction)
La Bibliothèque déménage, ce qui est un bordel sans nom, mais surtout ce qui permet d'avoir, cas exceptionnel, un maximum de documents en rayons. J'ai donc ranger les romans de Modiano, qui avaient pourtant déserté les rayonnages depuis un bon moment, et j'en ai lu un au passage, par curiosité (et parce que Solange m'avait donné envie de découvrir). Un peu au hasard, j'ai choisis Dans le café de la jeunesse perdue. On ne peu pas nier qu'il y a une ambiance, que la construction est interessante (même si le rythme est un peu cassé en fin de roman). J'aime la précision dans le détail, la narration se veut observatrice et passive. Il y a quelque chose d'un peu glissant dans la manière dont nous sont présenter les chose : lisse, insaisissable, paisible. Mais pour être honnête je n'ai pas tellement aimé. C'est une question de contexte d'abord, ce décor parisien ne me parle pas, et puis de personnages qui ne me semblent pas vraiment en être, dont je ne saisis pas l'humanité, qui ne m'évoquent rien.
J'ai aussi lu un de mes albums d'anniversaire : La princesse aux petits plats de Annie Marandin et Lucile Placin. Le dessin, quoiqu'assez délicat, m'a moins plu que ce que j'imaginais, m'a semblé moins original et moins poétique que ce que j’espérais. En revanche l'histoire m'a beaucoup plu. Une princesse gourmande et cuisinière, ce n'est pas tous les jours, et puis l'évocation a demi mots d'indépendance et de sensualité.. J'ai trouvé ça bien amené et très mignon.
En allant au salon du livre (oui ça fait un moment déjà, bon..) j'avais réussis a mettre la main sur 69, une anthologie qui était sur ma liste de lecture depuis des plombes et qui réunis des nouvelles de science-fiction érotique. Je le dis comme ça mais c'est un peu plus subtil, l’érotisme étant le sujet, pas la forme. Cela varie donc d'une histoire à l'autre. Comme dans tout recueil, il y a des nouvelles qu'on aime et d'autre moins. Pour ma part j'ai beaucoup apprécié l’hôtel-futuriste-à nuit-de-noce dépeint par Maya Mazaurette (Saturnales), les androïdes-à-fantasme luttant pour leurs droits proposé par Daylon (Mivirginity), l'orgie satanique et ses ficelles de Gudule (Sabbat), ainsi que la poignée de mutins abandonnés sur une nouvelle planète hostile, ou peut-ètre pas tant que ça écrits par Joëlle Wintrebert.
Il y en as un pu pour tous les gouts a vrai dire. Globalement, les histoires ne sont pas follement heureuses, mais dans le genre SF, c'est souvent le cas.
J'avais également acheté le Manuel de survie a l'usage des incapables, signé par Thomas Gunzig. J'ai eu du mal a entré dedans. Pourtant le glissement est plutôt bien fait. On a au départ l'impression d'être dans un monde qui est le notre. Et puis peu à peu on découvre des éléments dissonants, à commencé par la sur-présence de la grande distribution, qui semblerait-il est la seule option d'emploi. Le monde n'est pas devenu un immense super-marché, mais presque. Anticipation donc, qui a plutôt tendance à mettre mal à l'aise. Les chapitres très courts, m'ont donné l'impression d'un découpage cinématographique en "scènes" plutôt qu'en "chapitres". Le rythme est très réussis. Le propos est intelligent, et ne sépare pas vraiment les bons et les méchants, les winners et les loosers... L'ensemble m'a donc semblé assez équilibrer, quoique plutôt cynique. Un bon roman donc, mais cet univers déprimant ne m'a pas tout à fait conquise. Un peu trop terre-a-terre peut-ètre ? Je ne trouve pas vraiment ce qui m'a gênée.
Pour finir sur la lecture, F. m'a également fait découvert la petite série de BD Crapule de Jeans Luc Deglin qui m'a fait sourire. A lire pour les solitaires-à-chat. Vous vous retrouverez forcément dans certain strip. ;)
Au rayon filmique, j'ai un peu compensé ma flemme de la dernière fois



Bon, déjà je ne suis pas très branchée comédie musicale, alors evidemment, il y a pas mal de passages qui m'ont un peu saoulé. Deux heures de chantonnement, bon... c'est un poil trop (même si bizarrement, certaines chansons ont u grâce à mes yeux, comme celle de l'accusation). Dans l'ensemble, j'ai trouvé que le film avait un bon potentiel, beaucoup de bonnes idées, un recoupement intéressant entre les contes, une esthétique plutôt sympa et quelque moment d'auto-dérision assez bien vus. Mais c'est trop long. Vraiment. C'est à dire, cela manque d’efficacité, d'enjeu, on décroche par moment et certaines scène sont franchement inutiles. Le film se traine alors qu'avec quelque coupe franche, cela aurait pu être beaucoup plus entrainant. En résumé, la fan de conte que je suis salue la démarche (c'est très agréable de voir un film américain qui se base sur les contes originaux plutôt que sur les versions édulcorés ou les Disneys), mais la spectatrice lambda que je suis aussi à quelques réserves. J'ai passé un moment sympa, mais il y a peu de chance que je le revois.
On m'a apprit à être charmant, pas a être sincère.


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Peut-être suis-je vieux et fatigué mais je crois que les chances de
savoir ce qui se passe réellement sont si ridiculement minces que la
seule chose à faire c'est de renoncer à chercher et de chercher à
s'occuper. Je préfère mille fois être heureux qu'être dans le vrai.
- Et vous êtes heureux ?
- Euh... Non. C'est là que la théorie s'effondre bien sûr.
- Et vous êtes heureux ?
- Euh... Non. C'est là que la théorie s'effondre bien sûr.
Sur ce, je file et je vous laisse en musique, parce que c'est quand même mieux.
Bien à vous, Scrat
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